vendredi 17 septembre 2010

Vasili alias "le Transporteur"

8h30, Economy Hotel, Athènes.
Un homme attend patiemment que Pascale et Marie-Eve viennent payer leur chambre. Il est à la réception, chemise et pantalon propre, et fait les cent pas.

Les filles arrivent dans l'ascenseur, avec plusieurs sacs au contenu non-identifiable.
Vasili le Transporteur les remarque immédiatement, et demande: "Albert?", et Marie-Eve de répondre: "Yes I am".
La chambre payée, le transporteur se saisit des sacs au contenu mystérieux (4 sacs au total), et les filles prennent place dans sa Mercedes dernier cri, avec un soupir de soulagement. Tout est sous contrôle !

Vasili allume le GPS, et file à toute allure sur la route à-travers Athènes, puis vers Korinthos et Mycènes. Il est payé pour ça, et il s'applique religieusement à la tâche.
Les filles sont gentilles avec lui, et il est de bonne humeur. L'air climatisé fonctionne au max, car il fait 31 degrés.

Puis, le GPS se met à faire des siennes... Oh oh ! Les filles se jetent un regard soudainement inquiet... Mais Vasili, en bon transporteur, passe son temps à leur dire: "no problem", et elles repennent confiance en la vie. Leur destins est entre les mains du grand Grec.

Après avoir fait un détour d'au moins 45 minutes pour éviter les chauffeurs de camion en grève (car on le sait, la grève, c'est imprévisible en Grèce, et on veut éviter de fâcheuses situations), Épidavre, avant-dernière destination, est atteinte vers 15h. Ouf. Soupir de soulagement.

Après avoir dépensé plusieurs minutes précieuses à prendre des photos du vieux théâtre sous tous les angles possibles, les filles retrouvent la confortable banquette de la voiture indestructible et Vasili, saisi d'un deuxième souffle après cette fatiguante journée à travers la campagne grècque, les mène à bon port, à Nafplio, tout juste au pied de l'Acronafplia, là où les filles doivent descendre pour trouver refuge pour la nuit. C'est le transporteur, après tout ! Il a une mission.

:o)
Et les filles peuvent donc se prélasser à la Pension Marianna pour deux jours, avant de repartir sur la route pour de nouvelles aventures. Vasili repart en sifflotant vers Athènes: Mission accomplie.

FIN.


Pascale et Vasili , alias "le transporteur".


Sans blague, on a passé une super journée avec Vasili à courir les ruines du Péloponnèse. On a fait les ruines de l'ancienne Corrinthe, le canal de Corrinthe, les ruines de Mycènes et celles d'Épidavre. Toutes les ruines vues aujourd'hui font partie du patrimoine mondial de l'UNESCO. Vasili, malgré son GPS défaillant, a été d'un humour fort agréable, un humour grec, j'oserais maintenant même dire. Oui, car on peut le reconnaître, cet humour roucoulant, suave et efficace.  Il avait vraiment un p'tit air du transporteur dans sa bagnole hyper équipée, sauf avec des cheveux et moins de muscles (c'est une légère ressemblance, tout de même)...
Là, nous sommes à Nafplio, une ville qui ressemble plus à l'Italie qu'à la Grèce vue jusqu'à présent (selon le Routard)...

Voici quelques photos de notre journée.


Ancienne Corrinthe


Ancienne Corrinthe



Magnifique site de Mycènes, à même la montagne


Mycènes

Miam ! Des olives ! Tout plein d'olives ! Je croyais que c'était des raisins en grappe, mais non !


Vue depuis le théâtre antique d'Épidavre


Théâtre d'Épidavre


Canal de Corinthe


Nafplio, vue de notre terrace, à l'hôtel


Nafplio

Le Palamède. Pour y arriver, on doit monter 857 marches... et c'est notre activité de demain matin... lol Ouch.

jeudi 16 septembre 2010

Le must de Mykonos

Nous voici de retour à Athènes, avec un clavier qui fonctionne dans le sens du monde. Yay ! Mais c'est un faut yay, car nous serions bien restées un jour de plus sur l'île arc-en-ciel. :o)

Mykonos est un must incontournable. Oui, c'est touristique. Oui, c'est bondé. Oui, c'est relativement cher, quand on ne fait pas attention. Oui, on peut trouver une île plus authentique ailleurs, probablement. Mais Mykonos, c'est Mykonos.
C'est une île de 10 000 habitants permanents, mais qui monte à 100 000 "habitants" en été. De gros bateaux de croisière crachent leur tourisme de masse à toutes les heures du jour, mais c'est pas grave. On aime Mykonos. Parce que Mykonos est ravissante, dans sa belle robe de chaux blanche, avec ses pavés en pierre, ses rues sans nom (ou du moins, sans inscription), ses belles terraces sur le front de mer, son pélican Petros, la mascotte de l'île, par défaut, car ce pélican vit carrément en plein square touristique. Il s'envole, va pêcher, puis revient de temps en temps, toujours sur son abreuvoir, faisant fi des touristes qui le prennent en photo sans arrêt, car ce bizarre de pélican avec la crête au vent (il vente beaucoup à Mykonos, que voulez-vous...) semble faire le beau pour les touristes, avant de finalement s'écoeurer de l'animation qu'il cause et de repartir. Personne ne le force à revenir, mais il revient.
Petros avait une petite amie, autrefois, mais elle est décédée (ou partie avec un autre pélican). Bref, il est un solitaire, mais il aime les foules.

Petros le pélican solitaire

Mykonos est aussi une île "gay friendly". On retrouve plein de bars et de boutiques qui ont un arc-en-ciel sur la porte. Le message est clair: "Gays de ce monde, vous êtes les bienvenus ici." Cela dit, l'île est pour tout le monde, hétéros et gays, célibataires et couples, jeunes et moins jeunes. On y trouve de tout.

Ce qui nous marque beaucoup, Pascale et moi, depuis notre arrivée en Grèce, c'est le grand sens de l'hospitalité des Grecs. C'est fou ! J'ai beaucoup voyagé, et même chez nous au Québec, on est renommés pour être accueillants... Mais rien n'est comparable à ici. On voit que les Jeux Olympiques ont aidé les Grecs à se familiariser avec le tourisme de masse, mais tout reste hyper personnalisé. Les restaurateurs, principalement, et les hôtelliers, utilisent leur carisme pour rendre chaque petit détail agréable. On se fait toujours dire: "les belles madames", "les demoiselles aux beaux yeux", "les belles soeurs canadiennes", on se fait offrir un verre par le serveur si la facture a été trop longue à arriver, on se fait offrir du jus d'orange par le propriétaire de l'hôtel à Athènes, parce qu'on n'avait pas le temps de déjeuner avant d'aller prendre le métro vers le port du Pirée, la réceptionniste de l'hôtel à Mykonos nous a donné des becs sur les joues à notre départ, ce matin...
Tout ici est chaleureux, et ça semble tellement sincère ! Chaque fois qu'on arrête devant un restaurant, on ne se fait pas expliquer le menu, on se le fait raconter. On a des clins d'oeil, des sourires... On a vraiment l'impression d'être les seules touristes en ville et d'être spéciales... et Dieu sait comme ce n'est pas le cas: la Grèce, c'est hyper touristique !

Revenons à Mykonos. Nous sommes descendues à un petit hôtel qui s'appelle l'Aeolos, et le propriétaire lui-même, Panos, nous attendait dans son Rav 4 au traversier, il y a deux jours. C'est un tout petit hôtel à 800 m de la ville de Chora (la grosse ville de l'île). On était donc plus tranquille qu'en ville pour dormir, car en ville, ça fête 24h/24. Panos, c'est un homme pas nécessairement beau, mais très charmant, début quarantaine, très chaleureux, très patient et qui salut tous ses clients le matin au petit déjeuner. Pas seulement un salut rapide et sans rayon de soleil. Nenon, un "bon matin les belles soeurs canadiennes aux yeux clairs. Avez-vous aimé votre journée, hier ?", accompagné d'une main sur l'épaule. Puis il change de table et vas voir le couple allemand, les copines italiennes (qu'il aborde dans leur langue), etc. Bien des célibataires que je connais (mais que je ne nommerai pas) le croqueraient sur le champ. Panos, on avait lu sur tripadvisor.com qu'il était extraordinaire avec les clients de son établissement. Et ça m'avait poussé à choisir son hôtel parmi les autres; Le site web disait vrai à 100 %.

L'Aeolos, son petit hôtel tout simple mais avec une cour intérieure sublime et une belle piscine fraîche, un jacuzzi, un bar et un resto 24h/24, est bon marché, bien placé, hyper agréable.Oui, à Mykonos, malgré le brouhaha, on a trouvé un coin paisible et on s'est reposé.  Merci Panos pour ton accueil !

Mykonos, c'est:
- Les vieux moulins
- Petros le pélican (hé oui, immanquablement !)
- Les ruelles blanchies à la chaux
- Le vent salé qui colle à la peau
- La bière sur les terraces
- Beaucoup de magasinage ! Surprennant, car je m'attendais à des trucs "made in China"... Au contraire, il y a beaucoup de designers de bijoux, de vêtements, beaucoup d'artistes... SI j'étais riche, c'est pas à New York que j'irais pour refaire ma garde-robe, c'est en Grèce ! Les vêtements pour femmes sont sublimes et tous plus originaux les uns des autres ! Ici, toutes les tendances se marient et la créativité n'a pas de limite.
- Des églises par dizaines. À l'origine, quand l'île suvivait à une attaque de pirates, les gens avaient tendance à se construire une petite chapelle privée... Il y en a plein, aujourd'hui. Elles appartiennent à la ville, ou à des familles. Certains sont ouvertes au public et on peut y faire brûler une bougie pour que nos prières soient entendues.
- Des quatre-roues en ville ! Oui ! Des tas de quatre-roues ! Ils roulent partout, et ils sont pratiques, car les rues sont super étroites!
- Des bars ! Hétéros, gays, mixtes. C'est l'île du nightlife ! On vient ici pour s'éclatter. Il y a de grosses boîtes avec DJ, des bistrots, des bars sur le bord de la plage, des piano bars...

Je termine en vous disant ceci: Mykonos, on aime ou on n'aime pas. Nous, on a aimé. On a même adoré. Malgré le tourisme de masse, l'île a un petit je-ne-sais quoi qui préserve ses charmes. Plusieurs voyageurs sont contre ce type de tourisme, mais une île complète en vit, ici. Et je n'y vois aucun mal, quand tout est fait dans les règles de l'art. Et puis, n'est-ce pas ennuyant de voyager sans voir ces endroits, de temps à autre ?

Voici quelques photos:

Panos et moi, au nouveau port de Mykonos.

Vue en plongée sur une parcelle de la ville de Chora


Petite chapelle traditionnelle


Les vieux moulins


Typique ruelle de Mykonos

Vue sur la "petite Venise"


"Petite Venise" posée depuis les terraces


Petit resto près des moulins



Mykonos à la nuit tombante

Église grècque typique


Prochaine étape: notre chauffeur de taxi privé: Vasili, nous amène demain à Corinthe, Épidavre et Mycènes, avant de nous déposer dans la petite pension des frères Zotos, à Nafplio. J'ai entendu dire beaucoup de bien de cet endroit et de cet hôtel. C'est vraiment tout petit, et ça semble être exactement le genre d'endroit que je veux faire découvrir à Pascale. Les petits hôtels familiaux sont rarement décevants. Qui plus est, on donne des sous directement au travailleur, plutôt qu'à l'industrie du tourisme de masse, et le service est habituellement bien meilleur. :o)

Sur ce, bonne soirée (kaliespera) et yassou !

Marie-Eve et Pascale xxxxx...

mercredi 15 septembre 2010

Juste un petit mot sur Mykonos...

Bonjour tout le monde !

Nous sommes présentement joyeusement installées à notre charmant petit pied à terre de Mykonos et c'est ma fois tres charmant.
J'ai à peine le temps de vous dire qu'il fait très chaud ici, assez du moins pour qu'on bronze un peu. Le nightlife est cool; les boutiques ferment à 1 heure du matin ! Sorry pour les fautes, j'ai un clavier configuré en grec...
Et j'ai pas le temps de modifier la config, un mec attend déjà pour me voler l'acces gratos de la place...

Je vais tenter de vous expliquer brièvement ce qu'est Mykonos demain, quand j'aurai retrouvé le wi-fi presque gratuit de l'Economy Hotel, à Athènes. En attendant, deux mots:

VENT (incroyable!!! Je comprends pourquoi il y avait des moulins géants dans le coin; si on implantait des éoliennes ici, beaucoup d'énergie pourrait être produite ! Hier, on s'était préparé à sortir, avec peignure et tout le tralala... en 5 minutes, il a fallu qu'on se fasse une couette de fortune avec un vieil élastique qui trainait au fond de ma sacoche, et une barette-clip pour Pascale)... Pour nos hommes: aucune inquiétude, rien de sexy là dedans; le vent est un turn-off assez puissant, surtout lorsqu'il est salé et qu'il colle aux cheveux. ahahaha !

CROISIERE De gros bateaux de croisières partent et arrivent à Mykonos, et déversent des nioufs par dizaines. Attention: je ne veux pas dire que tous les voyageurs sont des nioufs, ni tous les croisiéristes, au contraire !!! Mais dans un gros bateau de 1500 personnes, disons qu'on a plus de chance d'avoir plusieurs nioufs dans la gang. Ils envahissent la place en courant, ne regardent presque rien, prennent des photos massivement,  ne parlent à personne et poussent tout le monde, de peur de manquer de temps. De vrais plouks.

Frustrant !| " Heille le grand, si tu fais une croisière, tu es supposé savoir d'avance que tu auras seulement 4-6 heures par endroit ! Arrête de faire comme si tu venais de le découvrir, p'tit con ! Pis assume ! "

:)
Dans la vie, on ne peut pas tout faire, on ne peut pas tout voir. Si on passe sa vie à courir, on va crever insatisfait, totalement insatisfait de sa vie, en fait, car on aura toujours l'impression qu'il nous aura manqué de temps pour tout voir le reste. Et on aura axé sa vie sur des futilités.
Choisissez vos batailles, vos amis, et soyez fidèles à vos convictions, peu importe ce que les gens en disent, et profitez des bons moments !!!

Bises de Mykonos !
Et si vous allez en croisière un jour: n'oubliez jamais mon commentaire ... C'est triste de payer si cher un voyage et de finir par faire une crise de coeur à force de vouloir faire caser un plan de match de 3 jours en 4 heures.

Ciao ciao !
xxxxx...

lundi 13 septembre 2010

Dire qu'à l'aquarium de Québec ça coûte 20 piastres...

Non mais...

Pouvez-vous croire qu'à l'aquarium de Québec, ça coûte 20 piastres par adulte ? Du moins, c'était ça la dernière fois que j'y suis allée. Pascale et moi, on n'en revient pas comme c'est relativement abordable de faire des visites ici, à Athènes.
Le billet au prix adulte pour l'Acropole et tous les sites s'y rattachant (il y en a 6) coûte 12 Euros ... et est bon pour 4 jours ! On a donc pu visiter quelques sites hier, mais l'utiliser aussi ce matin pour Kerameikos, qu'on n'avait pas eu le temps de faire avec les autres. Ce pm, nous sommes allés au Musée national d'Archéologie ... Ce musée est un des plus intéressants du monde, et il coûte 7 Euros à plein tarif.
 Un joyau de musée à seulement 7 Euros qui contient pourtant la fameuse statue de Zeus tout nu... Pascale a pu finalement prendre sa photo en mimant la petitesse du zizi de Mr. Zeus... Voyez :

Pascale et la petite pissette de Zeus

Le musée était rempli de belles pièces. Des bijoux (et des bijoux de famille à profusion) , des sculptures sans tête ou sans bras, des têtes sans corps, de tas de choses intéressantes culturellement parlant, bref. Mais l'oeuvre d'art nous ayant le plus étonné est sans contredit le chef-d'oeuvre vestimentaire d'un superbe spécimen venu tout droit de Venise sans sa gondole... Un mec avec une légère moustache de pizzaman, en blanc, oui, en blanc, mais avec des souliers rouges et un cartable rouge assorti. On l'a poursuivi pendant quelques salles en tentant de le prendre en photo en catimini, ce qu'on a réussi à faire dans le hall d'entrée, à la toute fin. Ensuite, on s'est sauvé pour éviter de se faire battre par ses comparses mafieux (joke). Voici le spécimen. Si la photo est floue, notre talent de détective privé étant très limité, on a donc une excuse valable :

Luigi, tout de blanc et de rouge vêtu



Non mais, n'est-il pas chou, notre Luigi ? Vous avez craqué, je le sens.


Résumé de notre journée : Bizarre.
Premièrement, nous devions ce matin aller au Pirée chercher nos billets de traversier pour Mykonos, car dès demain nous y seront et Le Pirée est une ville en soi, donc on avait besoin de repères. Pour ce faire, on allait prendre le métro... Avez-vous déjà regardé "Les douze travaux d'Astérix"? Il y a une épreuve qui s'appelle la Maison des fous... Une greluche placotte pendant qu'Astérix et Obélix tentent d'avoir le bon laisser-passer... "Je veux le laisser-passer 435!!!!!!Le vert!!!!", criait Astérix (ou un truc similaire, du moins). On a un peu vécu la même chose: "On veut un ticket pour Le Pirée. 2 tickets, svp", de demander Pascale. Et la greluche, parlant au cellulaire dans son guichet lui pointe un escalier roulant: "par là le Pirée"... On prend l'escalier, et on se rend compte qu'elle n'a rien compris. ON SAIT OÙ ALLER POUR PRENDRE LE MÉTRO. ON VEUT JUSTE ACHETER DEUX TICKETS... Alors, je lui retourne Pascale, qui finit par avoir les tickets, mais c'est la deuxième fois qu'il nous arrive des péripéties dans le métro, et à chaque fois, c'est une greluche au téléphone qui nous sert ! Et dans la même station !! Monastiraki, pour ne pas la nommer.

On arrive au Pirée et déjà on se dit: "Ayoye, c'est grand, ça pue, c'est compliqué, ayou ce qu'on va ?" Mais par magie, un p'tit monsieur grec nous acoste pour nous dire : " French? Vous allez où ? Mykonos? " Et là, le magicien nous dit: "vous partez probablement demain matin à 7h35 sur Blue Star Lines, sur le Blue star Ithaki.Vous devez aller collecter vos tickets là-bas, je vous amène "...
DIEU EXISTE !!! Il sait tout, le monsieur, sans qu'on n'ait eu à lui donner les détails. Un voyant ? Non, un proprio d'agence de voyage. lol
Monsieur X, était très au courant des activités du Pirée, et nous a tout donné, oui oui, tout cuit dans le bec et gratis à part cela. Puis, il est disparu en nous disant: "Si vous voulez aller à Paros, passez me voir à l'agence, et je vous fait ça pas cher. J'ai un hôtel là-bas..."
Ouf ! On a sauvé on moins une heure de recherche... Les traversiers au Pirée, c'est pas des petits machins chouettes comme le traversier de Rimouski-Forestville, là. Nenon.. Il y a des dizaines et des dizaines de gros ferries sur trois quais majeurs... On a juste photographié un des quais, lequel était presque vide, et ça nous a quand-même impressionné:

Port du Pirée

Pas pire bateau, hein ? Pis c'est pas le plus gros de la gang, c'était juste le plus fafa à photographier.

Puis, après, comme on avait sauvé du temps au Pirée (merci, monsieur X), nous sommes retourné à Athènes et avons décider d'aller visiter Kerameikos, un cimetière vraiment beau, principalement parce que les tombes sont mêlées à de beaux panoramas. De la végétation, une belle église et carrément Donnatello, oui oui,  Donatello la tortue ninja, qui vit là, où il n'y a pas vraiment d'eau... Je croyais avoir sauvé Pascale d'une mort subite quand je lui ai hurlé "Attention !!! Une tortue ça mord!!! Elle t'attaque"... La tortue semblait dire "menoum menoum" en se dirigeant vers le soulier de Pascale. Mais Pascale de me répondre, philosophe: "Je l'sais que ça mord une tortue, en plus dans les dessins animés quand une tortue mord, elle claque vraiment fort, et le mordu a le doigt qui grossit et rétrécit sans arrêt"...  Pascale a raison, dans Bugs Bunny le chasseur aussi vit de telles mésaventures, donc ça doit être vrai.

Voici quelques photos de Kerameikos:

Église à Kerameikos
Pascale et son ami Donatello qui se sauve

Des olives ! miam miam miam!

Quelques tombes du cimetière de Kerameikos.



En conlusion: Kerameikos avec sa tortue en liberté : 1

Aquarium de Québec et son nounours en captivité : 0
(pour ceux qui pensent qu'on dénigre nos chères attractions québécoises: C'T'UNE JOKE!!!)

Ah oui, en PM, nous sommes allées au musée, comme on vous a déjà dit. On y a fait une découverte extraordinaire que tout partisan ou ex-partisan des Nordiques comprendra:  La dépouille de Mike Ricci y repose ! Maudit chanceux:

Mike Ricci

Demain = Mykonos. On en sait pas si on pourra vous donner des news de l'île la plus dispendieuse de Grèce... Par contre, on est de retour le 16 au soir à Athènes, où on vous fera un compte-rendu si nécessaire.

Yassou !

Pascale et Marie-Eve xxxxx...

dimanche 12 septembre 2010

Ayou s'que t'es, l'Acropole ???

Allô !

Dure journée à visiter des sites anciens et à manger. Ouf ! On est vraiment à plaindre.
Imaginez-vous donc que nous sommes allées à l'Acropole, et à plusieurs autres sites (Ancienne agora, théâtre de Dyonisus, L'odéon d'Hérode, la vieille bibliothèque, etc.). On s'est levé tôt et on a marché pratiquement sans arrêt pendant 7 heures.
Moments marquants: Les 10 fois où on s'est perdues en cherchant par où aller pour monter sur l'Acropole. En fait, ce que l'on ne savait pas, c'est qu'on n'était pas vraiment perdues. Tous les chemins mènent vraiment à Rome, ou au Parthénon. Mais c'est juste pas écrit pis les cartes touristiques n'indiquent pas par où passer pour trouver l'entrée. Dans le fond, les Grecs le savent. C'est pour ça que le ticket d'entrée est valide pour 4 jours: parce que ça prend ça pour trouver les sites. hi hi hi.
Sans joke, au début, c'était décourageant. J'ai même douté une p'tite minute de mon sens de l'orientation, mais finalement, mon égo a été sauvé par la beauté de l'Acropole qu'on a finalement trouvé et qui s'étendait devant nous. C'est absoluement magistral ! Rien ne peut décrire cela.

On a erré dans le site, on a pris des tonnes de photos, sous tous les angles... Mêmes des chiens (il y en a plusieurs) qui vont se reposer sur les marches de marbres de la légendaire colline. En fait, on dirait que tous les chiens d'Athènes aiment la tranquilité des sites toursitiques, pour la simple raison que la ville est bruyante comme dix et on peine vraiment à trouver un coin tranquille. Les chiens ont le même raisonnement que nous. Même le site touristique le plus bondé n'égale pas les petites rues de Plaka ou Monastiraki, ou l'indescriptible Flea Market, qui était bondé dès 9h ce matin.

Le Flea Market... Quoi dire, sauf que c'est comme une grosse vente de garage où tous les Athéniens sont conviés les dimanches. Tu veux trouver une bébelle que tu cherches depuis des mois ? Viens au Flea Market, tu vas y trouver des cds pippés, des vieilles fans, des pièces de moteur encore crottées, du linge, du linge, encore du linge, du tabac, des jouets sexuels, car disons-le franchement, on voit des bebelles en pénis partout à Athènes, c'est franchement une obsession.
C'est presque agressant d'être au Flea Market. Mais il faut y aller, car c'est typique d'ici. J'ai été surprise de voir peu de touristes aller zyeuter ce marché bizarre et coloré. Nous, notre journée à commencé par ça, plus par hasard qu'autre chose, mais tant qu'à y être, aussi bien en faire le tour.

Je veux prendre un moment pour vous parler de la bouffe. Un mot pour la décrire: miam !  On a été fidèle à notre promesse d'hier et on a partagé nos repas principaux. Ce midi, on mangé une salade grècque (ben oui, un cliché, mais délicieux cliché) en entrée avec de la moussaka (vous savez, le cipaille du moyen-orient !!!) . Ce soir, on a mangé des tapas grecs (mezedes): des piments farcis au fromage + des patates au four à la grecque. On s'est acheté de pâtisseries sur le chemin vers l'hôtel, car on a spotté hier un p'tit endroit qui a l'air anodin, mais qui sert de très bonnes brioches. Un coup de coeur. Miam miam miam !

Je vous mets quelques photos pour terminer.
Au fait, les mâles grecs ont l'air vraiment macho. C'est trop drôle à voir ! Les Grecs sont recevants, mais quand on va au resto, aussi bien tout commander one shot, parce que la facture arrive avant les plats. hi hi hi.

Yassou !

xxxx...
Voici quelques photos:


assiette complète pour 1 personne... Assez bon merci. Surtout que le pain est frais !


Église ortodoxe sur la Place Monastiraki


Un des théâtres, vu dans la montée vers l'Acropole.



Un des sites sur l'Acropole.



Site de l'Acropole



Le fameux Parthénon



Acropole



Nous, devant le Parthénon. (merci à la Japonaise qui  nous a si gracieusement posé. La madame espagnole qui venait d'essayer n'arrivait qu'à faire des photos floues. Japon 1 Espagne 0.)



L'Odéon d'Hérodes.



deux amis se reposant sur le pavé dans Plaka. Trop mignon !


Parthénon



Vue sur Athènes depuis les ruines



Ruines romaines de nuit



Moi au Parthénon



Pascale au Parthénon



L'Acropole de nuit, vue depuis Monastiraki



Pascale qui tente de voler un pot de fleurs.



Une mariée japonaise à l'Acropole... et son très viril mari (costard blanc + chemise fushia)

samedi 11 septembre 2010

Yassou de Athènes !

Bon.
Nous y sommes enfin. Athènes. La super capitale de Grèce.
Déjà, à l'aéroport PET (Trudeau), on avait hâte d'arriver. Pas bon signe. On avait deux vols à prendre: un entre Montréal et Toronto (55 minutes de pur bonheur dans un avion moderne avec petites tvs acl individuelles et PLUSIEURS choix de programmes tv. Pascale a survécu et s'est dit: " Pas si pire que ça, l'avion"... C'était AVANT le vol Toronto-Athènes... Un superbe vol de 9h50 dans un avion datant probablement de l'avant-guerre (j'exagère, mais si peu) ou ON N'AVAIT PAS LE CHOIX DES FILMS ET ON DEVAIT LES VISIONNER SUR UN SUPERBE ÉCRAN EN AVANT DE L'AVION, AVEC LA TÊTE D'UNE GRANDE GRELUCHE ROUSSE POUR NOUS CACHER. J'utilise les majuscules pour vous faire comprendre notre désarroi.
Moi, un vol de 10 hrs, ça me fait que dalle, parce que je dors tout le long et je me réveille seulement pour bouffer et pisser, comme un bébé naissant. Mais Pascale n'adore pas particulière dormir à la verticale, donc résultat: elle, bien squizzée entre moi et une madame au milieu de l'avion (qui nous a enseigné une chose essentielle au bon voyageur: savoir mettre des écouteurs des années 80 fournis par air Canada, vous savez, ce genre de patente moderne pis pas, qu'on doit fixer sur nos oreilles en tordant le p'tit crochet derrière nos lobes...),  je disais donc, Pascale a regardé les 4 films du vol, dont 2 vieux maudits films (e-robot et Catch me if you can). En plus, comble de malheur, la nouveauté du vol était Robin des Bois (pas avec Kevin, celui avec le très mauvais Russell). Ça aurait pu être passable si on avait eu un vrai repas. Dieu merci, il y avait un brownies sur le plateau. Pascale et moi, on cherche encore le nom du légume jaune mou et insipide qui était mariné avec les p'tits pois et les poivrons dans notre pseudo salade. Un seul mot pour le décrire : Ouin. Un conseil d'ami: Si vous volez avec Air Canada et qu'on vous demande: chicken or beef?, choisissez brownies. C'est suffisant.

BONNN.
Première particularité de la Grèce, selon Marie-Eve: Mon Dieu que ce serait facile de faire sauter l'aéroport. Non mais, on faisait la file pour les passeports et je tentais d'expliquer à Pascale toutes les questions qu'elle pourrait se faire poser par la douanière... Où on couche, combien de temps, si on transporte telle ou telle chose. En fait, j'ai jamais passé aux douanes aussi vite. La douanière, probablement une étudiante, ne nous a même pas regardé. Elle a juste tamponné notre passeport, et au suivant. Je me suis donc dit: "C'est quand on passera avec nos sacs que ça va être plus sévère". Mais non mais non ! Aucun check-up de sécurité !!! AUCUN !!! On a récupéré nos bagages, et on est sorti sans que personne ne nous regarde. Spécial. C'est la première fois que je vois ça. Même la République Dominicaine a été plus sévère avec moi! Et c'est pas parce que j'entrais sur un vol provenant de l'espace Shengen, là. Nenon, mon  vol venait de la ville reine !

On a décidé de se rendre à l'hôtel en métro. Bien entendu, chanceuses comme nous sommes, nous avons manqué le métro de 20 secondes, et il en passe un à toutes les demi-heures à l'aéroport ! Yayyyy !!! Déjà qu'on était crevées, en plus c'était humide comme tout. Mais on a attendu, comme des grandes filles, on a pris notre métro, on est descendu à une station (Monastiraki) en pensant qu'on pouvait changer de ligne comme l'indiquait LEUR CARTE, car on voulait se rendre à Omonia, la station la plus près de notre hôtel, mais non, mais non !! C'est pas fait comme au Québec, et il aurait fallu retourner une station en arrière et gosser pour trouver l'autre ligne, et blablabla... On a donc décidé de partir à pieds, et on a bien fait, car l'hôtel était vraiment tout proche, à même pas 10 minutes, et grâce à mon meilleur ami du monde à part Mélanie, j'ai nommé le cartoville, on a trouvé l'hôtel sans chercher !

On y a dormi 4 heures.
Ouf ! Pascale était due. Moi moins, mais j'ai dormi quand-même.

Puis, vers 19h, nous sommes sorties pour trouver un coin pour bouffer. Première constatation sur la bouffe grècque: il y a en beaucoup dans l'assiette. On a décidé qu'on mangerait une assiette pour deux, dorénavant, et qu'on se gaverait de dessert le reste du temps. C'est pas très cher, surprennament. Ça m'a coûté 7.5 Euros pour une assiette gigantesque. Pascale a mangé du gyros, et moi des souvlakis... Y'en avait 3 gros dans l'assiette, tabarn... C'est pas des p'tites grenailles de viande comme chez nous, avec des nerds... Nenon. C'est des vraies brochettes de poulet. Menoum menoum. On s'est régalé, pis on a pris une p'tite brioche sur la route à 50 cents.
On a continué de marcher pour prendre quelques repères, il faisait noir et tout à coup, Pascale me lance un : "Qossé ça s't'affaire-là?"... "et moi de répondre, comme si je l'avais vu avant pis que c'était évident: "Ben, l'acropole, s't'affaire.". En fait, la station de métro par laquelle on était sorties ce matin était juste à côté de la butte en question... mais on était tellement crevées qu'on l'avait même pas vu, plus tôt ce pm. Là, on avait l'Acropole devant nous, en pleine face, et toute illuminée dans la nuit tombante. Ça sentait le souvlaki partout, y'avait de la musique péruvienne sur la place Monastiraki, des ados qui faisaient du break dance grec et un bozo qui faisait des bulles géantes avec une chaine de bicycle, qu'un chien essayait de crever ensuite. De quoi nous rendre la scène juste assez loufoque pour qu'on se demande: "Sommes-nous vraiment en Grèce ou c't'une joke ??? " Mais en regardant l'Acropole, on savait très bien ou on était soudainement.

N'est-ce pas joli ?

Bon, on vous laisse sur ces belles paroles. Demain, on va au Flea Market, + l'acropole et Plaka. On vous fera un compte-rendu plus détaillé.



Bises à tout le monde;
et pour finir, la joke qui n'en est pas une du jour:
Notre petit livret lonely planet nous expliquait les mots qu'on devrait dire pendant le sexe en Grec. Mon Dieu se dit: tehe mou. (t'es mou).
ahahahahaha

Adio !

mercredi 8 septembre 2010

4... 3...2...1... Partez !

Il est presque 22h...
Je prends une pause, avant de terminer mon sac à dos. Un sac à dos, c'est une zone de guerre perpétuelle. On a beau dire: "Ah ! Je connais mon sac par coeur, je sais très bien comment le faire, j'ai beaucoup voyagé, blablabla", ça reste à chaque fois un truc qu'on veut remplir trop, et il faut toujours contrôler ses pulsions de "remplisseur de sac", ses compulsions à mettre telle ou telle babiole, tel ou tel machin truc probablement inutile, tel ou tel gadget ridicule.
À vrai dire, j'aime l'étape du sac, car dans les faits, ça nous oblige à réfléchir soigneusement à ce qui s'en vient, à ne pas négliger de détails, ou au contraire, à en négliger tout plein, c'est selon.

Hier, j'ai vécu l'étape du sac avec Pascale, car elle étrenait son sac tout neuf, et c'est ma foi assez complexe de bien faire son sac, la première fois, surtout quand c'est notre tout premier voyage à vie et qu'on part pour trois longues semaines. J'ai donc supervisé l'ébauche du sac, et le résultat est le suivant: Pascale voyagera léger. Mon Éric voyage très lourd. Moi, je voyage moyennement lourd. Juste assez pour dire qu'il ne me manque rien, mais je peux quand-même aisément porter mes trucs. ;o)

Ma liste:
- Vêtements saisonniers
- Coupe-vent
- Lampe de poche
- Kit de couture, pour réparer les bobos aux chandails...
- Trousse à médicaments
- Papier de toilette... Croyez-moi, c'est absoluement nécessaire !
- Sleeping bag
- Un bon livre
- Une serviette
- Matériel électronique (adaptateurs, prises, ipod, etc.)
- Copie de mes réservations (backup)
- Un grand foulard pour couvrir mes cheveux dans les mosquées et les temples divers.

C'est un peu la base.
Je suis prévoyante, et ça sert toujours amplement. Ça me rend presque autosuffisante. Je dis bien: PRESQUE. Car l'imprévu, en vacances, ça met quand-même du piquant.

Pour le voyage en Grèce, j'ai dû prévoir un itinéraire principal avec réservations, car à cause des grèves qui sévissent depuis le début de l'année, on nous a conseillé de toujours avoir un endroit réservé pour dormir. On a aussi des billets d'avion abordables en backup, si les autobus sont en grève. Pour l'instant, tout est au beau fixe, mais c'est toujours très changeant.
On doit aussi éviter les foules du genre "Place Omonia" et on s'est doté de livrets de Grec très détaillés, car bizarrement, l'anglais n'est pas si répendu que cela, en terre de Socrates.

Je vous fais la bise.

Marie-Eve, encore pour quelques 36 heures au Canada...

lundi 23 août 2010

It sounds Greek to me.

On est le 23 août...
Pascale et moi, nous partons dans moins de trois semaines.
C'est absoluement grisant de fignoler un voyage, de le peaufiner jusqu'au dernier moment, et de sentir qu'il prend lentement forme à-travers les méandres de notre imagination.
Je commence doucement à sentir couler l'adrénaline dans mes veines, comme un liquide grisant, une eau de vie qui enivre.

Là, comprennez que c'est vraiment le tout premier voyage de Pascale. Ça va être un baptême complet. Je ne me rappelle plus comment on se sent quand on voyage pour la première fois. Ça fait trop longtemps, pour moi.

On va tenter de varier les plaisirs le plus possible.


À Athenes, on va faire les visites qui s'imposent, et c'est normal, car une ville comme ça, ce serait un sacrilège de ne pas l'explorer comme il se doit.
Nous prenons un traversier pour Mykonos, par la suite. Comme nous avons toutes les deux le mal de mer, on va probablement passer les cinq heures de traversée à vomir par-dessus bord. Les Gravols seront nos meilleurs amis, probablement.
Ensuite, pour notre voyage vers Nafplio, on a choisi de réserver un taxi privé dans une agence, car on veut se faire conduire. On a prévu d'arrêter à Corrinthe, à Épidavre et à Mycènes, sur la route. Trois sites archéologiques dans la même journée ; ça risque d'être une grosse journée. Vassili, notre chauffeur, va aussi nous proposer des sites pour faire de la photographie. C'est le deal que j'ai pris avec lui !
Le lendemain, à Nafplio, outre la visite du site de Palamidi, on va se la couler douce et profiter des petits restos et des boutiques. On dit que Nafplio est un adorable petit coin.
À Sparte, on va aussi en profiter pour relaxer. On va à Mystras et c'est tout. Mystras... Ce site semble absoluement magique ! Comme j'ammène le mini portable avec nous, on pourra vous mettre des photos en temps réel. C'est cool, non ? :o)
Puis, on passe très rapidement à Olympie... UNe nuit, et la visite du fameux site... et hop ! On part pour Patras pour prendre notre traversier pour Corfu...
À Corfu, on s'est gâté ! On a loué une petite voiture pour deux jours ! On va pouvoir errer sur les routes, arrêter dans les villages pour faire de la photo, et aller faire du snorkelling... On aurait pu traverser en Albanie, à la place, mais deux jours de balades là où la route nous mène m'attise plus qu'une autre horrible traversée en ferry à vomir partout... Je me demande pourquoi ??? hi hi hi...
À Kalambaka, on va se promener à travers les monastères des Météores... Avec des panoramas absoluement inimaginables...
Thessalonique va nous permettre de visiter de belles églises traditionnelles...
Et à Istanbul, on va manger, on va manger, on va manger, on va boire du thé, on va fumer la shisha, on va manger, on va magasiner, on va manger. Miam miam miam. Je veux au moins manger:
1) Une glace au mastic (glace au lait de chèvre qui ne fond pas)
2) Manger un döner kebab.
3) Manger un pide.
4) Manger le merveilleux petit dej du Sebnem...
5) Manger un magnum (crème glacée)
6) Manger des loukoums.
7) Manger un gözleme.
8) Manger un sandwich au maquereau sous le pont de Galata.
9) Boire des Efes.
10) Boire du raki.

Miam miam miam... C'est pour ça qu'il faut aller au gym, dans la vie. Pour se permettre des bonnes choses au bon moment. Et croyez-moi, ces dix items sont de très très bonnes choses.


Pascale s'inquiète déjà de savoir que toutes ses choses vont entrer dans son sac. Elle s'inquiétait, il y a deux semaines, pour son passeport, car sa demande avait été refusée deux fois (une fois à cause de Wal-Mart, une fois par sa faute. hihihi), mais tout est entré dans l'ordre et le passeport, tout comme le permis de conduire international, est arrivé.

OUF ! À SUIVRE...

vendredi 4 juin 2010

Préparatifs, Ô Combien trépidants...

Ça fait longtemps que je n'ai pas posté de commentaire sur cette page... Je me suis donc décidé à vous faire part de mes préparatifs pour le séjour en Grèce. Un petit avant-goût, qui j'espère, vous donnera envie de partir à votre tour.

Vous ne le savez peut-être pas, mais cette aventure au pays de Socrates et de Périclès sera le tout premier voyage de ma petite soeur... Quand je dis voyage, je ne compte pas, bien entendu, le jour où à dix ans, elle a traversé la frontière américaine à Van Buren dans le Maine, avec mon oncle et ma tante, pour aller acheter un pâquet de gomme de l'autre côté de la frontière... Évidemment, si on considère que changer de pays pour une vingtaine de minutes, c'est un voyage, je devrais donc dire que notre périple en terre d'Hélène sera son deuxième, mais je n'accepte pas ce fait. J'aime mieux penser que je suis en train de lui concocter son premier de tout, le point zéro d'une toute nouvelle vie de voyages autour du monde sans pouvoir apaiser sa soif de connaître.
Voyager, c'est avant tout combattre ses peurs et laisser tomber des préjugés un à un au fil de la route qui se déroule à nos pieds. Qu'on soit perdu dans la foule compacte du Kumbh Mela indienne ou sur un petit sentier montagneux sur une butte de 4500 mètres au Pérou, qu'on se le tienne pour acquis; on échappe ses préjugés, on fait face à l'imprévisible, et beau temps mauvais temps, que l'on ait le souffre court par l'effort ou la peau bronzée par de doux rayons, on change. On change à jamais. Et souvent, au retour, ceux qui ne sont jamais sortis de chez eux et qui ne sont pas intéressés à savoir comment les 9 dizièmes de la population vivent en ce bas monde, sont assommés par ce qu'on leur raconte.
On leur raconte quoi, d'ailleurs ?
Bien, que même si on sait que le voile est souvent utilisé pour soumettre le sexe féminin, on considère maintenant qu'il est aussi parfois un mal nécessaire et que les jeunes femmes, sous ce bout de tissus, aiment souvent la même musique que nous, lisent les mêmes livres et portent de jolies petites jeans taille basse.
On leur explique aussi notre emprunte écologique, notre rôle comme voyageur... Que souvent les grosses compagnies touristiques sous-payent leurs employés et polluent les baies, comme à Cancun et Acapulco, et qu'un pays, ça peut se visiter à pieds, pas seulement dans des mégas autobus climatisés qui n'arrêtent quand dans les stationnements officiels, et non pas au coin de la rue qui est si belle pour qu'on photographie la plus sublime des portes qui soit.
Voilà, on leur dit tout ça et plus encore, et parfois, on se fait comprendre, mais souvent, on fait rire de nous.

J'ai décidé d'assumer ce que je suis, point. Que ceux qui n'aiment pas cette attitude abandonnent le suivi de cette page, si ça leur chante.

Alors voilà, j'en reviens aux préparatifs. Je suis en train de faire la liste des sites qu'il faut absoluement voir, et de ceux qu'on peut sacrifier, car pour bien voyager, il faut savoir choisir. À force de tout vouloir voir et faire, on se pert à s'organiser. Un truc ? Il faut choisir une activité majeure par demi-journée, voir par journée entière.

Je donne l'exemple d'Athènes. Nous serons trois jours à Athènes. Notre hôtel, bien que de base, est hyper bien situé, en plein centre, et à distance raisonnable à pieds de bien des attractions. Première chose à vérifier ? Les jours d'ouverture des musées, les événements spéciaux en ville, etc. J'arrive à Athènes samedi le 11 septembre vers 11 heures du matin. Inutile de vous dire que c'est pas une bonne idée de courir à l'Acropole immédiatement. D'une part, on sera fatigués et sur le décalage horaire. D'autre part, on doit se faire des repères (guichet automatique, dépanneur, centrale de bus, stations de métro, etc.) Donc, en ce merveilleux samedi après-midi, on va simplement explorer le coin. On va marcher. On va boire des cafés grecs, on va manger des souvlakis dans la rue, et peut-être trouver un bar à rebetika, pour le soir (musique grècque issue des milieux underground des années 1900).
Le lendemain, c'est dimanche, et Ô ! Suprise ! C'est jour de marché en plein Athènes, et double surpise, ce marché est à 5 coins de rue de notre hôtel ! Après vérification, c'est le matin, et encore mieux, c'est sur le chemin vers... L'Acropole ! On va donc passer l'avant-midi au marché, goûter des trucs, profiter de la vie, et passer l'après midi à L'Acropole, et donc visiter le Parthénon. Après tout, quelqu'un qui va à Athènes sans aller zyeuter ce site est un pauvre idiot. (hé hé) Bon, les marginaux diront que c'est un attrape-touristes, comme le Taj Mahal, etc. Mais mon Dieu, nous sommes des touristes ! Même les plus marginaux d'entre nous le sont, que ça leur plaise ou non. Le mieux, c'est de bien équilibrer ses journées, pour découvrir des petits coins plus discrets sans pour autant passer à côté de morceaux d'histoire qui croisent notre route.
Un autre "must" à Athènes: le musée. Ben oui ! Il faut aller visiter le musée d'Archéologie. On va faire ça au jour trois, car c'est situé au Pirée, et comme on part à Mykonos le lendemain matin, on doit d'une part repérer le bon quai (Le Pirée est carrément un port immense, et on peut y passer la journée sans trouver son ferry, croyez-moi, j'ai lu plusieurs témoignages là-dessus.) et d'autre part, je dois récupérer mes billets, lesquels sont réservés et payés depuis des semaines déjà, car il faut vraiment se prendre d'avance pour les ferries en haute saison.

Donc si voyez un peu mes plans pour Athènes, j'ai trois activités en trois jours: Le marché, l'Acropole et le musée. On a donc du temps en masse pour s'émerveiller devant les portes, et pour grignoter tous les tyropitas du monde. miam !

Un voyage agréable, ça inclut le fait de s'arrêter, de ne pas courir, de ne pas paniquer si on se perd une heure ou deux.

Je vous fait la liste des sites que j'ai identifié comme étant les indispensables pour ce voyage, ceux qui sont dans notre plan, par ville. COmme ça, vous pourrez aller voir de quoi ça a l'air sur internet.
Vous allez voir, j'ai du goût!
Je vous rappelle qu'on ne peut pas tout voir, donc j'ai sacrifié Delphes. Pas le choix. Pas sur notre route. Pas le temps. Donc, comprennez que j'applique mes propres principes. ;o) hi hi hi

Athènes: Flea Market, Acropole + Parthénon, Musée Archéologique
Mykonos: Plage, moulins à vent, monastère Panagia Tourliani (village de Ano Mera)
Route vers: Napflio: Epidavros et Mycènes, (et peut-être Corrinthe, si on prend l'option de la voiture avec chauffeur plutôt que le bus)
Napflio: ville, Bourtzi et Palamidi
Sparte: Mystras
Olympie: site archéologique d'Olympie
Patras: rien. on y attend le ferry pour Corfu
Corfu: plage, snorkelling et la ville de Corfu elle-même. Quelques villages.
Météores : monastères et météores. C'est la Macédoine grècque, donc le panorama est absoluement fabuleux.
Salonique: Églises (Agia Sofia et Agios Demetrios) et la tour blanche.

Ensuite, Istanbul pour quelques jours: Citerne basilique, topkapi, Sultanamet Camii, Sainte-Sophie, Taksim, le bosphore, les bazars, des mosquées... Istanbul est une ville absolument fabuleuse et il se trouve que j'y ai déjà mes repères, car j'y suis allée plusieurs jours pendant ma lune de miel. Je vais revisiter ce que j'a déjà vu... mais avec plaisir ! Je rêve d'un thé turc et d'un doner kebab ou d'un pide dans la rue.

Bref, amusez-vous à aller voir sur le net si le coeur vous en dit !

à la prochaine ! xxxxxx...

mercredi 17 février 2010

La Grèce...

Dates: du 10 septembre au 3 octobre inclusivement.

Lieu: Grèce + Istanbul.

Ittinéraire:

Athènes
Mykonos
Nafplio
Sparte
Olympie
Patras
Corfu
Meteora
Salonique
Istanbul

On tente de garder Delphes dans le parcours, mais je ne crois pas y arriver sans qu'on passe notre temps sur la route.
Donc... À suivre.