samedi 18 septembre 2010

La dolce vità de Nafplio

Allô allô !

Nous sommes toujours à Nafplio, mais nous partons pour Sparte dès demain matin, via la ville de Tripoli. On continue donc nos aventures à-travers le Péloponnèse, en espérant continuer d'en profiter au max !
Le Péloponnèse, c'est un peu le coeur historique de la Grèce, et on se sent privilégiées de pouvoir prendre réellement le temps de le visiter.
Ce matin, après un petit déj très très correct (avec des petits gâteaux maison, des olives marinées maison, des confitures maison, de la limonade maison, blablabla), on a entrepris l'ascencion du Palamède, une forteresse vénitienne juchée sur une butte et qui surplombe le Golfe d'Argolide et la baie... Une butte de 857 marches... de base, faut-il le préciser, car quand on fait toutes les marches incluant celles à l'intérieur du Palamède, il y en a 999. Ouf.  Mais bon, nous sommes parties tôt, le soleil était de l'autre côté de la montagne, alors ça s'est très bien passé. Le Palamède, c'est superbe. Surtout pour la vue.  Savez-vous quoi ? On a voulu court-circuiter une chemin pour aller dans l'arrière-cour du Palamède .(en fait, Pascale me dit: "Heille, je pense qu'on peut prendre cet escalier là-bas pour aller plus vite") On regarde à gauche, puis à droite, on saute sur le toit plat d'une partie du fort (car on ne savait pas trop si on avait le droit de passer par là)... et on embarque difficilement sur l'escalier en question (il y avait une falaise d'un côté... hé hé) pour remarquer que notre superbe escalier en question se dirigeait... dans le vide ! ahahah! Dans le fond, on n'avait pas le droit d'être là, mais c'était simplement pas indiqué, voilà ! Sincèrement, ça aurait pu être dangeureux si on avait décidé de descendre plus bas, car c'était très "à pic" et sans rampe d'un côté... De plus, le type de pierres utilisé au Palamède est relativement glissant. Mais bon, en filles RAISONNABLES (oui oui maman!) nous avons rebroussé chemin tout doucement, avec que le mec qui surveillait nous chasse à coup de pied dans le popotin.

C'est un must à Nafplio, le Palamède, pour tout dire. Il y a ça et du magasinage à faire, principalement si vous aimez l'art, les petites fantaisies ou les komboloïs.
Bon, évidemment, à moins que vous soyez des adeptes des tradditions grècques, vous ignorez ce qu'est un komboloï. Ça ressemble à un chapelet, mais plus petit, avec moins de billes, et c'est habituellement en ambre, traditionnellement du moins, mais maintenant, on en retrouve dans tous les matériaux. Ça sert à quoi ? À canaliser son stress, à la concentration, ou à passer le temps, tout simplement. Presque tous les Grecs en ont un, et on l'a amplement constaté depuis le début du voyage: Le komboloï est plus grand que nature, car il est très utilisé, et ce, tout le temps. Pascale et moi sommes les heureuses propriétaires de komboloïs, depuis ces deux derniers jours. Le sien en corail bleu et le mien en pierres de fantaisie. Pas en ambre, car c'est hors de prix, vous vous imaginez. Mais ils sont superbes, nos bébelles.


Aussi, ce soir, nous avons découvert le mystère de la Caramilk. Sans blague, je vous explique. Le ferry entre Le Pirée et Mykonos arrêtait aussi à deux autres îles (Sirros et Thinos) et à Sirros, des vendeurs de "quelque chose de mystérieux" sont montés sur le bateau (c'est leur métier) et ont passé leur temps jusqu'à Mykonos à tenter d'écouler leur marchandise, en criant (je l'écris au son, pardon d'avance) : "Siriana loukoumia fresca pet de vro"...  Ils n'arrêtaient pas de crier "Pet de vro! Pet de vro! ..... Pet de vro !" et comme ils ne maitrisaient pas vraiment l'anglais, difficile de les questionner sur le sens de ce retentissant "Pet de vro" qui sonnait si peu charmant à nos fines oreilles québécoises.  On se disait: "C'est quoi, câline de bine, un pet de vro???"  La marchandise en question (Siriana loukouma fresca) était finalement des loukoums (bonbons) siriennes fraîches... mais Pet de vro ??? Mystère !
Hier, Pascale a même osé aborder un marchand en ville, ici à Nafplio, après avoir encore entendu "pet de vro" à la télé dans sa boutique, mais comme on prononce mal le Grec, il n'a pas vraiment compris de quoi elle parlait. Finalement, on a élucidé le mystère grâce à quelques tactiques de recherches dans le Berlitz de Pascale: Pet de vro est en fait "Pè dè evro" (prononcé rapidement Petdévro) et qui veut dire: 5 Euros ! ahahaha
C'est moins exotique que ça en avait l'air, hein ? On est quasiment déçues du sens de l'expression. Mais bon, c'est la vie, comme on dit.

Aussi, on a fait un peu les boutiques et voici ce qu'on a trouvé dans une vitrine (petit retour en enfance momentané) :



Je vous laisse quelques photos de notre épopée à Nafplio, pour vous mettre l'eau à la bouche. C'est beaucoup plus calme qu'à Mykonos et Athènes, ici, donc si vous avez la chance de venir en terre héllénique un jour, pensez à ajouter ce petit paradis à l'italienne dans vos ittinéraire !

Demain, à Sparte, on ne sait pas encore si le wi-fi sera gratuit, alors on vous gave de commentaires et de photos au cas où !

Bises !
Vue de l'intérieur du Palamède


Palamède


Clocher sur le Palamède

Vue sur la baie de Nafplio pendant la montée vers le Palamède



Vue sur une petite plage publique depuis le début de la montée vers le Palamède


Vue sur la baie et le Golfe d'Argolide


Vue du Bourtzi, depuis le quai



Pascale en plein magasinage à Nafplio


Vue partielle de Nafplio depuis le quai


Une bonne Mythos sur la terrace de l'hôtel avec les vignes


Et notre dernier mot pour aujourd'hui:
Pet de vro.

:o)
Elle était facile, celle-là !
Ciao ciao !

vendredi 17 septembre 2010

Vasili alias "le Transporteur"

8h30, Economy Hotel, Athènes.
Un homme attend patiemment que Pascale et Marie-Eve viennent payer leur chambre. Il est à la réception, chemise et pantalon propre, et fait les cent pas.

Les filles arrivent dans l'ascenseur, avec plusieurs sacs au contenu non-identifiable.
Vasili le Transporteur les remarque immédiatement, et demande: "Albert?", et Marie-Eve de répondre: "Yes I am".
La chambre payée, le transporteur se saisit des sacs au contenu mystérieux (4 sacs au total), et les filles prennent place dans sa Mercedes dernier cri, avec un soupir de soulagement. Tout est sous contrôle !

Vasili allume le GPS, et file à toute allure sur la route à-travers Athènes, puis vers Korinthos et Mycènes. Il est payé pour ça, et il s'applique religieusement à la tâche.
Les filles sont gentilles avec lui, et il est de bonne humeur. L'air climatisé fonctionne au max, car il fait 31 degrés.

Puis, le GPS se met à faire des siennes... Oh oh ! Les filles se jetent un regard soudainement inquiet... Mais Vasili, en bon transporteur, passe son temps à leur dire: "no problem", et elles repennent confiance en la vie. Leur destins est entre les mains du grand Grec.

Après avoir fait un détour d'au moins 45 minutes pour éviter les chauffeurs de camion en grève (car on le sait, la grève, c'est imprévisible en Grèce, et on veut éviter de fâcheuses situations), Épidavre, avant-dernière destination, est atteinte vers 15h. Ouf. Soupir de soulagement.

Après avoir dépensé plusieurs minutes précieuses à prendre des photos du vieux théâtre sous tous les angles possibles, les filles retrouvent la confortable banquette de la voiture indestructible et Vasili, saisi d'un deuxième souffle après cette fatiguante journée à travers la campagne grècque, les mène à bon port, à Nafplio, tout juste au pied de l'Acronafplia, là où les filles doivent descendre pour trouver refuge pour la nuit. C'est le transporteur, après tout ! Il a une mission.

:o)
Et les filles peuvent donc se prélasser à la Pension Marianna pour deux jours, avant de repartir sur la route pour de nouvelles aventures. Vasili repart en sifflotant vers Athènes: Mission accomplie.

FIN.


Pascale et Vasili , alias "le transporteur".


Sans blague, on a passé une super journée avec Vasili à courir les ruines du Péloponnèse. On a fait les ruines de l'ancienne Corrinthe, le canal de Corrinthe, les ruines de Mycènes et celles d'Épidavre. Toutes les ruines vues aujourd'hui font partie du patrimoine mondial de l'UNESCO. Vasili, malgré son GPS défaillant, a été d'un humour fort agréable, un humour grec, j'oserais maintenant même dire. Oui, car on peut le reconnaître, cet humour roucoulant, suave et efficace.  Il avait vraiment un p'tit air du transporteur dans sa bagnole hyper équipée, sauf avec des cheveux et moins de muscles (c'est une légère ressemblance, tout de même)...
Là, nous sommes à Nafplio, une ville qui ressemble plus à l'Italie qu'à la Grèce vue jusqu'à présent (selon le Routard)...

Voici quelques photos de notre journée.


Ancienne Corrinthe


Ancienne Corrinthe



Magnifique site de Mycènes, à même la montagne


Mycènes

Miam ! Des olives ! Tout plein d'olives ! Je croyais que c'était des raisins en grappe, mais non !


Vue depuis le théâtre antique d'Épidavre


Théâtre d'Épidavre


Canal de Corinthe


Nafplio, vue de notre terrace, à l'hôtel


Nafplio

Le Palamède. Pour y arriver, on doit monter 857 marches... et c'est notre activité de demain matin... lol Ouch.

jeudi 16 septembre 2010

Le must de Mykonos

Nous voici de retour à Athènes, avec un clavier qui fonctionne dans le sens du monde. Yay ! Mais c'est un faut yay, car nous serions bien restées un jour de plus sur l'île arc-en-ciel. :o)

Mykonos est un must incontournable. Oui, c'est touristique. Oui, c'est bondé. Oui, c'est relativement cher, quand on ne fait pas attention. Oui, on peut trouver une île plus authentique ailleurs, probablement. Mais Mykonos, c'est Mykonos.
C'est une île de 10 000 habitants permanents, mais qui monte à 100 000 "habitants" en été. De gros bateaux de croisière crachent leur tourisme de masse à toutes les heures du jour, mais c'est pas grave. On aime Mykonos. Parce que Mykonos est ravissante, dans sa belle robe de chaux blanche, avec ses pavés en pierre, ses rues sans nom (ou du moins, sans inscription), ses belles terraces sur le front de mer, son pélican Petros, la mascotte de l'île, par défaut, car ce pélican vit carrément en plein square touristique. Il s'envole, va pêcher, puis revient de temps en temps, toujours sur son abreuvoir, faisant fi des touristes qui le prennent en photo sans arrêt, car ce bizarre de pélican avec la crête au vent (il vente beaucoup à Mykonos, que voulez-vous...) semble faire le beau pour les touristes, avant de finalement s'écoeurer de l'animation qu'il cause et de repartir. Personne ne le force à revenir, mais il revient.
Petros avait une petite amie, autrefois, mais elle est décédée (ou partie avec un autre pélican). Bref, il est un solitaire, mais il aime les foules.

Petros le pélican solitaire

Mykonos est aussi une île "gay friendly". On retrouve plein de bars et de boutiques qui ont un arc-en-ciel sur la porte. Le message est clair: "Gays de ce monde, vous êtes les bienvenus ici." Cela dit, l'île est pour tout le monde, hétéros et gays, célibataires et couples, jeunes et moins jeunes. On y trouve de tout.

Ce qui nous marque beaucoup, Pascale et moi, depuis notre arrivée en Grèce, c'est le grand sens de l'hospitalité des Grecs. C'est fou ! J'ai beaucoup voyagé, et même chez nous au Québec, on est renommés pour être accueillants... Mais rien n'est comparable à ici. On voit que les Jeux Olympiques ont aidé les Grecs à se familiariser avec le tourisme de masse, mais tout reste hyper personnalisé. Les restaurateurs, principalement, et les hôtelliers, utilisent leur carisme pour rendre chaque petit détail agréable. On se fait toujours dire: "les belles madames", "les demoiselles aux beaux yeux", "les belles soeurs canadiennes", on se fait offrir un verre par le serveur si la facture a été trop longue à arriver, on se fait offrir du jus d'orange par le propriétaire de l'hôtel à Athènes, parce qu'on n'avait pas le temps de déjeuner avant d'aller prendre le métro vers le port du Pirée, la réceptionniste de l'hôtel à Mykonos nous a donné des becs sur les joues à notre départ, ce matin...
Tout ici est chaleureux, et ça semble tellement sincère ! Chaque fois qu'on arrête devant un restaurant, on ne se fait pas expliquer le menu, on se le fait raconter. On a des clins d'oeil, des sourires... On a vraiment l'impression d'être les seules touristes en ville et d'être spéciales... et Dieu sait comme ce n'est pas le cas: la Grèce, c'est hyper touristique !

Revenons à Mykonos. Nous sommes descendues à un petit hôtel qui s'appelle l'Aeolos, et le propriétaire lui-même, Panos, nous attendait dans son Rav 4 au traversier, il y a deux jours. C'est un tout petit hôtel à 800 m de la ville de Chora (la grosse ville de l'île). On était donc plus tranquille qu'en ville pour dormir, car en ville, ça fête 24h/24. Panos, c'est un homme pas nécessairement beau, mais très charmant, début quarantaine, très chaleureux, très patient et qui salut tous ses clients le matin au petit déjeuner. Pas seulement un salut rapide et sans rayon de soleil. Nenon, un "bon matin les belles soeurs canadiennes aux yeux clairs. Avez-vous aimé votre journée, hier ?", accompagné d'une main sur l'épaule. Puis il change de table et vas voir le couple allemand, les copines italiennes (qu'il aborde dans leur langue), etc. Bien des célibataires que je connais (mais que je ne nommerai pas) le croqueraient sur le champ. Panos, on avait lu sur tripadvisor.com qu'il était extraordinaire avec les clients de son établissement. Et ça m'avait poussé à choisir son hôtel parmi les autres; Le site web disait vrai à 100 %.

L'Aeolos, son petit hôtel tout simple mais avec une cour intérieure sublime et une belle piscine fraîche, un jacuzzi, un bar et un resto 24h/24, est bon marché, bien placé, hyper agréable.Oui, à Mykonos, malgré le brouhaha, on a trouvé un coin paisible et on s'est reposé.  Merci Panos pour ton accueil !

Mykonos, c'est:
- Les vieux moulins
- Petros le pélican (hé oui, immanquablement !)
- Les ruelles blanchies à la chaux
- Le vent salé qui colle à la peau
- La bière sur les terraces
- Beaucoup de magasinage ! Surprennant, car je m'attendais à des trucs "made in China"... Au contraire, il y a beaucoup de designers de bijoux, de vêtements, beaucoup d'artistes... SI j'étais riche, c'est pas à New York que j'irais pour refaire ma garde-robe, c'est en Grèce ! Les vêtements pour femmes sont sublimes et tous plus originaux les uns des autres ! Ici, toutes les tendances se marient et la créativité n'a pas de limite.
- Des églises par dizaines. À l'origine, quand l'île suvivait à une attaque de pirates, les gens avaient tendance à se construire une petite chapelle privée... Il y en a plein, aujourd'hui. Elles appartiennent à la ville, ou à des familles. Certains sont ouvertes au public et on peut y faire brûler une bougie pour que nos prières soient entendues.
- Des quatre-roues en ville ! Oui ! Des tas de quatre-roues ! Ils roulent partout, et ils sont pratiques, car les rues sont super étroites!
- Des bars ! Hétéros, gays, mixtes. C'est l'île du nightlife ! On vient ici pour s'éclatter. Il y a de grosses boîtes avec DJ, des bistrots, des bars sur le bord de la plage, des piano bars...

Je termine en vous disant ceci: Mykonos, on aime ou on n'aime pas. Nous, on a aimé. On a même adoré. Malgré le tourisme de masse, l'île a un petit je-ne-sais quoi qui préserve ses charmes. Plusieurs voyageurs sont contre ce type de tourisme, mais une île complète en vit, ici. Et je n'y vois aucun mal, quand tout est fait dans les règles de l'art. Et puis, n'est-ce pas ennuyant de voyager sans voir ces endroits, de temps à autre ?

Voici quelques photos:

Panos et moi, au nouveau port de Mykonos.

Vue en plongée sur une parcelle de la ville de Chora


Petite chapelle traditionnelle


Les vieux moulins


Typique ruelle de Mykonos

Vue sur la "petite Venise"


"Petite Venise" posée depuis les terraces


Petit resto près des moulins



Mykonos à la nuit tombante

Église grècque typique


Prochaine étape: notre chauffeur de taxi privé: Vasili, nous amène demain à Corinthe, Épidavre et Mycènes, avant de nous déposer dans la petite pension des frères Zotos, à Nafplio. J'ai entendu dire beaucoup de bien de cet endroit et de cet hôtel. C'est vraiment tout petit, et ça semble être exactement le genre d'endroit que je veux faire découvrir à Pascale. Les petits hôtels familiaux sont rarement décevants. Qui plus est, on donne des sous directement au travailleur, plutôt qu'à l'industrie du tourisme de masse, et le service est habituellement bien meilleur. :o)

Sur ce, bonne soirée (kaliespera) et yassou !

Marie-Eve et Pascale xxxxx...

mercredi 15 septembre 2010

Juste un petit mot sur Mykonos...

Bonjour tout le monde !

Nous sommes présentement joyeusement installées à notre charmant petit pied à terre de Mykonos et c'est ma fois tres charmant.
J'ai à peine le temps de vous dire qu'il fait très chaud ici, assez du moins pour qu'on bronze un peu. Le nightlife est cool; les boutiques ferment à 1 heure du matin ! Sorry pour les fautes, j'ai un clavier configuré en grec...
Et j'ai pas le temps de modifier la config, un mec attend déjà pour me voler l'acces gratos de la place...

Je vais tenter de vous expliquer brièvement ce qu'est Mykonos demain, quand j'aurai retrouvé le wi-fi presque gratuit de l'Economy Hotel, à Athènes. En attendant, deux mots:

VENT (incroyable!!! Je comprends pourquoi il y avait des moulins géants dans le coin; si on implantait des éoliennes ici, beaucoup d'énergie pourrait être produite ! Hier, on s'était préparé à sortir, avec peignure et tout le tralala... en 5 minutes, il a fallu qu'on se fasse une couette de fortune avec un vieil élastique qui trainait au fond de ma sacoche, et une barette-clip pour Pascale)... Pour nos hommes: aucune inquiétude, rien de sexy là dedans; le vent est un turn-off assez puissant, surtout lorsqu'il est salé et qu'il colle aux cheveux. ahahaha !

CROISIERE De gros bateaux de croisières partent et arrivent à Mykonos, et déversent des nioufs par dizaines. Attention: je ne veux pas dire que tous les voyageurs sont des nioufs, ni tous les croisiéristes, au contraire !!! Mais dans un gros bateau de 1500 personnes, disons qu'on a plus de chance d'avoir plusieurs nioufs dans la gang. Ils envahissent la place en courant, ne regardent presque rien, prennent des photos massivement,  ne parlent à personne et poussent tout le monde, de peur de manquer de temps. De vrais plouks.

Frustrant !| " Heille le grand, si tu fais une croisière, tu es supposé savoir d'avance que tu auras seulement 4-6 heures par endroit ! Arrête de faire comme si tu venais de le découvrir, p'tit con ! Pis assume ! "

:)
Dans la vie, on ne peut pas tout faire, on ne peut pas tout voir. Si on passe sa vie à courir, on va crever insatisfait, totalement insatisfait de sa vie, en fait, car on aura toujours l'impression qu'il nous aura manqué de temps pour tout voir le reste. Et on aura axé sa vie sur des futilités.
Choisissez vos batailles, vos amis, et soyez fidèles à vos convictions, peu importe ce que les gens en disent, et profitez des bons moments !!!

Bises de Mykonos !
Et si vous allez en croisière un jour: n'oubliez jamais mon commentaire ... C'est triste de payer si cher un voyage et de finir par faire une crise de coeur à force de vouloir faire caser un plan de match de 3 jours en 4 heures.

Ciao ciao !
xxxxx...

lundi 13 septembre 2010

Dire qu'à l'aquarium de Québec ça coûte 20 piastres...

Non mais...

Pouvez-vous croire qu'à l'aquarium de Québec, ça coûte 20 piastres par adulte ? Du moins, c'était ça la dernière fois que j'y suis allée. Pascale et moi, on n'en revient pas comme c'est relativement abordable de faire des visites ici, à Athènes.
Le billet au prix adulte pour l'Acropole et tous les sites s'y rattachant (il y en a 6) coûte 12 Euros ... et est bon pour 4 jours ! On a donc pu visiter quelques sites hier, mais l'utiliser aussi ce matin pour Kerameikos, qu'on n'avait pas eu le temps de faire avec les autres. Ce pm, nous sommes allés au Musée national d'Archéologie ... Ce musée est un des plus intéressants du monde, et il coûte 7 Euros à plein tarif.
 Un joyau de musée à seulement 7 Euros qui contient pourtant la fameuse statue de Zeus tout nu... Pascale a pu finalement prendre sa photo en mimant la petitesse du zizi de Mr. Zeus... Voyez :

Pascale et la petite pissette de Zeus

Le musée était rempli de belles pièces. Des bijoux (et des bijoux de famille à profusion) , des sculptures sans tête ou sans bras, des têtes sans corps, de tas de choses intéressantes culturellement parlant, bref. Mais l'oeuvre d'art nous ayant le plus étonné est sans contredit le chef-d'oeuvre vestimentaire d'un superbe spécimen venu tout droit de Venise sans sa gondole... Un mec avec une légère moustache de pizzaman, en blanc, oui, en blanc, mais avec des souliers rouges et un cartable rouge assorti. On l'a poursuivi pendant quelques salles en tentant de le prendre en photo en catimini, ce qu'on a réussi à faire dans le hall d'entrée, à la toute fin. Ensuite, on s'est sauvé pour éviter de se faire battre par ses comparses mafieux (joke). Voici le spécimen. Si la photo est floue, notre talent de détective privé étant très limité, on a donc une excuse valable :

Luigi, tout de blanc et de rouge vêtu



Non mais, n'est-il pas chou, notre Luigi ? Vous avez craqué, je le sens.


Résumé de notre journée : Bizarre.
Premièrement, nous devions ce matin aller au Pirée chercher nos billets de traversier pour Mykonos, car dès demain nous y seront et Le Pirée est une ville en soi, donc on avait besoin de repères. Pour ce faire, on allait prendre le métro... Avez-vous déjà regardé "Les douze travaux d'Astérix"? Il y a une épreuve qui s'appelle la Maison des fous... Une greluche placotte pendant qu'Astérix et Obélix tentent d'avoir le bon laisser-passer... "Je veux le laisser-passer 435!!!!!!Le vert!!!!", criait Astérix (ou un truc similaire, du moins). On a un peu vécu la même chose: "On veut un ticket pour Le Pirée. 2 tickets, svp", de demander Pascale. Et la greluche, parlant au cellulaire dans son guichet lui pointe un escalier roulant: "par là le Pirée"... On prend l'escalier, et on se rend compte qu'elle n'a rien compris. ON SAIT OÙ ALLER POUR PRENDRE LE MÉTRO. ON VEUT JUSTE ACHETER DEUX TICKETS... Alors, je lui retourne Pascale, qui finit par avoir les tickets, mais c'est la deuxième fois qu'il nous arrive des péripéties dans le métro, et à chaque fois, c'est une greluche au téléphone qui nous sert ! Et dans la même station !! Monastiraki, pour ne pas la nommer.

On arrive au Pirée et déjà on se dit: "Ayoye, c'est grand, ça pue, c'est compliqué, ayou ce qu'on va ?" Mais par magie, un p'tit monsieur grec nous acoste pour nous dire : " French? Vous allez où ? Mykonos? " Et là, le magicien nous dit: "vous partez probablement demain matin à 7h35 sur Blue Star Lines, sur le Blue star Ithaki.Vous devez aller collecter vos tickets là-bas, je vous amène "...
DIEU EXISTE !!! Il sait tout, le monsieur, sans qu'on n'ait eu à lui donner les détails. Un voyant ? Non, un proprio d'agence de voyage. lol
Monsieur X, était très au courant des activités du Pirée, et nous a tout donné, oui oui, tout cuit dans le bec et gratis à part cela. Puis, il est disparu en nous disant: "Si vous voulez aller à Paros, passez me voir à l'agence, et je vous fait ça pas cher. J'ai un hôtel là-bas..."
Ouf ! On a sauvé on moins une heure de recherche... Les traversiers au Pirée, c'est pas des petits machins chouettes comme le traversier de Rimouski-Forestville, là. Nenon.. Il y a des dizaines et des dizaines de gros ferries sur trois quais majeurs... On a juste photographié un des quais, lequel était presque vide, et ça nous a quand-même impressionné:

Port du Pirée

Pas pire bateau, hein ? Pis c'est pas le plus gros de la gang, c'était juste le plus fafa à photographier.

Puis, après, comme on avait sauvé du temps au Pirée (merci, monsieur X), nous sommes retourné à Athènes et avons décider d'aller visiter Kerameikos, un cimetière vraiment beau, principalement parce que les tombes sont mêlées à de beaux panoramas. De la végétation, une belle église et carrément Donnatello, oui oui,  Donatello la tortue ninja, qui vit là, où il n'y a pas vraiment d'eau... Je croyais avoir sauvé Pascale d'une mort subite quand je lui ai hurlé "Attention !!! Une tortue ça mord!!! Elle t'attaque"... La tortue semblait dire "menoum menoum" en se dirigeant vers le soulier de Pascale. Mais Pascale de me répondre, philosophe: "Je l'sais que ça mord une tortue, en plus dans les dessins animés quand une tortue mord, elle claque vraiment fort, et le mordu a le doigt qui grossit et rétrécit sans arrêt"...  Pascale a raison, dans Bugs Bunny le chasseur aussi vit de telles mésaventures, donc ça doit être vrai.

Voici quelques photos de Kerameikos:

Église à Kerameikos
Pascale et son ami Donatello qui se sauve

Des olives ! miam miam miam!

Quelques tombes du cimetière de Kerameikos.



En conlusion: Kerameikos avec sa tortue en liberté : 1

Aquarium de Québec et son nounours en captivité : 0
(pour ceux qui pensent qu'on dénigre nos chères attractions québécoises: C'T'UNE JOKE!!!)

Ah oui, en PM, nous sommes allées au musée, comme on vous a déjà dit. On y a fait une découverte extraordinaire que tout partisan ou ex-partisan des Nordiques comprendra:  La dépouille de Mike Ricci y repose ! Maudit chanceux:

Mike Ricci

Demain = Mykonos. On en sait pas si on pourra vous donner des news de l'île la plus dispendieuse de Grèce... Par contre, on est de retour le 16 au soir à Athènes, où on vous fera un compte-rendu si nécessaire.

Yassou !

Pascale et Marie-Eve xxxxx...

dimanche 12 septembre 2010

Ayou s'que t'es, l'Acropole ???

Allô !

Dure journée à visiter des sites anciens et à manger. Ouf ! On est vraiment à plaindre.
Imaginez-vous donc que nous sommes allées à l'Acropole, et à plusieurs autres sites (Ancienne agora, théâtre de Dyonisus, L'odéon d'Hérode, la vieille bibliothèque, etc.). On s'est levé tôt et on a marché pratiquement sans arrêt pendant 7 heures.
Moments marquants: Les 10 fois où on s'est perdues en cherchant par où aller pour monter sur l'Acropole. En fait, ce que l'on ne savait pas, c'est qu'on n'était pas vraiment perdues. Tous les chemins mènent vraiment à Rome, ou au Parthénon. Mais c'est juste pas écrit pis les cartes touristiques n'indiquent pas par où passer pour trouver l'entrée. Dans le fond, les Grecs le savent. C'est pour ça que le ticket d'entrée est valide pour 4 jours: parce que ça prend ça pour trouver les sites. hi hi hi.
Sans joke, au début, c'était décourageant. J'ai même douté une p'tite minute de mon sens de l'orientation, mais finalement, mon égo a été sauvé par la beauté de l'Acropole qu'on a finalement trouvé et qui s'étendait devant nous. C'est absoluement magistral ! Rien ne peut décrire cela.

On a erré dans le site, on a pris des tonnes de photos, sous tous les angles... Mêmes des chiens (il y en a plusieurs) qui vont se reposer sur les marches de marbres de la légendaire colline. En fait, on dirait que tous les chiens d'Athènes aiment la tranquilité des sites toursitiques, pour la simple raison que la ville est bruyante comme dix et on peine vraiment à trouver un coin tranquille. Les chiens ont le même raisonnement que nous. Même le site touristique le plus bondé n'égale pas les petites rues de Plaka ou Monastiraki, ou l'indescriptible Flea Market, qui était bondé dès 9h ce matin.

Le Flea Market... Quoi dire, sauf que c'est comme une grosse vente de garage où tous les Athéniens sont conviés les dimanches. Tu veux trouver une bébelle que tu cherches depuis des mois ? Viens au Flea Market, tu vas y trouver des cds pippés, des vieilles fans, des pièces de moteur encore crottées, du linge, du linge, encore du linge, du tabac, des jouets sexuels, car disons-le franchement, on voit des bebelles en pénis partout à Athènes, c'est franchement une obsession.
C'est presque agressant d'être au Flea Market. Mais il faut y aller, car c'est typique d'ici. J'ai été surprise de voir peu de touristes aller zyeuter ce marché bizarre et coloré. Nous, notre journée à commencé par ça, plus par hasard qu'autre chose, mais tant qu'à y être, aussi bien en faire le tour.

Je veux prendre un moment pour vous parler de la bouffe. Un mot pour la décrire: miam !  On a été fidèle à notre promesse d'hier et on a partagé nos repas principaux. Ce midi, on mangé une salade grècque (ben oui, un cliché, mais délicieux cliché) en entrée avec de la moussaka (vous savez, le cipaille du moyen-orient !!!) . Ce soir, on a mangé des tapas grecs (mezedes): des piments farcis au fromage + des patates au four à la grecque. On s'est acheté de pâtisseries sur le chemin vers l'hôtel, car on a spotté hier un p'tit endroit qui a l'air anodin, mais qui sert de très bonnes brioches. Un coup de coeur. Miam miam miam !

Je vous mets quelques photos pour terminer.
Au fait, les mâles grecs ont l'air vraiment macho. C'est trop drôle à voir ! Les Grecs sont recevants, mais quand on va au resto, aussi bien tout commander one shot, parce que la facture arrive avant les plats. hi hi hi.

Yassou !

xxxx...
Voici quelques photos:


assiette complète pour 1 personne... Assez bon merci. Surtout que le pain est frais !


Église ortodoxe sur la Place Monastiraki


Un des théâtres, vu dans la montée vers l'Acropole.



Un des sites sur l'Acropole.



Site de l'Acropole



Le fameux Parthénon



Acropole



Nous, devant le Parthénon. (merci à la Japonaise qui  nous a si gracieusement posé. La madame espagnole qui venait d'essayer n'arrivait qu'à faire des photos floues. Japon 1 Espagne 0.)



L'Odéon d'Hérodes.



deux amis se reposant sur le pavé dans Plaka. Trop mignon !


Parthénon



Vue sur Athènes depuis les ruines



Ruines romaines de nuit



Moi au Parthénon



Pascale au Parthénon



L'Acropole de nuit, vue depuis Monastiraki



Pascale qui tente de voler un pot de fleurs.



Une mariée japonaise à l'Acropole... et son très viril mari (costard blanc + chemise fushia)