Éric, tu vas me manquer ...
Je t'aime !
Un mois, c'est pas long, après tout.
dimanche 21 août 2011
dimanche 7 août 2011
J'ai le cul béni ...
Savez-vous quoi ?
J'ai le cul béni... ou le sens du timing, c'est selon.
Je vous explique.
J'aime Tarkan. Tarkan, c'est un chanteur turc. J'ai pratiquement appris ce que je sais de turc en traduisant certaines de ses chansons. Tarkan en Turquie, c'est Céline Dion au Québec, Madonna aux États-Unis ou Billy Joel en Australie. C'est THE vedette de tous les temps. Il est celui que TOUT LE MONDE OU À PEU PRÈS aime.
Moi aussi je l'aime. En 1998, quand j'étais au cégep, j'avais acheté la cassette de Tarkan avec la chanson du bisou dessus. Donc je le connais depuis longtemps et l'apprécie beaucoup comme artiste. Là, j'ai environ 40 chansons de lui sur mon IPOD.
Tarkan vient de terminer sa tournée. Il a fait une douzaine de spectacles en Europe, et 16 spectacles en Turquie. J'étais bien triste de ne pas pouvoir aller le voir. Je me disais : "Un mois plus tôt et j'allais le voir quelque part dans sa tournée turque". Mais là, la tournée est terminée. J'ai donc décidé de m'inscrire sur la liste d'envoi de Biletix (Ticketmaster de Turquie) en espérant recevoir un message si un autre artiste célèbre que j'aimais faisait un spectacle en septembre. Sila, Mustafa Ceceli, Burca Günes, Demet Akalin..
Ça s'est passé mardi dernier...
Je suis au bureau, il est 16h45, et j'attends Éric dans le hall d'entrée. Éric terminait à 17h. Je décide de prendre mes messages sur mon cell... Il est 23h45 en Turquie. Je reçois soudainement en direct un message sur mon cell annonçant que Tarkan allait faire une supplémentaire de sa tournée à Istanbul le 10 septembre, dans un petit théâtre à ciel ouvert d'un quartier du côté européen...La nouvelle venait tout juste de sortir. C'était une belle surprise pour nous, fans de Tarkan ! hihihi Les billets allaient être en vente à minuit, heure de Turquie... donc à 17h, heure du Québec.
Boum boum... Mon coeur battait fort.
Réfléchis vite, Marie-Eve !!! Réfléchis vite.
C'était mon unique chance de voir le beau Tarkan se trémousser sur scène.
Alors je me lance. À 17h30, de retour à la maison, je me précipite sur mon ordi, toute énervée. Je vais sur le site de biletix et trop excitée d'avoir une chance de voir Tarkan, j'en oublis de mettre le site en Anglais. Je me lance donc dans les méandres du site en turc pour passer ma commande, avec Google traduction ouvert pour me revalider (quoi que google traduction, c'est pas fort fort, disons-le.).
Les billets les plus hot étaient dans la zone "protokol"... Une zone vip juste en avant de la scène, de quelques rangées seulement. Comme le coût de la vie turc est moins élevé qu'ici, je pouvais me le permettre. Et wow ! Il restait des billets ! C'est là que je me suis rendue compte qu'en Turquie, à minuit, les gens dorment. Ils sauraient seulement au réveil la nouvelle de la supplémentaire surprise de Tarkan ! Le décalage horaire m'avantageait donc ! hihihihi Youpi !
J'ai pris une paire de billets (un pour Özlem et un pour moi) "drette" en avant ! Il va se trémousser juste devant moi, le beau Tarkan ! Je vais me rincer l'oeil pas à peu près. Si c'est pas wonderful, ça ! (Ouf ! Ça sonne Têtes à claques...)
Quand j'ai avisé Özlem que je lui offrais un billet pour Tarkan puisqu'elle me recevait si gentiment chez elle... On aurait dit une enfant devant le Père-Noël ! (bon, moi j'avais peur du Père-Noël, alors c'est pas une image très juste, mais bon, disons une enfant contente de voir le Père-Noël...) Elle capote carrément ! C'est encore mieux que tout, qu'elle m'a dit ! Là, son mari est super jaloux parce que lui n'a pas de billet ! ahahaha Il va peut-être réussir à s'en trouver un, mais pas dans notre section, c'est certain. J'ai eu les derniers vips, ou presque, selon moi, car quand je suis retournée sur le site, dix minutes après ma commande, il n'en restait déjà plus.
:)
Je vais voir Tarkan ! Je vais voir Tarkan ! Je vais chanter "Dudu" avec lui parce que je la connais par coeur! Pis je vais lui tirer mes bobettes... (hum... pas vraiment, mais bon...)
Sur ce, bonne nuit les amis ! :)
J'ai le cul béni... ou le sens du timing, c'est selon.
Je vous explique.
J'aime Tarkan. Tarkan, c'est un chanteur turc. J'ai pratiquement appris ce que je sais de turc en traduisant certaines de ses chansons. Tarkan en Turquie, c'est Céline Dion au Québec, Madonna aux États-Unis ou Billy Joel en Australie. C'est THE vedette de tous les temps. Il est celui que TOUT LE MONDE OU À PEU PRÈS aime.
Moi aussi je l'aime. En 1998, quand j'étais au cégep, j'avais acheté la cassette de Tarkan avec la chanson du bisou dessus. Donc je le connais depuis longtemps et l'apprécie beaucoup comme artiste. Là, j'ai environ 40 chansons de lui sur mon IPOD.
Tarkan vient de terminer sa tournée. Il a fait une douzaine de spectacles en Europe, et 16 spectacles en Turquie. J'étais bien triste de ne pas pouvoir aller le voir. Je me disais : "Un mois plus tôt et j'allais le voir quelque part dans sa tournée turque". Mais là, la tournée est terminée. J'ai donc décidé de m'inscrire sur la liste d'envoi de Biletix (Ticketmaster de Turquie) en espérant recevoir un message si un autre artiste célèbre que j'aimais faisait un spectacle en septembre. Sila, Mustafa Ceceli, Burca Günes, Demet Akalin..
Ça s'est passé mardi dernier...
Je suis au bureau, il est 16h45, et j'attends Éric dans le hall d'entrée. Éric terminait à 17h. Je décide de prendre mes messages sur mon cell... Il est 23h45 en Turquie. Je reçois soudainement en direct un message sur mon cell annonçant que Tarkan allait faire une supplémentaire de sa tournée à Istanbul le 10 septembre, dans un petit théâtre à ciel ouvert d'un quartier du côté européen...La nouvelle venait tout juste de sortir. C'était une belle surprise pour nous, fans de Tarkan ! hihihi Les billets allaient être en vente à minuit, heure de Turquie... donc à 17h, heure du Québec.
Boum boum... Mon coeur battait fort.
Réfléchis vite, Marie-Eve !!! Réfléchis vite.
C'était mon unique chance de voir le beau Tarkan se trémousser sur scène.
Alors je me lance. À 17h30, de retour à la maison, je me précipite sur mon ordi, toute énervée. Je vais sur le site de biletix et trop excitée d'avoir une chance de voir Tarkan, j'en oublis de mettre le site en Anglais. Je me lance donc dans les méandres du site en turc pour passer ma commande, avec Google traduction ouvert pour me revalider (quoi que google traduction, c'est pas fort fort, disons-le.).
Les billets les plus hot étaient dans la zone "protokol"... Une zone vip juste en avant de la scène, de quelques rangées seulement. Comme le coût de la vie turc est moins élevé qu'ici, je pouvais me le permettre. Et wow ! Il restait des billets ! C'est là que je me suis rendue compte qu'en Turquie, à minuit, les gens dorment. Ils sauraient seulement au réveil la nouvelle de la supplémentaire surprise de Tarkan ! Le décalage horaire m'avantageait donc ! hihihihi Youpi !
J'ai pris une paire de billets (un pour Özlem et un pour moi) "drette" en avant ! Il va se trémousser juste devant moi, le beau Tarkan ! Je vais me rincer l'oeil pas à peu près. Si c'est pas wonderful, ça ! (Ouf ! Ça sonne Têtes à claques...)
Quand j'ai avisé Özlem que je lui offrais un billet pour Tarkan puisqu'elle me recevait si gentiment chez elle... On aurait dit une enfant devant le Père-Noël ! (bon, moi j'avais peur du Père-Noël, alors c'est pas une image très juste, mais bon, disons une enfant contente de voir le Père-Noël...) Elle capote carrément ! C'est encore mieux que tout, qu'elle m'a dit ! Là, son mari est super jaloux parce que lui n'a pas de billet ! ahahaha Il va peut-être réussir à s'en trouver un, mais pas dans notre section, c'est certain. J'ai eu les derniers vips, ou presque, selon moi, car quand je suis retournée sur le site, dix minutes après ma commande, il n'en restait déjà plus.
:)
Je vais voir Tarkan ! Je vais voir Tarkan ! Je vais chanter "Dudu" avec lui parce que je la connais par coeur! Pis je vais lui tirer mes bobettes... (hum... pas vraiment, mais bon...)
Sur ce, bonne nuit les amis ! :)
dimanche 24 juillet 2011
Ma "to do" list ... (À faire, si vous préférez!)
Cher lecteurs,
Il ne reste qu'un mois et deux jours avant ma grande envolée vers la terre de Tarkan. (Tarkan !!! Je t'aime !!!)
Je commence officiellement le véritable décompte en écrivant ce biais.
Avant, je comptais le temps qui s'égrenait en événements à venir, comme si chaque moment planifié était une bille de mon boulier que je tassais au fur et à mesure. Ça coupait la longue attente du voyage. On fait des petits cercles autour de certaines dates sur notre calendrier, et on attend... Là, je peux dire qu'il y a plus de billes derrière que devant. Enfin !
Les billes passées:
24 juin = visite chez mes parents en Gaspésie
9 juillet = spectacle d'Elton John
16 juillet = spectacle de Metallica
22 juillet = spectacle de Billy Talent
23 juillet = spectacle de Simple Plan ...
Aujourd'hui, il ne reste que quelques charmantes petites dates sur ma liste qui me semblait pourtant sans fin en février:
19 août = rendez-vous chez la coiffeuse
20 août = tournoi de golf de l'employeur
23 août = anniversaire de mon mari
Ça veut dire, en fait, que je dois sortir ma "to do list" des lymbes. Et quand je sors ma "to do list", vous le savez probablement maintenant, c'est que le temps a filé et que le moment est venu pour moi de me préparer tranquillement mais sûrement au départ.
Roulement de tambourrrrrrrrrrrrrrrrr...
Alors, cette fois, sur ma "to do list", on trouve :
- Acheter une boîte de verres de contact (fait!)
- Prendre un rendez-vous pour une coloration et une coupe avant le départ (fait!)
- Renouveller ma réserve de crème solaire FPS 60, médicaments en tout genre, et autres babioles comme des clips pour les cheveux, etc.
- Acheter un nouveau mascara à l'épreuve de l'eau...
- Acheter des piles AA pour mon appareil numérique archaïque... (Je les recycle, by the way... Alors ne venez pas me chialer sur mon empreinte écolo, svp. Je suis une voyageuse écolo, quand-même.)
- Acheter une nouvelle pochette à passeport... L'ancienne est déchirée. Je l'avais depuis 1996, alors je peine à m'en départir, mais là, je n'ai plus le choix.
- Acheter des $ américains ...
- Appeler la banque, Mastercard et les assurances pour aviser de mes dates de départ et de retour.
- Acheter une petite robe neuve pour Bayram...
- Acheter quelques cadeaux typiques d'ici pour les amis turcs qui me reçoivent si gentiment . Des idées seraient bienvenues, d'ailleurs. Merci de m'en faire part! J'ai l'impression de ne penser qu'au sirop d'érable !
- Étudier religieusement à tous les jours mon turc... Je fais présentement des exercices de "drill", pour maîtriser le plus de mots de vocabulaire, ainsi que des verbes. Je commence à peine à remarquer les effets de tout ça, surtout quand je lis en turc. Donc, à continuer. Je sais à peu près conjuger au présent de l'indicatif, imparfait, futur simple et impératif. Je comprends un peu les autres formes de passé, et je comprends le présent permanent et continu. J'ai laissé tomber le conditionnel pour me concentrer sur l'essentiel. Le subjonctif, lui ? Même pas en rêve!
- Imprimer les rares confirmations que j'ai. Billets d'avion, réservation d'hôtel à Istanboul... C'est tout. héhé.
- Faire nettoyer mon sac de couchage.
- Faire mes deux sacs ... À faire, mais la veille du départ, évidemment ! :D
Je suis complètement énervée !!!!!!!! Énarvée, en bon québécois. C'est une coche au-dessus, quand on dit "énarvée". C'est comme un "overtime" au septième match de la coupe Stanley. C'est "énarvant". ahahah.
Il me reste tant à faire, et un seul petit mois pour être prête.
Un voyage "normal", dans le Sud, ou en Europe, avec famille et amis, c'est pas aussi demandant. Quand je suis partie pour la Grèce, c'était pour déambuler dans de belles ruines, me gaver de gelatos et boire de la Mythos avec ma soeurette. La belle grosse vie sale, bref. Pas stressant, ça.
Mais là, je m'en vais chez des Turcs, dont certains ne parlent pas un traître mot d'anglais ou de français. Je suis reçue chez les parents d'une amie pour le bris du jeûne du Ramadan, ce qui n'est pas rien ! C'est une fête très appréciée chez eux, un long congé férié, comme pour Noël chez nous, et qui plus est, ils n'ont jamais reçu d'étrangers chez eux... C'est donc un véritable honneur pour moi, mais mon turc se doit d'être au moins passable, même pour une débutante. Là, j'ai l'impression d'être au stade du "baragouinage"... J'aimerais pouvoir blablater un brin, tout de même !
La belle Özlem me dit souvent que je suis une élève autonome et assidue, et elle s'amuse beaucoup de voir toutes les recherches que j'ai fait jusqu'ici pour essayer de comprendre des chansons pop, entre autre... Parce que plusieurs paroles de chanson utilisent un langage de la rue, du vrai slang turc ! :D Elle trouve ça hilarant quand je lui sors un beau p'tit mot de slang en pleine conversation. Surtout quand je ne sais pas que c'est du slang, justement ! C'est ça, la joie d'apprendre une langue que personne dans notre entourage ne parle. On ne sait jamais si ce qu'on a trouvé dans le dictionnaire ou sur internet s'applique dans la vraie vie. Je commence à avoir hâte de mettre mes minimes aquis en pratique. J'ai pas appris des miliers de mots pour rien, quand même ! Oh la la ! Je sens que je vais en dire, des conneries, par contre. Beaucoup de plaisir en perspective et quelques joues enpourprées, sans équivoque.
Ça ressemble à quoi, le turc ? À aucune langue et à toutes les langues. Ok. Je vous donne un petit cours de turc 101, pour le fun !!! Vous vous direz ensuite : " Elle aime les galères, la Marie-Eve". Je ne vous contredirai même pas.
Le turc:
On peut la classer comme une langue agglutinante, ce qui veut dire qu'en ajoutant des suffixes et préfixes aux mots, on obtient des phrases ou des conjonctions. (L'allemand est aussi une langue en partie agglutinante).
Les difficultés de base ?
1) Le verbe être et le verbe avoir n'existent pas en turc. Je dois donc apprendre à décrire les réalités du monde autrement. Pas très facile, lorsque l'on sait que ces verbes auxiliaires sont utilisés à toutes les sauces partout en français, en anglais et en espagnol, de même que dans toutes les langues indo-européennes latines et germaniques. Je dois carrément trouver d'autres routes pour décrire la possession ou l'existance.
2) Les verbes conjugés sont en dernière position dans la phrase et les connecteurs sont placés ailleurs aussi. Ce qui veut dire qu'une phrase comme : "Mon chien boit de l'eau" se dirait ainsi: " chien mon eau de boit."...
3) Comme en espagnol, la marque du pronom personnel est à même la terminaison du verbe. " J'aime" se dit "seviyorum"... Sev est le radical du verbe sevmek (aimer), iyor est la marque du présent et um est la marque de la première personne du singulier. C'est ça, une langue agglutinante !
4) Il y a deux formes de présent. La première signifie un peu le "en train de" ou "en ce moment", et l'autre est utilisée pour décrire une vérité générale. Si je veux dire " je t'aime", je dis "seni seviyorum" (en ce moment) . Par contre, si je veux dire que j'aime la crème glacée, je vais dire " Dondurma severim" (vérité générale).
5) Le turc est une langue neutre. Pas de féminin ou de masculin, un peu comme l'anglais (enfin une notion fafa)... Si je veux dire une collègue je dis "1 + fille collègue". Si je veux dire un colocataire, je dis "1 +garçon colocataire". Si je veux dire Ma soeur je dis " fille + sibling (on n'a pas d'équivalent en français) + ma".... Simple, hein ? ;) Aussi, le pluriel est facultatif si la phrase marque déjà le pluriel. Ex: Garçon se dit "Erkek" et garçons se dit "Erkekler". Si je dis un garçon j'écris "bir erkek". Si je dis deux garçons je dis "iki erkek". Pas besoin de mettre la terminaison -ler, parce que iki veut dire deux, donc je sais déjà qu'il y a du pluriel. En turc, les pluriels redondants n'existent donc pas, ou ne sont du moins pas obligatoires.
6) Il existe un truc très désagréable en turc qui s'appelle l'harmonie vocalique. C'est pour éviter les chocs "voyelle-consonne". L'harmonie vocalique se décide en fonction de la dernière voyelle d'un mot, et parfois de sa dernière consonne. Ex; pomme = elma. Si je veux l'accorder au pluriel, ça va faire: elmalar. Fruit = meyve. Fruits = Meyveler. Si je veux dire "d'Istanbul", je vais dire Istanbul'dan. Si je veux dire "D'Izmir", je vais dire Izmir'den. Pourquoi ? Parce que l'harmonie de la dernière voyelle d'Istanbul (u) va avec le "a" de 'dan , tandis que la dernière voyelle d'Izmir (i) s'harmonise en "e" (comme dans 'den). Vous me suivez ? Peut-être pas, mais c'est pas grave, je ne me suis pas moi-même, souvent. Compliqué ? Oui. Et on appelle ça une harmonie simple. Parce qu,il y en a des complexes, dont je vous épargnerai les détails.
Ok. Je crois que c'est assez. Inutile d'aller plus loin: vous n'utiliserez probablement jamais un traître mot de turc de votre vie, ce qui est bien normal. Je voulais simplement vous donner un avant-goût de mes prochaines complications. Parce que là, c'est bien beau de vous mettre ça dans de mignonnes petites phrases bien léchées, mais dans la vraie vie, je vais devoir utiliser tout ça au quotidien dans un peu plus de quatre semaines. Ça sent le fou-rire à plein nez ! Ouille que oui...
Revenons au voyage.
Est-ce que je vais être prudente ? Ouais. Absolument.
Est-ce que je vais en profiter pour aller là où je ne suis jamais allée ? Double Ouais, sans hésitation. Je ne sais pas encore où, mais j'ai des plans.
Safranbolu ? Amasya ? Sanliurfa ? Hasan Keyf ? Nemrut Dag ? Van ? Side et Antalya ? Izmir ?
Aucune idée.
Tout ça ? Peut-être !
Rien de tout ça ? Probable ! (hé hé).
Laissez-moi vous faire la bise pour ce soir. Öptüm ! Je retourne étudier.
De superbes harmonies vocaliques m'attendent impatiemment ! hé hé
:P
Il ne reste qu'un mois et deux jours avant ma grande envolée vers la terre de Tarkan. (Tarkan !!! Je t'aime !!!)
Je commence officiellement le véritable décompte en écrivant ce biais.
Avant, je comptais le temps qui s'égrenait en événements à venir, comme si chaque moment planifié était une bille de mon boulier que je tassais au fur et à mesure. Ça coupait la longue attente du voyage. On fait des petits cercles autour de certaines dates sur notre calendrier, et on attend... Là, je peux dire qu'il y a plus de billes derrière que devant. Enfin !
Les billes passées:
24 juin = visite chez mes parents en Gaspésie
9 juillet = spectacle d'Elton John
16 juillet = spectacle de Metallica
22 juillet = spectacle de Billy Talent
23 juillet = spectacle de Simple Plan ...
Aujourd'hui, il ne reste que quelques charmantes petites dates sur ma liste qui me semblait pourtant sans fin en février:
19 août = rendez-vous chez la coiffeuse
20 août = tournoi de golf de l'employeur
23 août = anniversaire de mon mari
Ça veut dire, en fait, que je dois sortir ma "to do list" des lymbes. Et quand je sors ma "to do list", vous le savez probablement maintenant, c'est que le temps a filé et que le moment est venu pour moi de me préparer tranquillement mais sûrement au départ.
Roulement de tambourrrrrrrrrrrrrrrrr...
Alors, cette fois, sur ma "to do list", on trouve :
- Acheter une boîte de verres de contact (fait!)
- Prendre un rendez-vous pour une coloration et une coupe avant le départ (fait!)
- Renouveller ma réserve de crème solaire FPS 60, médicaments en tout genre, et autres babioles comme des clips pour les cheveux, etc.
- Acheter un nouveau mascara à l'épreuve de l'eau...
- Acheter des piles AA pour mon appareil numérique archaïque... (Je les recycle, by the way... Alors ne venez pas me chialer sur mon empreinte écolo, svp. Je suis une voyageuse écolo, quand-même.)
- Acheter une nouvelle pochette à passeport... L'ancienne est déchirée. Je l'avais depuis 1996, alors je peine à m'en départir, mais là, je n'ai plus le choix.
- Acheter des $ américains ...
- Appeler la banque, Mastercard et les assurances pour aviser de mes dates de départ et de retour.
- Acheter une petite robe neuve pour Bayram...
- Acheter quelques cadeaux typiques d'ici pour les amis turcs qui me reçoivent si gentiment . Des idées seraient bienvenues, d'ailleurs. Merci de m'en faire part! J'ai l'impression de ne penser qu'au sirop d'érable !
- Étudier religieusement à tous les jours mon turc... Je fais présentement des exercices de "drill", pour maîtriser le plus de mots de vocabulaire, ainsi que des verbes. Je commence à peine à remarquer les effets de tout ça, surtout quand je lis en turc. Donc, à continuer. Je sais à peu près conjuger au présent de l'indicatif, imparfait, futur simple et impératif. Je comprends un peu les autres formes de passé, et je comprends le présent permanent et continu. J'ai laissé tomber le conditionnel pour me concentrer sur l'essentiel. Le subjonctif, lui ? Même pas en rêve!
- Imprimer les rares confirmations que j'ai. Billets d'avion, réservation d'hôtel à Istanboul... C'est tout. héhé.
- Faire nettoyer mon sac de couchage.
- Faire mes deux sacs ... À faire, mais la veille du départ, évidemment ! :D
Je suis complètement énervée !!!!!!!! Énarvée, en bon québécois. C'est une coche au-dessus, quand on dit "énarvée". C'est comme un "overtime" au septième match de la coupe Stanley. C'est "énarvant". ahahah.
Il me reste tant à faire, et un seul petit mois pour être prête.
Un voyage "normal", dans le Sud, ou en Europe, avec famille et amis, c'est pas aussi demandant. Quand je suis partie pour la Grèce, c'était pour déambuler dans de belles ruines, me gaver de gelatos et boire de la Mythos avec ma soeurette. La belle grosse vie sale, bref. Pas stressant, ça.
Mais là, je m'en vais chez des Turcs, dont certains ne parlent pas un traître mot d'anglais ou de français. Je suis reçue chez les parents d'une amie pour le bris du jeûne du Ramadan, ce qui n'est pas rien ! C'est une fête très appréciée chez eux, un long congé férié, comme pour Noël chez nous, et qui plus est, ils n'ont jamais reçu d'étrangers chez eux... C'est donc un véritable honneur pour moi, mais mon turc se doit d'être au moins passable, même pour une débutante. Là, j'ai l'impression d'être au stade du "baragouinage"... J'aimerais pouvoir blablater un brin, tout de même !
La belle Özlem me dit souvent que je suis une élève autonome et assidue, et elle s'amuse beaucoup de voir toutes les recherches que j'ai fait jusqu'ici pour essayer de comprendre des chansons pop, entre autre... Parce que plusieurs paroles de chanson utilisent un langage de la rue, du vrai slang turc ! :D Elle trouve ça hilarant quand je lui sors un beau p'tit mot de slang en pleine conversation. Surtout quand je ne sais pas que c'est du slang, justement ! C'est ça, la joie d'apprendre une langue que personne dans notre entourage ne parle. On ne sait jamais si ce qu'on a trouvé dans le dictionnaire ou sur internet s'applique dans la vraie vie. Je commence à avoir hâte de mettre mes minimes aquis en pratique. J'ai pas appris des miliers de mots pour rien, quand même ! Oh la la ! Je sens que je vais en dire, des conneries, par contre. Beaucoup de plaisir en perspective et quelques joues enpourprées, sans équivoque.
Ça ressemble à quoi, le turc ? À aucune langue et à toutes les langues. Ok. Je vous donne un petit cours de turc 101, pour le fun !!! Vous vous direz ensuite : " Elle aime les galères, la Marie-Eve". Je ne vous contredirai même pas.
Le turc:
On peut la classer comme une langue agglutinante, ce qui veut dire qu'en ajoutant des suffixes et préfixes aux mots, on obtient des phrases ou des conjonctions. (L'allemand est aussi une langue en partie agglutinante).
Les difficultés de base ?
1) Le verbe être et le verbe avoir n'existent pas en turc. Je dois donc apprendre à décrire les réalités du monde autrement. Pas très facile, lorsque l'on sait que ces verbes auxiliaires sont utilisés à toutes les sauces partout en français, en anglais et en espagnol, de même que dans toutes les langues indo-européennes latines et germaniques. Je dois carrément trouver d'autres routes pour décrire la possession ou l'existance.
2) Les verbes conjugés sont en dernière position dans la phrase et les connecteurs sont placés ailleurs aussi. Ce qui veut dire qu'une phrase comme : "Mon chien boit de l'eau" se dirait ainsi: " chien mon eau de boit."...
3) Comme en espagnol, la marque du pronom personnel est à même la terminaison du verbe. " J'aime" se dit "seviyorum"... Sev est le radical du verbe sevmek (aimer), iyor est la marque du présent et um est la marque de la première personne du singulier. C'est ça, une langue agglutinante !
4) Il y a deux formes de présent. La première signifie un peu le "en train de" ou "en ce moment", et l'autre est utilisée pour décrire une vérité générale. Si je veux dire " je t'aime", je dis "seni seviyorum" (en ce moment) . Par contre, si je veux dire que j'aime la crème glacée, je vais dire " Dondurma severim" (vérité générale).
5) Le turc est une langue neutre. Pas de féminin ou de masculin, un peu comme l'anglais (enfin une notion fafa)... Si je veux dire une collègue je dis "1 + fille collègue". Si je veux dire un colocataire, je dis "1 +garçon colocataire". Si je veux dire Ma soeur je dis " fille + sibling (on n'a pas d'équivalent en français) + ma".... Simple, hein ? ;) Aussi, le pluriel est facultatif si la phrase marque déjà le pluriel. Ex: Garçon se dit "Erkek" et garçons se dit "Erkekler". Si je dis un garçon j'écris "bir erkek". Si je dis deux garçons je dis "iki erkek". Pas besoin de mettre la terminaison -ler, parce que iki veut dire deux, donc je sais déjà qu'il y a du pluriel. En turc, les pluriels redondants n'existent donc pas, ou ne sont du moins pas obligatoires.
6) Il existe un truc très désagréable en turc qui s'appelle l'harmonie vocalique. C'est pour éviter les chocs "voyelle-consonne". L'harmonie vocalique se décide en fonction de la dernière voyelle d'un mot, et parfois de sa dernière consonne. Ex; pomme = elma. Si je veux l'accorder au pluriel, ça va faire: elmalar. Fruit = meyve. Fruits = Meyveler. Si je veux dire "d'Istanbul", je vais dire Istanbul'dan. Si je veux dire "D'Izmir", je vais dire Izmir'den. Pourquoi ? Parce que l'harmonie de la dernière voyelle d'Istanbul (u) va avec le "a" de 'dan , tandis que la dernière voyelle d'Izmir (i) s'harmonise en "e" (comme dans 'den). Vous me suivez ? Peut-être pas, mais c'est pas grave, je ne me suis pas moi-même, souvent. Compliqué ? Oui. Et on appelle ça une harmonie simple. Parce qu,il y en a des complexes, dont je vous épargnerai les détails.
Ok. Je crois que c'est assez. Inutile d'aller plus loin: vous n'utiliserez probablement jamais un traître mot de turc de votre vie, ce qui est bien normal. Je voulais simplement vous donner un avant-goût de mes prochaines complications. Parce que là, c'est bien beau de vous mettre ça dans de mignonnes petites phrases bien léchées, mais dans la vraie vie, je vais devoir utiliser tout ça au quotidien dans un peu plus de quatre semaines. Ça sent le fou-rire à plein nez ! Ouille que oui...
Revenons au voyage.
Est-ce que je vais être prudente ? Ouais. Absolument.
Est-ce que je vais en profiter pour aller là où je ne suis jamais allée ? Double Ouais, sans hésitation. Je ne sais pas encore où, mais j'ai des plans.
Safranbolu ? Amasya ? Sanliurfa ? Hasan Keyf ? Nemrut Dag ? Van ? Side et Antalya ? Izmir ?
Aucune idée.
Tout ça ? Peut-être !
Rien de tout ça ? Probable ! (hé hé).
Laissez-moi vous faire la bise pour ce soir. Öptüm ! Je retourne étudier.
De superbes harmonies vocaliques m'attendent impatiemment ! hé hé
:P
dimanche 3 juillet 2011
Ça va aller plus que vite !
Juste pour votre info... Il reste 54 jours avant le grand départ !
Date de départ de Rimouski: 26 août.
Date de départ de Montréal: 27 août.
Vol: Montréal-Zurich-Istanbul: arrivée prévue vers 14h à Istanbul.
Départ vers Sakarya: 28 août.
Départ vers Uşak pour Bayram avec Özlem et Alper : 29 août.
Ensuite... Qui sait ? Sky is the limit !
Retour à Istanbul: 22 septembre. Dodo à l'Hôtel Adora, dans Sultanhamet, juste à côté de Topkapı.
Vol Istanbul-Zurich-Montréal: 25 septembre.
À suivre... ;)
Date de départ de Rimouski: 26 août.
Date de départ de Montréal: 27 août.
Vol: Montréal-Zurich-Istanbul: arrivée prévue vers 14h à Istanbul.
Départ vers Sakarya: 28 août.
Départ vers Uşak pour Bayram avec Özlem et Alper : 29 août.
Ensuite... Qui sait ? Sky is the limit !
Retour à Istanbul: 22 septembre. Dodo à l'Hôtel Adora, dans Sultanhamet, juste à côté de Topkapı.
Vol Istanbul-Zurich-Montréal: 25 septembre.
À suivre... ;)
jeudi 28 avril 2011
C'est d'une tristesse...
Petite parenthèse de la mort qui tue.
J'ai une amie égyptienne qui s'appelle Hend. Elle est guide touristique au Caire, à son compte, et prend des contrats avec diverses compagnies, dont Intrepid Travel.
Je l'ai connue lorsqu'elle a été ma guide en Égypte, et depuis, nous sommes restées en contact via internet.
Comme tous les Égyptiens, elle a vécu à fond la révolution de ce printemps. Elle comme les autres, souhaitait un changement radical en Égypte, pour le bien commun.
Cette jeune femme, une vrai petit paradoxe égyptien comme on en recontre plusieurs, est une jeune femme moderne, même si elle couvre ses cheveux, et est probablement bien plus à la mode que vous et moi. Elle a étudié, elle parle un Anglais impreccable, comprend un peu de français et est une passionnée de culture.
C'est avec elle que je devais aller en voyage au Liban, mais ce projet est reporté, comme vous le savez. Ce n'est que partie remise.
Et bien aujourd'hui, la jeune femme m'écrit un courriel me racontant qu'elle était un peu déprimé, car elle tente d'obtenir un visa temporaire pour faire un voyage en Australie. Elle veut juste aller visiter, exactement comme ce que je passe mon temps à faire quand je voyage. Aujourd'hui, elle a reçu une lettre de l'Ambassade d'Australie lui expliquant qu'elle avait été refusée, compte tenu des circonstances touchant la situation politique de son pays. On lui a clairement dit dans la lettre: "Nous n'avons aucune preuve que vous allez en Australie avec l'intention d'en repartir"...
:( C'est franchement triste qu'on en soit rendu là. Je me mets à sa place: Nous, touristes occidentaux, nous passons notre vie à envahir les pays comme l'Égypte. On y règne carrément ! On pense que notre cash peut tout acheter. On trouve ça drôle de négocier une babiole à 2 $ à un marchand qui ne vendra peut-être rien d'autre de sa journée et on n'accepte pas de céder. On a toujours l'impression de se faire avoir. Lorsqu'une jeune femme instruite, avec un emploi, qui paie elle-même son voyage (et on sait que les salaires ne sont pas toujours très haut, en Égypte) veut partir à la découverte du monde, on lui ferme cependant la porte au nez.
Dans le fond, on aime contrôler. On aime être maître du rapport de force. On peut envahir les autres pays tant qu'on veut, en autant que leurs habitants ne viennent pas faire la même chose chez nous.
Je comprends qu'il faut garder un contrôle sur l'immigration illégale. C'est normal. Mais il faut aussi avoir du discernement. On dirait qu'on considère parfois les gens de certaines nationnalités comme des immigrants potentiels tout simplement, sans vie autre que la misère.
Pour votre info, Hend a une famille, des amis qu'elle adore, un emploi qui lui va à merveilles. Elle est sur facebook comme moi, elle va sur youtube pour passer le temps, elle sort, elle a étudié, elle cherche l'amour...
C'est un être humain avec d'être quoi que ce soit d'autre.
Et moi, je lui dis: "Viens au Canada", en pensant que contrairement aux méchants australiens, on allait voir en elle quelqu'un qui vient faire rouler notre économie avant de voir une immigrante potentielle (ce qui est de toute façon loin d'être la vérité). Ben non. Elle m'a répondu ceci: "Impossible. C'est aussi difficile d'avoir le visa pour le Canada. C'est même plus difficile que pour l'Australie. Ça ne vaut même pas la peine d'essayer"...
Oh la la ! La claque en plein visage. Ouch.
J'ai honte.
Non mais, imaginez ! Si une fille comme elle est refusée chez nous, je me demande bien comment ça se fait que d'autres crapets ont réussi à y entrer et à rester ???? On a le système qu'on mérite. Si on jugeais nos visiteurs sur la qualité de leur dossier en général, plutôt que de faire de la discrimination par nationnalité, on s'en sortirait pas mal mieux. On aurait moins d'intégristes, moins de gens qui ne veulent pas apprendre la langue, moins de criminels en fuite, moins de gens avec des difficultés majeures d'adaptation. Et on aurait surtout plus de touristes, ce qui est évidemment excellent pour l'économie et l'emploi, en général.
Des touristes comme Hend, j'en voudrais à la tonne.
D'ailleurs, si vous allez en Égypte un jour, écrivez-moi avant de partir et je vous refilerai ses coordonnées. C'est la meilleure guide que j'ai eu, elle a des tarifs raisonnables, et vous en ferez votre amie rapidement. Elle a une manière de parler de l'Islam qui vient nous chercher. Elle a un don pour démystifier sa religion.
Ma belle Hend, c'est d'une tristesse sans fin que tu ne puisses pas venir me voir, du moins pas maintenant. Mais ce n'est que partie remise. Et saches, ma belle, qu'un jour, ce sera le retour du balancier. On mérite souvent les conséquences de nos choix . Peut-être qu'un jour, ce sera l'Égypte qui refusera ses merveilles aux Occidentaux aussi facilement... Ou qui choisiera qui les mérite vraiment.
J'ai une amie égyptienne qui s'appelle Hend. Elle est guide touristique au Caire, à son compte, et prend des contrats avec diverses compagnies, dont Intrepid Travel.
Je l'ai connue lorsqu'elle a été ma guide en Égypte, et depuis, nous sommes restées en contact via internet.
Comme tous les Égyptiens, elle a vécu à fond la révolution de ce printemps. Elle comme les autres, souhaitait un changement radical en Égypte, pour le bien commun.
Cette jeune femme, une vrai petit paradoxe égyptien comme on en recontre plusieurs, est une jeune femme moderne, même si elle couvre ses cheveux, et est probablement bien plus à la mode que vous et moi. Elle a étudié, elle parle un Anglais impreccable, comprend un peu de français et est une passionnée de culture.
C'est avec elle que je devais aller en voyage au Liban, mais ce projet est reporté, comme vous le savez. Ce n'est que partie remise.
Et bien aujourd'hui, la jeune femme m'écrit un courriel me racontant qu'elle était un peu déprimé, car elle tente d'obtenir un visa temporaire pour faire un voyage en Australie. Elle veut juste aller visiter, exactement comme ce que je passe mon temps à faire quand je voyage. Aujourd'hui, elle a reçu une lettre de l'Ambassade d'Australie lui expliquant qu'elle avait été refusée, compte tenu des circonstances touchant la situation politique de son pays. On lui a clairement dit dans la lettre: "Nous n'avons aucune preuve que vous allez en Australie avec l'intention d'en repartir"...
:( C'est franchement triste qu'on en soit rendu là. Je me mets à sa place: Nous, touristes occidentaux, nous passons notre vie à envahir les pays comme l'Égypte. On y règne carrément ! On pense que notre cash peut tout acheter. On trouve ça drôle de négocier une babiole à 2 $ à un marchand qui ne vendra peut-être rien d'autre de sa journée et on n'accepte pas de céder. On a toujours l'impression de se faire avoir. Lorsqu'une jeune femme instruite, avec un emploi, qui paie elle-même son voyage (et on sait que les salaires ne sont pas toujours très haut, en Égypte) veut partir à la découverte du monde, on lui ferme cependant la porte au nez.
Dans le fond, on aime contrôler. On aime être maître du rapport de force. On peut envahir les autres pays tant qu'on veut, en autant que leurs habitants ne viennent pas faire la même chose chez nous.
Je comprends qu'il faut garder un contrôle sur l'immigration illégale. C'est normal. Mais il faut aussi avoir du discernement. On dirait qu'on considère parfois les gens de certaines nationnalités comme des immigrants potentiels tout simplement, sans vie autre que la misère.
Pour votre info, Hend a une famille, des amis qu'elle adore, un emploi qui lui va à merveilles. Elle est sur facebook comme moi, elle va sur youtube pour passer le temps, elle sort, elle a étudié, elle cherche l'amour...
C'est un être humain avec d'être quoi que ce soit d'autre.
Et moi, je lui dis: "Viens au Canada", en pensant que contrairement aux méchants australiens, on allait voir en elle quelqu'un qui vient faire rouler notre économie avant de voir une immigrante potentielle (ce qui est de toute façon loin d'être la vérité). Ben non. Elle m'a répondu ceci: "Impossible. C'est aussi difficile d'avoir le visa pour le Canada. C'est même plus difficile que pour l'Australie. Ça ne vaut même pas la peine d'essayer"...
Oh la la ! La claque en plein visage. Ouch.
J'ai honte.
Non mais, imaginez ! Si une fille comme elle est refusée chez nous, je me demande bien comment ça se fait que d'autres crapets ont réussi à y entrer et à rester ???? On a le système qu'on mérite. Si on jugeais nos visiteurs sur la qualité de leur dossier en général, plutôt que de faire de la discrimination par nationnalité, on s'en sortirait pas mal mieux. On aurait moins d'intégristes, moins de gens qui ne veulent pas apprendre la langue, moins de criminels en fuite, moins de gens avec des difficultés majeures d'adaptation. Et on aurait surtout plus de touristes, ce qui est évidemment excellent pour l'économie et l'emploi, en général.
Des touristes comme Hend, j'en voudrais à la tonne.
D'ailleurs, si vous allez en Égypte un jour, écrivez-moi avant de partir et je vous refilerai ses coordonnées. C'est la meilleure guide que j'ai eu, elle a des tarifs raisonnables, et vous en ferez votre amie rapidement. Elle a une manière de parler de l'Islam qui vient nous chercher. Elle a un don pour démystifier sa religion.
Ma belle Hend, c'est d'une tristesse sans fin que tu ne puisses pas venir me voir, du moins pas maintenant. Mais ce n'est que partie remise. Et saches, ma belle, qu'un jour, ce sera le retour du balancier. On mérite souvent les conséquences de nos choix . Peut-être qu'un jour, ce sera l'Égypte qui refusera ses merveilles aux Occidentaux aussi facilement... Ou qui choisiera qui les mérite vraiment.
samedi 23 avril 2011
Ma belle Turquie d'amour...
Qui l'aurait cru !
Je suis devenue follement amoureuse d'un pays. Comme ça. Bang !
Ça ne m'a pas fait mal, du moins pas trop.
Mais là, j'suis prise avec ça. Ça coule dans mes veines et je commence à comprendre certains poètes qui déversent dans leurs vers des messages teintés de phéromones pour une ville X, un lieu Y.
Boum boum.
J'ai la patate qui bat à 100 à l'heure, juste à l'idée de penser que je reverrai bientôt le Bosphore.
Je me suis mise assidument à apprendre la langue d'Ohran Pamuk.
J'ai trouvé ce site web français, appelé le Polyglot Club, une pure merveille si on a la patiente de rechercher le bon prof des heures et des heures ... Il s'agit d'un club de langues pour lequel l'inscription est gratuite et les services aussi. J'offre et je demande. Dans mon cas, j'offre d'aider dans la langue de Molière, de Shakespeare et de Cervantes... en échange d'aide reçue dans celle de Pamuk.
J'ai reçu des tas de courriels... Des mecs, des mecs, des mecs... Ils voulaient tous m'épouser et + + +... J'ai eu des déclarations d'amour sans fin... Ahahah ! La galère !
Je me suis donc rapidement fait à l'idée qu'il me fallait une fille. Une fille de mon âge, à moins qu'elle ne joue dans l'équipe adverse, ne me ferait pas de demande en mariage.
Sur le site, il n'y en avait qu'une seule qui correspondait à ma petite liste de critères (je voulais quelqu'un de ma génération, au moins, et avec un base en anglais). La personne qui me semblait adéquate avait 28 ans, mais aucune info de plus n'était dispo. J'ai donc pris un beau p'tit "guess". J'ai tenté ma chance et lui ai écris en lui disant: "J'suis sur Skype, MSN et facebook, si tu veux m'aider en turc, ce serait très apprécié".
La semaine suivante, j'avais une demande d'amitié sur facebook. La jeune femme, Özlem, me ressemblait beaucoup sur plusieurs aspects. Jeune mariée, même tranche d'âge, professeure d'anglais, qui avait étudié l'allemand au collège, toujours sans enfant... Une coincidence plus que parfaite.
On a eu le coup de foudre l'une pour l'autre ! Littéralement ! Depuis ce jour, on se parle deux fois par semaine sur skype. On s'écrit des courriels. Nous sommes devenu des amies. Un peu comme ces correspondants que j'avais, à mon adolescence, à qui j'écrivais des lettres sur tout et rien, on a réussi elle et moi à se bâtir une amitié malgré la distance. Les septiques de mon entourage ont tous été confondus, un à un. Ô merveilles !
Et là, c'est chez elle que je pars pour quelque temps. Elle est aussi contente que moi. ;)
Oui, parce que je vous annonce en primeur que je pars presque un mois complet en Turquie. Juste en Turquie. J'avais de beaux projets moyen-orientaux, mais compte tenu de la situation politique assez corsée en Syrie actuellement, j'ai décidé d'être sage. Oui oui, ça m'arrive parfois. Je suis une émotive analytique rationnelle... Ça fait bizarre comme mélange, mais c'est bel et bien tout moi ! Le Liban était la première étape d'un long "overland" Beyrouth à Istanbul... Je le ferai un jour, bien évidemment. Mais pas maintenant. Pas dans les manifs contre Baschar Al-Asad. Il faut que je sois raisonnable.
Alors, oui pour la Turquie, non pour le reste.
Ils (Özlem et Alper, le petit couple) ont déjà des projets pour moi. Au début, je voulais tout faire en un mois, me promener partout, d'Ouest en Est, me rendre jusqu'au lac de Van... Je ne dis pas que je ne le ferai pas...
Maintenant, je ne sais plus. Je crois que je vais bâtir le tout sur place, comme j'aime bien le faire parfois.
Mon billet d'avion est acheté. Un beau Montréal-Istanbul via Zurich. J'arrive à Istanbul le 28 août en après-midi. Je reste en Turquie jusqu'au 25 septembre inclusivement. Je sais que Alper s'est déjà organisé avec sa soeur pour m'amener à Karasu, un petit balnéaire turc (peu d'étrangers) sur la Mer Noire, que je ne connais pas du tout, by the way. La soeur d'Alper a une maison d'été dans cette petite bourgade hyper bondée en été. Je vais donc faire au moins de la plage pour deux jours. héhé. Je vais aussi probablement aller à Safranbolu, tant qu'à être dans le secteur. C'est une ville remplie de belles maisons ottomanes traditionnelles (konaks) et même si c'est touristique, j'ai compris que c'est un must du nord turc, et comme je ne l'ai pas encore vu... Je vais faire ma touriste de luxe et y aller. Après tout, je ne voyage pas pour flasher; c'est bien ridicule d'entendre du monde se vanter: "Oh je vais juste dans les places underground, MOUUUUA je fuis les attrape-touristes et les lieux bondés.... blablabla"....
"Heille. Ben oui chose. Vas-y pas au Taj Mahal, au Machu Pichu ou à St-Clinclin-du-Clinclin. . Moi, je ne me priverai pas parce que c'est touristique. Dans la vie, y'a pas juste les expériences, y'a aussi le plaisir des yeux et même si le tourisme de masse peut être barbant, on ne doit pas éviter le beau juste pour éviter les foules et les mafias de la vente du souvenir de rue Made-in-China".
D'ailleurs, en passant, pour tous ceux et celles qui pensent que j'apprends le turc pour flasher, sachez que c'est aucunement le cas. Je suis ce qu'on appelle une "turcophile". J'aime ce pays et je ne peux m'empêcher de vouloir connaître sa langue. Ça en dit tellement sur les gens, la langue ! Et vous (je parle ici de ceux qui vont dénigrer tout ça) qui vous marrez à mon propos en pensant que je veux juste qu'on dise "wow, est hot la fille"... Ben je m'en fous comme de l'an quarante. (Mausus que j'suis polie! ahahah!) J'ai pas besoin de l'approbation de quiconque. J'ai déjà du vécu et ça fait longtemps que je ne cherche plus l'unanimité. Vous pouvez quitter ce blog sur le champs, si vous le lisez pour mieux vomir après. Personne ne vous oblige à le lire.
Ouf. La pseudo montée de lait est "faitte". Je peux revenir à mes moutons.
Ce que je sais, c'est que j'avais prévu passer quelques jours seule à Istanbul... mais là, aujourd'hui, j'ai changé mes plans. Pour une raison que je n'avais pas envisagé, et qui me comble de joie. J'avais pas pensé que j'arrivais à la toute fin du Ramadan. Cette année, le Ramadan est du 1er au 30 août inclusivement. Le 30 août, c'est le fameux bris du jeûne, appelé Bayram. C'est le gros gros party dans les pays musulmans. C'est la fête la plus importante de l'année, un peu comme notre Noël ! Özlem, en se rendant compte que j'allais être en Turquie, m'a proposé de la suivre jusqu'à sa ville natale, Uşak, dans la province d'Izmir, pour passer ces jours avec sa famille et celle d'Alper, son mari. Elle a déjà demandé à son papa et il est très content d'accueillir "l'amie canadienne".
Ça va donc se passer comme ça: Le 28 août, en arrivant à l'aéroport Ataturk, vers 14h30, je vais directement aller à la centrale de bus pour prendre un bus vers Adapazarı, la ville d'Özlem, située à environ 1h30 d'Istanbul. Je devrais être en mesure de m'y rendre facilement. Il y a beaucoup de bus vers l'Anatolie et c'est une ville importante. Le lendemain, Özlem, Alper et moi, on va prendre un autre bus vers Uşak, une petite promenade d'environ 5h30, pour aller retrouver leurs familles. Le bris du jeûne est le 30 août. Je vais aussi fêter mon anniversaire là-bas, le 31 août.
Je ne sais pas combien de temps on va rester là-bas. Quelques jours au moins. On n'en sait rien !
Mais une chose est certaine, je me sens vraiment la bienvenue. Lorsque j'ai mentionné à Özlem que je ne voulais pas déranger, elle s'est contenté de rire en me disant: "Nous les Turcs, on aime recevoir"...
Alors c'est une histoire à suivre, mais je suis folle de joie à l'idée de passer Bayram avec une vraie famille turque. J'ai déjà l'impression d'avoir un privillège, ici. Il va falloir que je redouble d'efforts pour avoir un turc assez correct d'ici la fin août, parce que la jasette va être difficile, sinon ! Mais j'y arriverai. Je le sais. Mon voyage d'un mois en Turquie s'enligne pour devenir une vraie immersion. Je raffole de l'idée, encore plus que je me promener à droite et à gauche toute seule.
Comme on dis en turc:
öptüm. (bises xxx)
Je suis devenue follement amoureuse d'un pays. Comme ça. Bang !
Ça ne m'a pas fait mal, du moins pas trop.
Mais là, j'suis prise avec ça. Ça coule dans mes veines et je commence à comprendre certains poètes qui déversent dans leurs vers des messages teintés de phéromones pour une ville X, un lieu Y.
Boum boum.
J'ai la patate qui bat à 100 à l'heure, juste à l'idée de penser que je reverrai bientôt le Bosphore.
Je me suis mise assidument à apprendre la langue d'Ohran Pamuk.
J'ai trouvé ce site web français, appelé le Polyglot Club, une pure merveille si on a la patiente de rechercher le bon prof des heures et des heures ... Il s'agit d'un club de langues pour lequel l'inscription est gratuite et les services aussi. J'offre et je demande. Dans mon cas, j'offre d'aider dans la langue de Molière, de Shakespeare et de Cervantes... en échange d'aide reçue dans celle de Pamuk.
J'ai reçu des tas de courriels... Des mecs, des mecs, des mecs... Ils voulaient tous m'épouser et + + +... J'ai eu des déclarations d'amour sans fin... Ahahah ! La galère !
Je me suis donc rapidement fait à l'idée qu'il me fallait une fille. Une fille de mon âge, à moins qu'elle ne joue dans l'équipe adverse, ne me ferait pas de demande en mariage.
Sur le site, il n'y en avait qu'une seule qui correspondait à ma petite liste de critères (je voulais quelqu'un de ma génération, au moins, et avec un base en anglais). La personne qui me semblait adéquate avait 28 ans, mais aucune info de plus n'était dispo. J'ai donc pris un beau p'tit "guess". J'ai tenté ma chance et lui ai écris en lui disant: "J'suis sur Skype, MSN et facebook, si tu veux m'aider en turc, ce serait très apprécié".
La semaine suivante, j'avais une demande d'amitié sur facebook. La jeune femme, Özlem, me ressemblait beaucoup sur plusieurs aspects. Jeune mariée, même tranche d'âge, professeure d'anglais, qui avait étudié l'allemand au collège, toujours sans enfant... Une coincidence plus que parfaite.
On a eu le coup de foudre l'une pour l'autre ! Littéralement ! Depuis ce jour, on se parle deux fois par semaine sur skype. On s'écrit des courriels. Nous sommes devenu des amies. Un peu comme ces correspondants que j'avais, à mon adolescence, à qui j'écrivais des lettres sur tout et rien, on a réussi elle et moi à se bâtir une amitié malgré la distance. Les septiques de mon entourage ont tous été confondus, un à un. Ô merveilles !
Et là, c'est chez elle que je pars pour quelque temps. Elle est aussi contente que moi. ;)
Oui, parce que je vous annonce en primeur que je pars presque un mois complet en Turquie. Juste en Turquie. J'avais de beaux projets moyen-orientaux, mais compte tenu de la situation politique assez corsée en Syrie actuellement, j'ai décidé d'être sage. Oui oui, ça m'arrive parfois. Je suis une émotive analytique rationnelle... Ça fait bizarre comme mélange, mais c'est bel et bien tout moi ! Le Liban était la première étape d'un long "overland" Beyrouth à Istanbul... Je le ferai un jour, bien évidemment. Mais pas maintenant. Pas dans les manifs contre Baschar Al-Asad. Il faut que je sois raisonnable.
Alors, oui pour la Turquie, non pour le reste.
Ils (Özlem et Alper, le petit couple) ont déjà des projets pour moi. Au début, je voulais tout faire en un mois, me promener partout, d'Ouest en Est, me rendre jusqu'au lac de Van... Je ne dis pas que je ne le ferai pas...
Maintenant, je ne sais plus. Je crois que je vais bâtir le tout sur place, comme j'aime bien le faire parfois.
Mon billet d'avion est acheté. Un beau Montréal-Istanbul via Zurich. J'arrive à Istanbul le 28 août en après-midi. Je reste en Turquie jusqu'au 25 septembre inclusivement. Je sais que Alper s'est déjà organisé avec sa soeur pour m'amener à Karasu, un petit balnéaire turc (peu d'étrangers) sur la Mer Noire, que je ne connais pas du tout, by the way. La soeur d'Alper a une maison d'été dans cette petite bourgade hyper bondée en été. Je vais donc faire au moins de la plage pour deux jours. héhé. Je vais aussi probablement aller à Safranbolu, tant qu'à être dans le secteur. C'est une ville remplie de belles maisons ottomanes traditionnelles (konaks) et même si c'est touristique, j'ai compris que c'est un must du nord turc, et comme je ne l'ai pas encore vu... Je vais faire ma touriste de luxe et y aller. Après tout, je ne voyage pas pour flasher; c'est bien ridicule d'entendre du monde se vanter: "Oh je vais juste dans les places underground, MOUUUUA je fuis les attrape-touristes et les lieux bondés.... blablabla"....
"Heille. Ben oui chose. Vas-y pas au Taj Mahal, au Machu Pichu ou à St-Clinclin-du-Clinclin. . Moi, je ne me priverai pas parce que c'est touristique. Dans la vie, y'a pas juste les expériences, y'a aussi le plaisir des yeux et même si le tourisme de masse peut être barbant, on ne doit pas éviter le beau juste pour éviter les foules et les mafias de la vente du souvenir de rue Made-in-China".
D'ailleurs, en passant, pour tous ceux et celles qui pensent que j'apprends le turc pour flasher, sachez que c'est aucunement le cas. Je suis ce qu'on appelle une "turcophile". J'aime ce pays et je ne peux m'empêcher de vouloir connaître sa langue. Ça en dit tellement sur les gens, la langue ! Et vous (je parle ici de ceux qui vont dénigrer tout ça) qui vous marrez à mon propos en pensant que je veux juste qu'on dise "wow, est hot la fille"... Ben je m'en fous comme de l'an quarante. (Mausus que j'suis polie! ahahah!) J'ai pas besoin de l'approbation de quiconque. J'ai déjà du vécu et ça fait longtemps que je ne cherche plus l'unanimité. Vous pouvez quitter ce blog sur le champs, si vous le lisez pour mieux vomir après. Personne ne vous oblige à le lire.
Ouf. La pseudo montée de lait est "faitte". Je peux revenir à mes moutons.
Ce que je sais, c'est que j'avais prévu passer quelques jours seule à Istanbul... mais là, aujourd'hui, j'ai changé mes plans. Pour une raison que je n'avais pas envisagé, et qui me comble de joie. J'avais pas pensé que j'arrivais à la toute fin du Ramadan. Cette année, le Ramadan est du 1er au 30 août inclusivement. Le 30 août, c'est le fameux bris du jeûne, appelé Bayram. C'est le gros gros party dans les pays musulmans. C'est la fête la plus importante de l'année, un peu comme notre Noël ! Özlem, en se rendant compte que j'allais être en Turquie, m'a proposé de la suivre jusqu'à sa ville natale, Uşak, dans la province d'Izmir, pour passer ces jours avec sa famille et celle d'Alper, son mari. Elle a déjà demandé à son papa et il est très content d'accueillir "l'amie canadienne".
Ça va donc se passer comme ça: Le 28 août, en arrivant à l'aéroport Ataturk, vers 14h30, je vais directement aller à la centrale de bus pour prendre un bus vers Adapazarı, la ville d'Özlem, située à environ 1h30 d'Istanbul. Je devrais être en mesure de m'y rendre facilement. Il y a beaucoup de bus vers l'Anatolie et c'est une ville importante. Le lendemain, Özlem, Alper et moi, on va prendre un autre bus vers Uşak, une petite promenade d'environ 5h30, pour aller retrouver leurs familles. Le bris du jeûne est le 30 août. Je vais aussi fêter mon anniversaire là-bas, le 31 août.
Je ne sais pas combien de temps on va rester là-bas. Quelques jours au moins. On n'en sait rien !
Mais une chose est certaine, je me sens vraiment la bienvenue. Lorsque j'ai mentionné à Özlem que je ne voulais pas déranger, elle s'est contenté de rire en me disant: "Nous les Turcs, on aime recevoir"...
Alors c'est une histoire à suivre, mais je suis folle de joie à l'idée de passer Bayram avec une vraie famille turque. J'ai déjà l'impression d'avoir un privillège, ici. Il va falloir que je redouble d'efforts pour avoir un turc assez correct d'ici la fin août, parce que la jasette va être difficile, sinon ! Mais j'y arriverai. Je le sais. Mon voyage d'un mois en Turquie s'enligne pour devenir une vraie immersion. Je raffole de l'idée, encore plus que je me promener à droite et à gauche toute seule.
Comme on dis en turc:
öptüm. (bises xxx)
mardi 22 mars 2011
Ok... Les plans changent...
Bon.
Je sais. Je vous avais dit: "prochain voyage: les pays de la Baltique"
Ben quoi ? Mes plans ont changés. Ça fait longtemps, très longtemps même, que je veux me tapper un voyage en solitaire. Je veux partie seule. Toute seule, là. Pas avec une amie. Pas avec mon chum. Seule comme la solitude elle-même.
Je vais faire ça. En automne, probablement.
Mon mari très conciliant est d'accord. Même qu'il m'encourage, parce qu'il le sait très bien: J'ai toujours voulu le faire.
Il faut comprendre ici que je ne serai pas seule tout le temps. Je vais croiser de vieux amis sur ma route, et des nouveaux aussi. Mais le fait est que je pars seule quand même, sans but vraiment précis.
Je veux aller au Moyen-Orient. Encore. Et en Turquie aussi. Le tout va dépendre du nombre de semaines de vacances que je vais pouvoir avoir. Mais la Turquie, c'est certain, pour un gros deux semaines. Reste à voir si je pourrai coller quelques semaines de vacances de plus. Si oui, je voudrais me tapper le Liban et la Syrie aussi... avec un p'tit détour en Égypte pour saluer des amis à moi. Fêter ma fête en Égypte... en plein bris du jeûne du Ramadan... ce serait super, non ?
La Turquie encore, vous allez dire... Pourquoi ? Ben c'est simple. J'apprends le turc toute seule, avec l'aide d'une fille que j'ai connu sur le Net. Mes vacances en Turquie me permettraient de faire une petite immersion. Cest pour ça que je pars seule. Je ne veux pas avoir à parler en français ou en anglais avec quelqu'un. Je veux m'impreigner du turc. Et ma professeure veut me recevoir, et peut-être même faire un bout de chemin avec moi dans les dédalles des routes turques.
Tamam ! Ça me plait !
Je n'y peux rien. J'aime le Proche et le Moyen Orient, et j'adore l'Asie Mineure. D'autres aiment le Sud, moi c'est l'Anatolie turque et les iskender kebabs. On est ce qu'on est et ça ne sert à rien de le nier.
Avis à tous ceux et celles qui tenteront de s'inviter dans mon périple: La réponse est NON. Sorry d'avance, mais c'est comme ça. Ce voyage-là, il m'appartiendra à moi toute seule. Comme avant. Comme quand je vivais au Mexique et que je partais seule à l'aventure. Même si vous me suppliez, c'est non. Aucun risque que je change d'idée. Je suis assez bien avec moi-même pour me passer de vous pendant quelques semaines. ahahah ! Malgré tout, je penserai à vous et vous laisserai savoir mes mésaventures dignent de "Lost in translation". Parce que perdue dans la traduction, je le serai, c'est impératif. Je veux être perdue dans le sens, commun comme figuré. Je veux me tromper de métaphore, je veux qu'on rigole bien lorsque je vais dire des bêtises sans le vouloir. J'aime qu'on se foute de ma gueule quand je déparle. Ça rend l'apprentissage de la langue beaucoup plus réel, et ça fait du bien de rire un bon coup, quand on a été stressé de bien se faire comprendre toute la journée.
Je vous tiendrai au courant. J'ai monté un pseudo itinéraire longue durée, moyenne durée et courte durée, mais j'en parle pas encore. Chaque chose en son temps. J'ai soif de Turquie, présentement. Au début, mon Éric (pruneau en turc) trouvait cela complètement irréel. Puis, il a découvert Özlem, la jeune femme qui m'aide à tous les week-ends. Il a commencé à constater son intelligence, sa vivacité et sa "turquisité" propre. Là, il est très heureux pour moi.
En terminant, je me fous des jugements. Ceux qui pensent : "Bon, encore un voyage!!!"... Hé oui, encore un, et c'est pas le dernier, soit dit en passant. Si pour certains ça donne l'impression que je jette mes $ par les fenêtres, sachez que pour moi, c'est un enrichissement indescriptible. Ceux qui pensent: "Toute seule, quelle imprudence!"... Sachez qu'une femme seule peut très bien voyager autour du monde. Ceux qui pensent: "Encore la Turquie!"... Oui, encore la Turquie ! Et alors ? Si vous allez à Cuba une fois par année, ben moi je vais en Turquie souvent, c'est tout. Pour aimer la Turquie, il faut aimer les paradoxes. C'est tout moi, ça.
Bonne nuit, sur ce.
Je vous reviens dès que mon projet commencera à prendre réellement forme.
Je sais. Je vous avais dit: "prochain voyage: les pays de la Baltique"
Ben quoi ? Mes plans ont changés. Ça fait longtemps, très longtemps même, que je veux me tapper un voyage en solitaire. Je veux partie seule. Toute seule, là. Pas avec une amie. Pas avec mon chum. Seule comme la solitude elle-même.
Je vais faire ça. En automne, probablement.
Mon mari très conciliant est d'accord. Même qu'il m'encourage, parce qu'il le sait très bien: J'ai toujours voulu le faire.
Il faut comprendre ici que je ne serai pas seule tout le temps. Je vais croiser de vieux amis sur ma route, et des nouveaux aussi. Mais le fait est que je pars seule quand même, sans but vraiment précis.
Je veux aller au Moyen-Orient. Encore. Et en Turquie aussi. Le tout va dépendre du nombre de semaines de vacances que je vais pouvoir avoir. Mais la Turquie, c'est certain, pour un gros deux semaines. Reste à voir si je pourrai coller quelques semaines de vacances de plus. Si oui, je voudrais me tapper le Liban et la Syrie aussi... avec un p'tit détour en Égypte pour saluer des amis à moi. Fêter ma fête en Égypte... en plein bris du jeûne du Ramadan... ce serait super, non ?
La Turquie encore, vous allez dire... Pourquoi ? Ben c'est simple. J'apprends le turc toute seule, avec l'aide d'une fille que j'ai connu sur le Net. Mes vacances en Turquie me permettraient de faire une petite immersion. Cest pour ça que je pars seule. Je ne veux pas avoir à parler en français ou en anglais avec quelqu'un. Je veux m'impreigner du turc. Et ma professeure veut me recevoir, et peut-être même faire un bout de chemin avec moi dans les dédalles des routes turques.
Tamam ! Ça me plait !
Je n'y peux rien. J'aime le Proche et le Moyen Orient, et j'adore l'Asie Mineure. D'autres aiment le Sud, moi c'est l'Anatolie turque et les iskender kebabs. On est ce qu'on est et ça ne sert à rien de le nier.
Avis à tous ceux et celles qui tenteront de s'inviter dans mon périple: La réponse est NON. Sorry d'avance, mais c'est comme ça. Ce voyage-là, il m'appartiendra à moi toute seule. Comme avant. Comme quand je vivais au Mexique et que je partais seule à l'aventure. Même si vous me suppliez, c'est non. Aucun risque que je change d'idée. Je suis assez bien avec moi-même pour me passer de vous pendant quelques semaines. ahahah ! Malgré tout, je penserai à vous et vous laisserai savoir mes mésaventures dignent de "Lost in translation". Parce que perdue dans la traduction, je le serai, c'est impératif. Je veux être perdue dans le sens, commun comme figuré. Je veux me tromper de métaphore, je veux qu'on rigole bien lorsque je vais dire des bêtises sans le vouloir. J'aime qu'on se foute de ma gueule quand je déparle. Ça rend l'apprentissage de la langue beaucoup plus réel, et ça fait du bien de rire un bon coup, quand on a été stressé de bien se faire comprendre toute la journée.
Je vous tiendrai au courant. J'ai monté un pseudo itinéraire longue durée, moyenne durée et courte durée, mais j'en parle pas encore. Chaque chose en son temps. J'ai soif de Turquie, présentement. Au début, mon Éric (pruneau en turc) trouvait cela complètement irréel. Puis, il a découvert Özlem, la jeune femme qui m'aide à tous les week-ends. Il a commencé à constater son intelligence, sa vivacité et sa "turquisité" propre. Là, il est très heureux pour moi.
En terminant, je me fous des jugements. Ceux qui pensent : "Bon, encore un voyage!!!"... Hé oui, encore un, et c'est pas le dernier, soit dit en passant. Si pour certains ça donne l'impression que je jette mes $ par les fenêtres, sachez que pour moi, c'est un enrichissement indescriptible. Ceux qui pensent: "Toute seule, quelle imprudence!"... Sachez qu'une femme seule peut très bien voyager autour du monde. Ceux qui pensent: "Encore la Turquie!"... Oui, encore la Turquie ! Et alors ? Si vous allez à Cuba une fois par année, ben moi je vais en Turquie souvent, c'est tout. Pour aimer la Turquie, il faut aimer les paradoxes. C'est tout moi, ça.
Bonne nuit, sur ce.
Je vous reviens dès que mon projet commencera à prendre réellement forme.
mercredi 5 janvier 2011
Prochaine aventure: Pays baltiques 2012
Bonjour tout le monde !
Hé oui, vous pensiez qu'Éric et moi avions assez voyagé ? Mais non, mais non ! :o)
Je suis en train de concocter un beau petit voyage de type "road trip" de Berlin à Berlin, soit par le nord, soit par le sud.
Par le nord, ça donne: Allemagne (Berlin) - Pologne (route du nord, via Gdansk) - Lituanie - Lettonie - Estonie - Russie (St-Petersbourgs, retour vers le nord via Vyborg) - Finlande ( d'est en ouest) - Suède (Stockholm, Gotborg, Malmo) - Danemark (Copenhague) - Allemagne (Berlin).
Notre contrainte principale: L'argent. Les pays scandinaves sont très dispendieux et faire un roadtrip dans ce coin signifie beaucoup de camping. Or, on fera le voyage en 2012, avec ou sans enfant (selon ce qui aura ou non évolué dans notre vie de couple. hé hé)...
Par le sud, ça donne: Allemagne (Berlin) - Pologne (la route du nord via Gdansk) - Lituanie - Lettonie - Estonie - Russie (St-Petersbourg, Novgorod) - Bélarus (Minsk) - Ukraine (Kiev, Lviv, Carapathes) - Pologne (Cracovie) - République Tchèque (Prague, Karlovy Vary) - Allemagne (Dresden jusqu'à Berlin).
Notre contrainte principale: La difficulté diplomatique et langagière. Diplomatique, car passer par le Bélarus, c'est complexe. Il faut être invité par une agence bélarusse, il faut des tas de visas et de permis, et il faut des nerds solides. Ce qui veut dire qu'on doit fournir la liste de nos moindres déplacements d'avance, incluant les hôtels, pour pouvoir obtenir le visa. Et langagière, car on passerait beaucoup plus de temps sur des routes où les panneaux ne seraient pas dans notre alphabet. Ouille ouille ouille. Mon cyrillique est pas mal boîteux... pour ne pas dire inexistant.
Mais le défi nous tente en titi. La route du sud serait abordable, mais on doit la coordonner au quart de tour. Et ça adonne bien, j'adore ça, rêver d'un voyage plusieurs mois d'avance, quitte à ne plus dormir, à ne plus manger, à m'en donner la migraine ! Donc je suis la fille parfaite pour régler des pacotilles du genre, hein ?
;o)
Je monte présentement les deux routes. Je ne sais pas encore laquelle est ma préférée... Qu'est-ce que vous en pensez ?
Les deux voyages se font de Berlin à Berlin.
:o) En tout cas, j'ai vraiment hâte à 2012 ! Et je vous garantie que ce ne sera pas la fin du monde cette année-là: j'ai une boîte de Tylénol avec une date d'expiration de 2013, donc: IMPOSSIBLE !
Hé oui, vous pensiez qu'Éric et moi avions assez voyagé ? Mais non, mais non ! :o)
Je suis en train de concocter un beau petit voyage de type "road trip" de Berlin à Berlin, soit par le nord, soit par le sud.
Par le nord, ça donne: Allemagne (Berlin) - Pologne (route du nord, via Gdansk) - Lituanie - Lettonie - Estonie - Russie (St-Petersbourgs, retour vers le nord via Vyborg) - Finlande ( d'est en ouest) - Suède (Stockholm, Gotborg, Malmo) - Danemark (Copenhague) - Allemagne (Berlin).
Notre contrainte principale: L'argent. Les pays scandinaves sont très dispendieux et faire un roadtrip dans ce coin signifie beaucoup de camping. Or, on fera le voyage en 2012, avec ou sans enfant (selon ce qui aura ou non évolué dans notre vie de couple. hé hé)...
Par le sud, ça donne: Allemagne (Berlin) - Pologne (la route du nord via Gdansk) - Lituanie - Lettonie - Estonie - Russie (St-Petersbourg, Novgorod) - Bélarus (Minsk) - Ukraine (Kiev, Lviv, Carapathes) - Pologne (Cracovie) - République Tchèque (Prague, Karlovy Vary) - Allemagne (Dresden jusqu'à Berlin).
Notre contrainte principale: La difficulté diplomatique et langagière. Diplomatique, car passer par le Bélarus, c'est complexe. Il faut être invité par une agence bélarusse, il faut des tas de visas et de permis, et il faut des nerds solides. Ce qui veut dire qu'on doit fournir la liste de nos moindres déplacements d'avance, incluant les hôtels, pour pouvoir obtenir le visa. Et langagière, car on passerait beaucoup plus de temps sur des routes où les panneaux ne seraient pas dans notre alphabet. Ouille ouille ouille. Mon cyrillique est pas mal boîteux... pour ne pas dire inexistant.
Mais le défi nous tente en titi. La route du sud serait abordable, mais on doit la coordonner au quart de tour. Et ça adonne bien, j'adore ça, rêver d'un voyage plusieurs mois d'avance, quitte à ne plus dormir, à ne plus manger, à m'en donner la migraine ! Donc je suis la fille parfaite pour régler des pacotilles du genre, hein ?
;o)
Je monte présentement les deux routes. Je ne sais pas encore laquelle est ma préférée... Qu'est-ce que vous en pensez ?
Les deux voyages se font de Berlin à Berlin.
:o) En tout cas, j'ai vraiment hâte à 2012 ! Et je vous garantie que ce ne sera pas la fin du monde cette année-là: j'ai une boîte de Tylénol avec une date d'expiration de 2013, donc: IMPOSSIBLE !
dimanche 21 novembre 2010
Budget !!!
Encore à la demande générale, je vous donne quelques trucs pour bien établir votre budget en préparant un voyage.
Premièrement, il faut cibler ce que l'on veut. Est-ce qu'on veut faire un voyage d'aventures, de repos, de luxe, un peu de tout ça, très préparé, peu préparé ???
Un voyage d'aventure sous-entend qu'on a un petit budget pour les hôtels. Un voyage de repos sous-entend qu'on va investir ce qu'il faut pour décrocher, mais qu'on va se déplacer peu. Un voyage de luxe ne sous-entend rien; le luxe, ça dit tout. Préparer son voyage = moins de tracas du côté des hôtels, et plus de temps pour les visites. Un voyage peu préparé = plus de tracas pour les hôtels, et être prêt à sacrifier quelques heures par jour pour s'organiser sur place.
Deuxièmement, il faut magasiner son billet d'avion longtemps d'avance, même si on ne l'achète pas tout de suite. Il faut comprendre que le concept de haute-saison / basse-saison est beaucoup plus variable qu'on pense, et qu'il ne faut pas seulement penser à la destination où l'on va, mais aussi à la période des vacances. On peut être en basse saison à destination mais en haute-saison au départ.
EX: L'Inde. Un billet d'avion en Inde peut énormément varier. Évidemment, pendant la mousson (notre été-automne), les prix sont plus bas, car c'est la basse-saison là-bas, et la basse-saison ici (les Canadiens vont en Europe et aux USA en été, pas en Asie). La haute-saison en Inde commence fin automne-début décembre. Si on décide d'Aller en Inde dans le temps des Fêtes, il faut comprendre que non seulement on est en haute-saison en Inde, mais aussi au Québec, car beaucoup de gens voyagent pendant les vacances de Noël. La rareté des places libres fait de ce fait monter les prix.
Pour les voyages dans le Sud, la basse saison à destination est habituellement la période des ouragans. La haute-saison est habituellement l'hiver et le printemps. Souvent, des gens attendent à la dernière minute pour réserver un voyage dans le Sud. C'est correct. CEPENDANT, il faut comprendre que la rareté fait encore ici monter les prix. Si on a eu un terrible été sans soleil, dites-vous qu'il n'y aura pas de vrais "dernière minute", car les Québécois ont tendance à aller récupérer le soleil manqué dans le Sud, suite à un mauvais été. C'est comme ça !
Troisièmement: la durée de votre séjour. Plus vous avez de temps, plus vous allez éponger le coût de votre billet d'avion. Ainsi, même si un billet d'avion est cher, si on part pour trois semaines, on peut facilement faire un voyage à prix raisonnable (tout dépendant de la destination, évidemment).
Ex: Je pars en Grèce 1 semaine en moyenne saison: 1200 $ l'avion + 100 $ la nuit d'hôtel. En partant, on est près d'un gros 2500 $ avec la bouffe, pour une semaine. Si on fait la même chose, mais qu'on part 3 semaines, on considère ici que le prix ressemble plus à 1000 $ par semaine, incluant l'avion, car on a épongé le coût de l'Avion sur 3 semaines au lieu d'une. L'hôtel et la bouffe coûtent aussi cher, mais comme on part plus longtemps, ça fait moins mal.
Quatrièmement: Le coût de la vie à destination. Un billet d'Avion de 2000 $ peut sembler rebutant. Cependant, si le coût de la vie à destination est hyper bas (ex: Asie du Sud-Est, certains pays africains, etc.), on peut s'en sortir à bon prix quand même, si on part assez longtemps pour éponger le coût de l'avion. Ex: en Indonésie, on peut manger pour 1$ par repas. Et quand je dis manger, je veux dire, très bien manger. Dans les restos de luxe, je m'en sortais, à Bali, pour un gros 10 $, incluant bière, entrée, dessert et plat principal.
Cinquièmement: Les impondérables. Plus on part désorganisé, plus il faut prévoir un fond d'urgence. Il faut un minimum de 250 $ en fond d'urgence, quand on organise soi-même son voyage. Pourquoi ? Tremblement de terre, attentat terroriste, grèves, faillites, etc. Bref, tout ce qui peut faire qu'on doive bifurquer de notre ittinéraire, ou qu'on doive rester plus longtemps que prévu à destination. Il faut être capable de payer une chambre d'hôtel et de manger pour quelques jours, au moins.
Partir en backpack ne signifie pas qu'on doive dormir dans un hôtel sale ou pas équipé. Nenon. Partir en backpack signifie qu'on aime un certain mode de vie, voilà tout. Il est important de savoir d'avance à quoi ressemble le prix des hôtels du genre qu'on veut, même si on décide de réserver sur place. Important de savoir aussi combien coûte un taxi, combien coûte un resto, habituellement. Il faut aussi cibler les incontournables, les trucs qu'on veut absoluement voir, et se garder les sous nécessaires pour y aller. Sinon, on peut abuser un peu trop du magasinage, et se retrouver sans le sous.
Bien important de vérifier si des guichets automatiques sont accessibles, et si on peut payer avec des cartes de crédit sans risque. Dans plusieurs pays d'Afrique, notemment en Éthiopie, dès qu'on sort des villes, il faut payer cash. Ça veut dire une chose: Prévoyez-le dans votre budget ! Il faut du liquide, dans certaines destinations ! Même principe si vous allez dans des lodges, dans les forêts tropicales (Brésil, Pérou, Costa Rica, Panama, etc.)... Dans ces endroits, il n'y a pas de guichets automatiques, et le coût de la vie est hyper cher ! Une bière coûte les yeux de la tête, car tout est acheminé par les rivières (bouffe, boisson, papier cul, huile à chauffage, etc.)
Je dois vous dire qu'on peut aisément aller partout sur la planète un gros deux-trois semaines pour 3000 à 4000 $, si vous aimez les hôtels simples et propres, sans trop de flafla. Pour ma part, je calcule un budget de 1000$ par semaine par personne, incluant la bouffe, les visites, les hôtels, les transports locaux, l'avion, le tip, et quelques babioles achetées sur place. Par contre, je peux dépasser, si je décide sur place de magasiner plus que prévu. Le magasinage est un choix personnel non obligatoire. Il faut toujours comprendre que plus on achète, plus c'est cher. On a souvent l'impression qu'une destination est chère, mais dans les faits, c'est notre abus de magasinage qui fait augmenter la facture. On a donc une vision erronée de l'endroit où l'on vient d'aller.
Je vous souhaite de très beaux voyages, selon vos goûts et bien entendu vos moyens, chers lecteurs. Faire cet exercice de planification exige qu'on y consacre un peu de temps, qu'on magasine en ligne, dans les agences de voyages, qu'on cible ses priorités, etc. Mais c'est très satisfaisant de rester dans sa plage de prix !
Premièrement, il faut cibler ce que l'on veut. Est-ce qu'on veut faire un voyage d'aventures, de repos, de luxe, un peu de tout ça, très préparé, peu préparé ???
Un voyage d'aventure sous-entend qu'on a un petit budget pour les hôtels. Un voyage de repos sous-entend qu'on va investir ce qu'il faut pour décrocher, mais qu'on va se déplacer peu. Un voyage de luxe ne sous-entend rien; le luxe, ça dit tout. Préparer son voyage = moins de tracas du côté des hôtels, et plus de temps pour les visites. Un voyage peu préparé = plus de tracas pour les hôtels, et être prêt à sacrifier quelques heures par jour pour s'organiser sur place.
Deuxièmement, il faut magasiner son billet d'avion longtemps d'avance, même si on ne l'achète pas tout de suite. Il faut comprendre que le concept de haute-saison / basse-saison est beaucoup plus variable qu'on pense, et qu'il ne faut pas seulement penser à la destination où l'on va, mais aussi à la période des vacances. On peut être en basse saison à destination mais en haute-saison au départ.
EX: L'Inde. Un billet d'avion en Inde peut énormément varier. Évidemment, pendant la mousson (notre été-automne), les prix sont plus bas, car c'est la basse-saison là-bas, et la basse-saison ici (les Canadiens vont en Europe et aux USA en été, pas en Asie). La haute-saison en Inde commence fin automne-début décembre. Si on décide d'Aller en Inde dans le temps des Fêtes, il faut comprendre que non seulement on est en haute-saison en Inde, mais aussi au Québec, car beaucoup de gens voyagent pendant les vacances de Noël. La rareté des places libres fait de ce fait monter les prix.
Pour les voyages dans le Sud, la basse saison à destination est habituellement la période des ouragans. La haute-saison est habituellement l'hiver et le printemps. Souvent, des gens attendent à la dernière minute pour réserver un voyage dans le Sud. C'est correct. CEPENDANT, il faut comprendre que la rareté fait encore ici monter les prix. Si on a eu un terrible été sans soleil, dites-vous qu'il n'y aura pas de vrais "dernière minute", car les Québécois ont tendance à aller récupérer le soleil manqué dans le Sud, suite à un mauvais été. C'est comme ça !
Troisièmement: la durée de votre séjour. Plus vous avez de temps, plus vous allez éponger le coût de votre billet d'avion. Ainsi, même si un billet d'avion est cher, si on part pour trois semaines, on peut facilement faire un voyage à prix raisonnable (tout dépendant de la destination, évidemment).
Ex: Je pars en Grèce 1 semaine en moyenne saison: 1200 $ l'avion + 100 $ la nuit d'hôtel. En partant, on est près d'un gros 2500 $ avec la bouffe, pour une semaine. Si on fait la même chose, mais qu'on part 3 semaines, on considère ici que le prix ressemble plus à 1000 $ par semaine, incluant l'avion, car on a épongé le coût de l'Avion sur 3 semaines au lieu d'une. L'hôtel et la bouffe coûtent aussi cher, mais comme on part plus longtemps, ça fait moins mal.
Quatrièmement: Le coût de la vie à destination. Un billet d'Avion de 2000 $ peut sembler rebutant. Cependant, si le coût de la vie à destination est hyper bas (ex: Asie du Sud-Est, certains pays africains, etc.), on peut s'en sortir à bon prix quand même, si on part assez longtemps pour éponger le coût de l'avion. Ex: en Indonésie, on peut manger pour 1$ par repas. Et quand je dis manger, je veux dire, très bien manger. Dans les restos de luxe, je m'en sortais, à Bali, pour un gros 10 $, incluant bière, entrée, dessert et plat principal.
Cinquièmement: Les impondérables. Plus on part désorganisé, plus il faut prévoir un fond d'urgence. Il faut un minimum de 250 $ en fond d'urgence, quand on organise soi-même son voyage. Pourquoi ? Tremblement de terre, attentat terroriste, grèves, faillites, etc. Bref, tout ce qui peut faire qu'on doive bifurquer de notre ittinéraire, ou qu'on doive rester plus longtemps que prévu à destination. Il faut être capable de payer une chambre d'hôtel et de manger pour quelques jours, au moins.
Partir en backpack ne signifie pas qu'on doive dormir dans un hôtel sale ou pas équipé. Nenon. Partir en backpack signifie qu'on aime un certain mode de vie, voilà tout. Il est important de savoir d'avance à quoi ressemble le prix des hôtels du genre qu'on veut, même si on décide de réserver sur place. Important de savoir aussi combien coûte un taxi, combien coûte un resto, habituellement. Il faut aussi cibler les incontournables, les trucs qu'on veut absoluement voir, et se garder les sous nécessaires pour y aller. Sinon, on peut abuser un peu trop du magasinage, et se retrouver sans le sous.
Bien important de vérifier si des guichets automatiques sont accessibles, et si on peut payer avec des cartes de crédit sans risque. Dans plusieurs pays d'Afrique, notemment en Éthiopie, dès qu'on sort des villes, il faut payer cash. Ça veut dire une chose: Prévoyez-le dans votre budget ! Il faut du liquide, dans certaines destinations ! Même principe si vous allez dans des lodges, dans les forêts tropicales (Brésil, Pérou, Costa Rica, Panama, etc.)... Dans ces endroits, il n'y a pas de guichets automatiques, et le coût de la vie est hyper cher ! Une bière coûte les yeux de la tête, car tout est acheminé par les rivières (bouffe, boisson, papier cul, huile à chauffage, etc.)
Je dois vous dire qu'on peut aisément aller partout sur la planète un gros deux-trois semaines pour 3000 à 4000 $, si vous aimez les hôtels simples et propres, sans trop de flafla. Pour ma part, je calcule un budget de 1000$ par semaine par personne, incluant la bouffe, les visites, les hôtels, les transports locaux, l'avion, le tip, et quelques babioles achetées sur place. Par contre, je peux dépasser, si je décide sur place de magasiner plus que prévu. Le magasinage est un choix personnel non obligatoire. Il faut toujours comprendre que plus on achète, plus c'est cher. On a souvent l'impression qu'une destination est chère, mais dans les faits, c'est notre abus de magasinage qui fait augmenter la facture. On a donc une vision erronée de l'endroit où l'on vient d'aller.
Je vous souhaite de très beaux voyages, selon vos goûts et bien entendu vos moyens, chers lecteurs. Faire cet exercice de planification exige qu'on y consacre un peu de temps, qu'on magasine en ligne, dans les agences de voyages, qu'on cible ses priorités, etc. Mais c'est très satisfaisant de rester dans sa plage de prix !
samedi 13 novembre 2010
Blog du voyage en Égypte...
J'ai retrouvé le lien du blog que Mimi et moi avons fait lors de notre voyage en Égypte.
voyagemimimarie.blogspot.com
À vous d'aller voir et vous bidonner ! :o)
C'est bourré de fautes, soit dit en passant.
Mise en contexte: Nous étions la plupart du temps installées sur des PC configurés bizarrement, et l'internet était tout le temps en panne. Et lent ! Une tortue aurait fait plus vite ! Oh la la !
Mais vous serez compréhensifs; le but de la page était de vous amuser, pas de vous faire une leçon de bon français.
voyagemimimarie.blogspot.com
À vous d'aller voir et vous bidonner ! :o)
C'est bourré de fautes, soit dit en passant.
Mise en contexte: Nous étions la plupart du temps installées sur des PC configurés bizarrement, et l'internet était tout le temps en panne. Et lent ! Une tortue aurait fait plus vite ! Oh la la !
Mais vous serez compréhensifs; le but de la page était de vous amuser, pas de vous faire une leçon de bon français.
Inscription à :
Articles (Atom)
