Bonjour !
Je sais, j'ai pas donné de nouvelles. J'avais pas vraiment accès à une vraie connection, ces derniers jours, il faut le dire.
Je vais donc vous envoyer le résumé de mes journées en textes indépendants, car il s'en est passé, des trucs, depuis quelques jours.
Bon. Je reprends donc là où je vous avais laissé, c'est à dire: au 29 août.
Je me lève ce matin-là et Özlem avait déjà mis la table pour le petit déj. Elle et moi on devait aller à son boulot en bus (pendant que son mari, en vacances, faisait la grâce matinée car il devait nous conduire à Uşak, à cinq heures de voitures dans les terres anatoliennes).
On s'en va donc en bus de ville, et j'assiste à sa classe et jase un peu avec les profs et la réceptionniste. Quand nous allions partir, le parton d'Özlem est arrivé, et elle me l'a présenté. Sachant par elle que j'étais diplômée en enseignement, la première chose qu'il me dit, c'est qu'il m'offrait une job dans son école de langues. Il fallait bien que je me déplace en Turquie pour qu'on me donne finalement une job dans mon domaine ! ah ah ah ! Özlem me raconte qu'ici, en plus, les professeurs étrangers sont logés gratuitement, avec internet, électricités, etc. Ils ont juste à dépenser leur salaire. ;) Évidemment, le salaire moyen turc est de 8 000 $ par année, mais les gens s'en acommodent. C'est la vie !
Je dois vous raconter un peu la personnalité du mari de mon amie: Alper. Il est vraiment un personnage sur deux pattes. J'étais inquiète de ne pas pouvoir communiquer avec lui correctement, car son anglais est comme mon turc... sinon pire ! Mais non ! Même un singe pourrait le comprendre ! Il parle un langage universel. Il m'a dit en riant : Je te comprends, dans un mix d'anglais et de turc (understandibilirim)... et je lui ai répondu en riant que moi aussi je pouvais le comprendre ( ben de I can anlamak). Ça a bien fait rire les gens autour de nous. Il me fait tout le temps rire, il est très simple et enjoué, et il est très protecteur et dévoué. On lui a trouvé le surnom de Koca-man. Koca veut dire mari en turc, man veut dire homme en anglais, et kocaman veut dire "grand" en turc.... Kocaman veut dire "super mec", en quelque sorte. ;) On trouve ça très drôle et lui aussi. J'ai aussi tanté de lui expliquer comment les hommes virent fous devant les étrangères à Istanbul, surtout devant les Russes. Il s'est mis à rire en me disant un truc du genre: "rusian woman = turkish casanova. Angus Man"... Angus Man ????? Ne ? What ? "Evet (oui), angus man. You Canada angus beef = good quality. turkish man = angus for russians."... Hé oui ! Il parle comme ça, Koca-man ! Et ça lui donne toute sa saveur ! Depuis ce temps, il passe son temps à imiter les machos en me disant: "me, angus man"... Depuis que je suis arrivée, il tente de me convaincre de me convertir à son équipe de foot, Beşiktaş, dont l'emblême est un aigle. Je préfère le Galatasaray, dont l'animal est un lion. Il m'expliquait, très sérieux: "Lion = terrorist. Lion = paresseux. Lion = femmes jobs while men sleepy. Lion = babykillers"... ahahaha Que de bonnes raisons pour me faire changer d'idée, quoi !
La route entre la région de Sakarya, où Özlem et Alper vivent, et Uşak, la petite ville anatolienne d'où vient mon amie, m'a tenue éveillée sans problème. C'est si beau ! Les montagnes, bien vertes à départ, deviennent peu à peu nue et se perdent dans un espace lunaire. Il y a de longs tunels, comme en Grèce, de belles mosquées multicolores dans les villages que l'on traverse, et la musique turque que crachent les hauts-parleurs de la Ford Escort d'Alper vient ajouter de la magie au beau tableau déjà en place. On dirait que le décor est déroulé au fur et à mesure qu'on avance, juste pour moi, comme un tapis rouge d'événements mondains. À mi-chemin, Alper a décidé qu'il fallait luncher. Nous sommes arrêtés dans un restaurant et on a mangé sur la terrasses, entre les montagnes. Je ne savais pas quoi prendre. J'ai finalement choisi la même chose qu'Özlem: des Adana kebabs (des brochettes de boulettes de viande d'agneau hyper épicées). Sincèrement, je me suis régalée. Ces Adana kebabs étaient un pur délice. C'est à ce moment que je me suis rendue compte de l'hospitalité des Turcs. On a refusé que je paie mon lunch. Mes amis m'ont dit que tant que j'étais leur invitée, ils allaient payer ma bouffe ! NO WAY!!! Pas question ! J'insiste. Et Alper, gentiment, me pousse vers la voiture en disant que c'est trop tard de toute façon. Hum... Je vais devoir trouver des stratagèmes pour payer. En bonne nord-américaine pas habituée à être prise en charge, je me sens coupable !
Avant d'arriver à destination, nous sommes arrêtés dans un petit village qui s'appelle Ikisaray. C'est le village du papa de Özlem (son village de naissance). Son papa (Ismael) y était. Il m'a serré la main et j'ai été surprise de rencontrer un homme au regard bleu vif ! Plutôt rare pour un Turc ! Ça m'a mis en confiance rapidement et je peux vous dire que cette confiance ne m'a pas quittée de tout le séjour dans cette région. Ensuite, nous sommes allés au cimetière. On m'a expliqué que la veille du bris du jeûne du Ramadan, on doit visiter les membres de sa famille qui sont décédés. On allait donc visiter les grands-parents de mon amie. Je me regarde, avec mes culottes trois quarts pis mon t-shirt ordinaire, et je me dis que j'ai pas l'air trop respectueuse, disons-le, mais Özlem m'a assuré que j'étais correcte. La seule chose, c'est qu'elle m'a tendu un foulard pour que je couvre mes cheveux. Elle aussi en a mis un. Le père de Özlem avait les larmes aux yeux. Il vient d'une famille nombreuse et unie. Je suis restée en retrait pendant qu'il priait. J'ai trouvé que c'était très intime comme début de relation. Je venais de le connaitre deux minutes auparavant, et il pleurait déjà devant moi. Ça m'a beaucoup ému. Ce sont des sentiments très universels, l'amour et la famille. Y'a pas à dire.
Puis, nous avons quittés pour l'appartement des parents d'Ozlem, en ville. Éric chéri, sais-tu quoi ? Le papa d'Özlem, il conduit... un Ford Tourneo Connect ! ahahah ! J'ai pu l'essayer ! :D
À l'appartement, la maman d'Özlem nous attendait, ainsi que son frère Özer, qui vit temporairement là, pour quelques semaines, avant de partir faire son service millitaire à Konya comme professeur de physique au secondaire. Ayşe, la maman d'Özlem, est adorable. Elle rit et parle beaucoup, et aime beaucoup blaguer. Elle m'a tout de suite adopté comme sa propre fille et comme elle parler avec ses mains, je peux la comprendre (en partie). Je lui ai dit que j'aimais la cuisine turque et elle m'a permis de la regarder cuisiner et de l'aider un peu. Pour le souper, après 20h, quand l'appel à la prière se fait entendre et que le soleil est couché (car c'est toujours le Ramadan jusqu'à demain) Ce soir, l'oncle d'Özlem, ainsi que leurs enfants venaient partager le repas du soir, comme c'est souvent la coutume pendant le Ramadan. J'ai eu droit à la soupe traditionnelle de la région (tarhana) et d'un dessert typique de Turquie, le güllaç, fait d'eau de rose, de lait et d'une sorte de pain sans farine, avec les noix de grenoble du jardin. Puis, on a bu le thé... Mon premier d'une innombrable série de thés et de cafés turcs ... On s'est installés sur le balcon avec un casse-noisettes, on a mangé des noisettes et des noix de grenoble, on a bu du thé, et encore, et encore, et mangé du melon miel et des prunes du verger... Les parents d'Özlem vivent en appartement, mais ils ont une petite cabane dans les hauteurs de la ville (un micro chalet) avec un énorme jardin et un verger avec des pommes, des prunes jaunes, bleues, des pommes vertes, des pêches, du raisin, des tomates, des aubergines, des citrouilles, des piments, des laitues de toutes sortes, des abricots, des noisetiers, des cerisiers, et plus plus plus... Un petit paradis, bref ! Tous leurs légumes sont du jardin. On ne peut pas avoir plus frais et plus bio. Ils ont même des dattes.
Bref, j'aime la vie en Turquie, à première vue. C'est agréable, simple, et je continue de me demander de quoi les gens ont peur quand ils pensent à ce pays. Plus je le connais, moins je comprends.
vendredi 2 septembre 2011
lundi 29 août 2011
La vie
La vie.
Quand j'ai décidé de revenir en Turquie, c'était pour ça. Pour la vie. Pour connaître comment on vit ici. Pour me conforter dans mon engoûment, ma passion pour ce pays. J'ai connu la Turquie plus touristique, plus commerciale. Là, je veux connaître la vraie Turquie, sa saveur, son odeur et ses soupirs les plus intrinsèques.
J'aime la vie que j'ai découvert hier soir.
Je vous racontre à partir du moment où je vous ai laissé.
Hier, à la centrale Otogar, j'ai pu parler avec mon papa sur skype. Déjà, j'étais la seule étrangère en attente dans la salle de la compagnie Metro, car je m'en allais hors des sentiers touristiques. Y'a pas à dire, je suis sur un tout autre chemin, là. Une dame était assis à côté de mon et regardait d'un oeil amusé mon père me parler. Elle s'est mise à me parler en turc, pour savoir d'où je venais, où j'allais, etc.
Ouch.
Bobo à ma tête. J'ai soudainement vécu un moment que nous vivons tous quand on se pense bon ou bonne dans une langue pis qu'on découvre qu'on ne sait pas grand chose: une chute de piedestal. ahahaha Je me suis presque cassé un pied tellement j'ai chuté. Comment ça se fait, moi qui connait des centaines de mots en turc, que je n'arrive pas à déchiffrer une traître phrase ?????? Bobo à ma coeur.
Et comment ça se fait qu'on ne comprenne rien quand je parle ? Bobo à mon égo. Là, ça saigne fort.
En fait, je ne me rendais pas compte que j'étais paniquée. Parce que je l'étais. Avec du recul, je peux le dire. J'étais tellement stressé qu'au lieu d'en perdre mon latin, c'est mon turc qui s'est envolé ! Déjà vu... Je me rappelle, il y a quinze ans, d'une ado arrivant au Mexique avec un espagnol à gogo, et qui s'est mise à suivre pas à pas sa nouvelle soeur mexicaine, car elle ne comprennait que dalle. Bien, c'était moi, ça.
Hier, j'ai vécu la même chose. Je me suis donc mise à suivre une madame qui réussissait à me parler en allemand (ouf ! Merci, je me rappelle un peu de mon allemand!) pour me traduire, car elle ne parlait pas anglais. Elle a commandé pour moi un soda dans le bus, m'a expliqué où descendre, à pris mon billet de mes mains pour le donner à l'hôtesse... Moi, quinze ans plus tard, perdue dans la traduction...
Puis je suis descendue du bus et là, j'ai connu mon amie et son mari.
Wow !
Je suis encore estomaquée. Quelle beau petit couple ! Mon amie est telle que je l'imaginais, en plus petite. Je m'attendais à une très grande jeune femme... et elle est à peu près de ma hauteur. Et elle est minuscule ! Tellement mince ! J'ai l'air d'un éléphant à côté d'elle, mais bon... ahahah Comme je la connais déjà et que je suis familière avec son "parler", j'ai commencé à retrouver mon turc, bribe par bribe, mot par mot. Et j'ai repris confiance. Son mari ne parle pas anglais, alors il me parle en turc, tout doucement, et mêle un mot anglais à la conversation de temps en temps. Malgré tout, c'est surprenant comme on peut converser ainsi longtemps et parler de sujets sérieux. :)
J'ai eu droit à un souper délicieux, mais bien trop généreux pour moi ! Il y avait sur la table de la salade, de la soupe aux lentilles, du pain plat (spécial pour le Ramadan), des dattes, du yogout aux poivrons et à l'ail, et ensuite... en plat principal (fait par Alper ; donc n'allez pas croire que les hommes turcs ne cuisinent pas!) du poulet aux légumes, du boulghour et une purée de pommes de terre au fromage. Miam ! J'ai adoré.
Ensuite, j'ai eu droit à THE café turc maison,, avec la petite mousse et tout ! Bon, là, je sais que j'ai quelques fanas finis de Starbuck's qui me lisent. Et ces mêmes fanas se sont chicanés à une certain tournoi de golf contre le clan des fanas finis de Tim Horton's. On arrête la guéguerre ici ! C'est moi qui gagne avec le café turc de Alper! Moi qui ne boit pas vraiment de café, je suis déjà accroc. C'est épais comme un chocolat chaud sud-américain. Ça n'a pas le côté liquide de nos cafés. C'est épais, et savoureux. On laisse le café retomber dans le fond de la tasse, et on le déguste dans des mini tasses, comme un expresso. Il y a de la mousse, et il est à peine sucré. Juste pour dire. Un délice. Et après, j'ai eu droit à un turkish delight (un gâteau turc au sirop) avec de la vraie crème glacée dessus... et un thé turc. Pascale, j'ai pensé à toi, ma soeur, en buvant ce çay ! L'an passé, à quelques semaines d'intervalle, c'est avec toi que je me gavais de thé turc, mon thé préféré au MONDE. :)
Puis, vers 22h30, la soeur de Alper, Maryem, est venu en visite avec ses deux ados (Julie Martin, j'ai pensé à toi, ici !) Elle m'avait amené un cadeau de bienvenu ! Un collier transformable en bracelet, fait à la main. Il est magnifique ! Alper est le bébé d'une famille nombreuse. Ils ont l'air unis, comme seules les familles nombreuses le sont.
Si je résume ma soirée d'hier, on a beaucoup parlé. On a mangé. On a bu du thé sur le balcon. On a énormément ri. Je suis heureuse.
Heureuse.
Pas parce que je suis en voyage.
Pas parce que je suis dépaysée.
Heureuse, tout simplement d'être ici. Mon Éric aurait adoré ça.
L'appartement est très agréable. Comme il un peu en dehors du centre-ville et en hauteur, on a une vue sur la ville qui vaut vraiment la peine. Le balcon est très agréable. Comme Alper me l'expliquait, c'est son "balcon à méditer". J'ai ma propre chambre, bien agréable... et rose !!!!!! Oui Mélanie, rose ! J'adore le rose ! :D Deux salles de toilettes, une occidentale (Ouais!) et une turque... Pour ceux qui ne savent pas ce qu'est une toilette turque, googlez ça. ;) J'ai donc pu me rafraichir un peu hier soir. J'avais l'air de revenir d'un champ de bataille. Ce que je déteste dans les longs voyages, c'est l'impossibilité de se laver correctement entre le point A et le point Z. On a beau faire notre possible pour se laver la face, se remettre un couche de déo et se repeigner, on a toujours l'air d'une zone sinistrée sur deux pattes.
Bon.
La journée d'aujourd'hui s'annonce ainsi:
Je vais avec Özlem à son travail. Elle donne un cours aujourd'hui. Je vais simplement placoter avec ses élèves. Ça va être super ! Ensuite, on part pour Uşak, sa ville natale (à 5 heures de voiture), pour pouvoir aller fête le bris du jeûne du Ramadan en famille. Là, je vais devoir sortir mon meilleur turc de mes fonds de tiroir. Ouille. Mais croyez-moi, dans la vie, ça fait du bien de ne rien comprendre, de temps en temps.
On développe d'autres moyens de survivre. Nos oreilles, nos yeux, notre goût prend de l'ampleur, et on vit tout à mille à l'heure via ces autres sens. Je vous souhaite cela au moins une fois dans votre vie, histoire d'en apprendre un peu plus sur vous-mêmes.
Bonne journée, où que vous soyez.
Quand j'ai décidé de revenir en Turquie, c'était pour ça. Pour la vie. Pour connaître comment on vit ici. Pour me conforter dans mon engoûment, ma passion pour ce pays. J'ai connu la Turquie plus touristique, plus commerciale. Là, je veux connaître la vraie Turquie, sa saveur, son odeur et ses soupirs les plus intrinsèques.
J'aime la vie que j'ai découvert hier soir.
Je vous racontre à partir du moment où je vous ai laissé.
Hier, à la centrale Otogar, j'ai pu parler avec mon papa sur skype. Déjà, j'étais la seule étrangère en attente dans la salle de la compagnie Metro, car je m'en allais hors des sentiers touristiques. Y'a pas à dire, je suis sur un tout autre chemin, là. Une dame était assis à côté de mon et regardait d'un oeil amusé mon père me parler. Elle s'est mise à me parler en turc, pour savoir d'où je venais, où j'allais, etc.
Ouch.
Bobo à ma tête. J'ai soudainement vécu un moment que nous vivons tous quand on se pense bon ou bonne dans une langue pis qu'on découvre qu'on ne sait pas grand chose: une chute de piedestal. ahahaha Je me suis presque cassé un pied tellement j'ai chuté. Comment ça se fait, moi qui connait des centaines de mots en turc, que je n'arrive pas à déchiffrer une traître phrase ?????? Bobo à ma coeur.
Et comment ça se fait qu'on ne comprenne rien quand je parle ? Bobo à mon égo. Là, ça saigne fort.
En fait, je ne me rendais pas compte que j'étais paniquée. Parce que je l'étais. Avec du recul, je peux le dire. J'étais tellement stressé qu'au lieu d'en perdre mon latin, c'est mon turc qui s'est envolé ! Déjà vu... Je me rappelle, il y a quinze ans, d'une ado arrivant au Mexique avec un espagnol à gogo, et qui s'est mise à suivre pas à pas sa nouvelle soeur mexicaine, car elle ne comprennait que dalle. Bien, c'était moi, ça.
Hier, j'ai vécu la même chose. Je me suis donc mise à suivre une madame qui réussissait à me parler en allemand (ouf ! Merci, je me rappelle un peu de mon allemand!) pour me traduire, car elle ne parlait pas anglais. Elle a commandé pour moi un soda dans le bus, m'a expliqué où descendre, à pris mon billet de mes mains pour le donner à l'hôtesse... Moi, quinze ans plus tard, perdue dans la traduction...
Puis je suis descendue du bus et là, j'ai connu mon amie et son mari.
Wow !
Je suis encore estomaquée. Quelle beau petit couple ! Mon amie est telle que je l'imaginais, en plus petite. Je m'attendais à une très grande jeune femme... et elle est à peu près de ma hauteur. Et elle est minuscule ! Tellement mince ! J'ai l'air d'un éléphant à côté d'elle, mais bon... ahahah Comme je la connais déjà et que je suis familière avec son "parler", j'ai commencé à retrouver mon turc, bribe par bribe, mot par mot. Et j'ai repris confiance. Son mari ne parle pas anglais, alors il me parle en turc, tout doucement, et mêle un mot anglais à la conversation de temps en temps. Malgré tout, c'est surprenant comme on peut converser ainsi longtemps et parler de sujets sérieux. :)
J'ai eu droit à un souper délicieux, mais bien trop généreux pour moi ! Il y avait sur la table de la salade, de la soupe aux lentilles, du pain plat (spécial pour le Ramadan), des dattes, du yogout aux poivrons et à l'ail, et ensuite... en plat principal (fait par Alper ; donc n'allez pas croire que les hommes turcs ne cuisinent pas!) du poulet aux légumes, du boulghour et une purée de pommes de terre au fromage. Miam ! J'ai adoré.
Ensuite, j'ai eu droit à THE café turc maison,, avec la petite mousse et tout ! Bon, là, je sais que j'ai quelques fanas finis de Starbuck's qui me lisent. Et ces mêmes fanas se sont chicanés à une certain tournoi de golf contre le clan des fanas finis de Tim Horton's. On arrête la guéguerre ici ! C'est moi qui gagne avec le café turc de Alper! Moi qui ne boit pas vraiment de café, je suis déjà accroc. C'est épais comme un chocolat chaud sud-américain. Ça n'a pas le côté liquide de nos cafés. C'est épais, et savoureux. On laisse le café retomber dans le fond de la tasse, et on le déguste dans des mini tasses, comme un expresso. Il y a de la mousse, et il est à peine sucré. Juste pour dire. Un délice. Et après, j'ai eu droit à un turkish delight (un gâteau turc au sirop) avec de la vraie crème glacée dessus... et un thé turc. Pascale, j'ai pensé à toi, ma soeur, en buvant ce çay ! L'an passé, à quelques semaines d'intervalle, c'est avec toi que je me gavais de thé turc, mon thé préféré au MONDE. :)
Puis, vers 22h30, la soeur de Alper, Maryem, est venu en visite avec ses deux ados (Julie Martin, j'ai pensé à toi, ici !) Elle m'avait amené un cadeau de bienvenu ! Un collier transformable en bracelet, fait à la main. Il est magnifique ! Alper est le bébé d'une famille nombreuse. Ils ont l'air unis, comme seules les familles nombreuses le sont.
Si je résume ma soirée d'hier, on a beaucoup parlé. On a mangé. On a bu du thé sur le balcon. On a énormément ri. Je suis heureuse.
Heureuse.
Pas parce que je suis en voyage.
Pas parce que je suis dépaysée.
Heureuse, tout simplement d'être ici. Mon Éric aurait adoré ça.
L'appartement est très agréable. Comme il un peu en dehors du centre-ville et en hauteur, on a une vue sur la ville qui vaut vraiment la peine. Le balcon est très agréable. Comme Alper me l'expliquait, c'est son "balcon à méditer". J'ai ma propre chambre, bien agréable... et rose !!!!!! Oui Mélanie, rose ! J'adore le rose ! :D Deux salles de toilettes, une occidentale (Ouais!) et une turque... Pour ceux qui ne savent pas ce qu'est une toilette turque, googlez ça. ;) J'ai donc pu me rafraichir un peu hier soir. J'avais l'air de revenir d'un champ de bataille. Ce que je déteste dans les longs voyages, c'est l'impossibilité de se laver correctement entre le point A et le point Z. On a beau faire notre possible pour se laver la face, se remettre un couche de déo et se repeigner, on a toujours l'air d'une zone sinistrée sur deux pattes.
Bon.
La journée d'aujourd'hui s'annonce ainsi:
Je vais avec Özlem à son travail. Elle donne un cours aujourd'hui. Je vais simplement placoter avec ses élèves. Ça va être super ! Ensuite, on part pour Uşak, sa ville natale (à 5 heures de voiture), pour pouvoir aller fête le bris du jeûne du Ramadan en famille. Là, je vais devoir sortir mon meilleur turc de mes fonds de tiroir. Ouille. Mais croyez-moi, dans la vie, ça fait du bien de ne rien comprendre, de temps en temps.
On développe d'autres moyens de survivre. Nos oreilles, nos yeux, notre goût prend de l'ampleur, et on vit tout à mille à l'heure via ces autres sens. Je vous souhaite cela au moins une fois dans votre vie, histoire d'en apprendre un peu plus sur vous-mêmes.
Bonne journée, où que vous soyez.
dimanche 28 août 2011
Istanbul n'a pas changé
J'y suis enfin !
(Ça fait très longtemps que je rêve d'écrire cette petite phrase au début d'un billet).
:D
Oui, après quatre heures d'attente à P.E.T (je me suis carrément trompé d'horaire d'avion; je croyais voler à 16h hier mais c'était à 17h), un vol entre Montréal et Zurich, trois autres heures d'attentes à Zurich, un autre vol de trois heures entre Zurich et Istanbul... Je peux dire que j'y suis.
Franchement, je m'attendais à de la folie furieuse pour me rendre de l'aéroport à la centrale de bus principale (la centrale européenne).. Mais non ! J'ai acheté mon visa, passé la douane, changé mes devises et trouvé mes valises en moins de vingt minutes. J'ai même eu le temps de me rafraîchir la binette un tantinet, car j'avais foutrement une sale gueule (je suis polie, là!)
J'ai trouvé le métro (que je n'avais pas encore eu l'occasion de prendre lors de mes deux premières visites dans la belle Istanbul), acheté mon jeton, et je suis débarquée pile poil à la bonne centrale. J'ai tout de suite trouvé la bonne compagnie de bus... En une heure, je suis de nouveau en attente. Mon bus part dans une 1h30, alors je vous écris. Ça passe le temps et ça me fait plaisir.
Istanbul n'a pas changé. Ça sent une multitudes de choses, ça parle fort, ça crie partout. Il fait un beau 28 degrés celsius humide, comme d'hab, et je suis encore habillée trop chaudement, évidemment !
Je peux vous dire que ce matin, en aterrissant à Zurich, j'ai eu un spectacle magnifique: le lever du soleil sur les Alpes aux pics de neige éternelle... Sublime ! Zurich semble une magnifique ville, sincèrement, mais l'aéroport m'a bluffé. Je m'attendais à un truc méga actif et compliqué comme Francfort ! Mais non! C'est tout petit. Il y a une section pour les vols de l'espace Shengen, et un pour les "non-Shengen". Même la boutique de chocolats suisses était fermée, ce matin! Zut et re-zut ! :( Pas grave, ça m'a permis de garder mes bonnes résolutions quelques heures de plus (Ne pas manger de desserts jusqu'à la fin du jeûne du Ramadan, le 30 août)... Selon moi, je vais briser mon voeux ce soir, parce qu'Özlem vient de m'écrire qu'elle s'est "mis en cuisine" pour moi ! :P Je crois que je n'ai jamais été aussi attendue à quelque part. Elle m'a dit que son mari est stressé car il veut que tout soit parfait pour moi ! De la pure folie ! J'suis tout sauf compliquée, en voyage ! (J'ai le reste de ma vie pour me la compliquer, alors en vacances, je prends un p'tit break , voyez-vous? )
Vous voulez probablement savoir comment va mon turc... Hum.... Que répondre à cela ? Mon truc va bien quand je parle sans attendre de réponse. En fait, dès que je pose une question ou demande une info, eux me comprennent très bien... Le problème, c'est que je comprends pas quand ils me répondent ! Quelle galère ! J'avais oublié comme ils parlent vite, ces Turcs. Un casse-tête dont je vais me rappeler longtemps. SI j'avais JUSTE à les comprendre malgré leur rythme, d'ici la fin du voyage, je serai très très satisfaite de moi-même ! Mais le but est ambitieux. Pas de pression, Marie-Eve, pas de pression, s'il te plait !
Je vous laisse là-dessus, car outre mon attente et le fait que je vais avoir pisé trois continents en moins de 24 heures, je n'ai rien d'exceptionnel à vous raconter.
Je vous réécris de l'Asie, la prochaine fois.
Öptüm !
(Ça fait très longtemps que je rêve d'écrire cette petite phrase au début d'un billet).
:D
Oui, après quatre heures d'attente à P.E.T (je me suis carrément trompé d'horaire d'avion; je croyais voler à 16h hier mais c'était à 17h), un vol entre Montréal et Zurich, trois autres heures d'attentes à Zurich, un autre vol de trois heures entre Zurich et Istanbul... Je peux dire que j'y suis.
Franchement, je m'attendais à de la folie furieuse pour me rendre de l'aéroport à la centrale de bus principale (la centrale européenne).. Mais non ! J'ai acheté mon visa, passé la douane, changé mes devises et trouvé mes valises en moins de vingt minutes. J'ai même eu le temps de me rafraîchir la binette un tantinet, car j'avais foutrement une sale gueule (je suis polie, là!)
J'ai trouvé le métro (que je n'avais pas encore eu l'occasion de prendre lors de mes deux premières visites dans la belle Istanbul), acheté mon jeton, et je suis débarquée pile poil à la bonne centrale. J'ai tout de suite trouvé la bonne compagnie de bus... En une heure, je suis de nouveau en attente. Mon bus part dans une 1h30, alors je vous écris. Ça passe le temps et ça me fait plaisir.
Istanbul n'a pas changé. Ça sent une multitudes de choses, ça parle fort, ça crie partout. Il fait un beau 28 degrés celsius humide, comme d'hab, et je suis encore habillée trop chaudement, évidemment !
Je peux vous dire que ce matin, en aterrissant à Zurich, j'ai eu un spectacle magnifique: le lever du soleil sur les Alpes aux pics de neige éternelle... Sublime ! Zurich semble une magnifique ville, sincèrement, mais l'aéroport m'a bluffé. Je m'attendais à un truc méga actif et compliqué comme Francfort ! Mais non! C'est tout petit. Il y a une section pour les vols de l'espace Shengen, et un pour les "non-Shengen". Même la boutique de chocolats suisses était fermée, ce matin! Zut et re-zut ! :( Pas grave, ça m'a permis de garder mes bonnes résolutions quelques heures de plus (Ne pas manger de desserts jusqu'à la fin du jeûne du Ramadan, le 30 août)... Selon moi, je vais briser mon voeux ce soir, parce qu'Özlem vient de m'écrire qu'elle s'est "mis en cuisine" pour moi ! :P Je crois que je n'ai jamais été aussi attendue à quelque part. Elle m'a dit que son mari est stressé car il veut que tout soit parfait pour moi ! De la pure folie ! J'suis tout sauf compliquée, en voyage ! (J'ai le reste de ma vie pour me la compliquer, alors en vacances, je prends un p'tit break , voyez-vous? )
Vous voulez probablement savoir comment va mon turc... Hum.... Que répondre à cela ? Mon truc va bien quand je parle sans attendre de réponse. En fait, dès que je pose une question ou demande une info, eux me comprennent très bien... Le problème, c'est que je comprends pas quand ils me répondent ! Quelle galère ! J'avais oublié comme ils parlent vite, ces Turcs. Un casse-tête dont je vais me rappeler longtemps. SI j'avais JUSTE à les comprendre malgré leur rythme, d'ici la fin du voyage, je serai très très satisfaite de moi-même ! Mais le but est ambitieux. Pas de pression, Marie-Eve, pas de pression, s'il te plait !
Je vous laisse là-dessus, car outre mon attente et le fait que je vais avoir pisé trois continents en moins de 24 heures, je n'ai rien d'exceptionnel à vous raconter.
Je vous réécris de l'Asie, la prochaine fois.
Öptüm !
jeudi 25 août 2011
Les vacances...
Ah ! Les vacances !
Je n'en ai pas eu depuis Janvier. Imaginez donc ma joie lorsque 16h30 a finalement sonné ! C'était un sentiment étrange, cependant, car en sortant du bureau, je n'avais pas l'impression de partir pour un mois.
C'est pourtant le cas.
Il est 23h48 et comme le veut la tradition, j'ai finalisé mon sac.
Là, je suis bluffée. Qu'est-ce qu'on peut bien apporter avec soi lorsqu'on part pour des destinations inconnues et chez des gens qui veulent nous faire connaitre toutes leurs tradditions ? Vais-je aller à un mariage ? Vais-je voyager très loin ? Vais-je simplement profiter du bon temps que j'ai avec les amis? Aucune idée. C'est très grisant. J'aime faire ce type de voyages, de temps en temps. Ça remet les idées en place et on se redécouvre complètement.
Alors, je peux vous dire que mon sac ne ressemble à aucun sac de mes précédents voyages. Il est rempli de suppositions et d'imaginaire, ce sac. J'aime. J'aime beaucoup.
Le plan de match est le suivant:
Demain matin, Éric et moi partons pour Montréal, où nous passerons la nuit. Nous y retrouverons mes parents, et d'autres membres de la famille, car par pure coincidence ils y seront aussi. Je prends l'avion samedi en après-midi. Je devrais donc arriver à Istanbul (côté européen) le dimanche vers le milieu de l'après-midi. Je vais par la suite me rendre à la centrale d'autobus principale du côté européen, et acheter un billet pour Sakarya (du côté asiatique). J'appelerai Özlem pour lui donner mon numéro de bus et l'heure d'arrivée.
J'ai très très hâte de la voir ! J'attends cela depuis si longtemps ! J'ai des petits papillons qui virevoltent dans mon ventre et je suis certaine que j'en perdrai complètement mon turc (le peu de turc que j'ai acquis, bref!). Ça va être de toute beauté ! :D
Je vous laisse sur ces mots, car il est temps pour moi de roupiller un brin avant d'entreprendre ce long voyage en terre de Mustafa Kemal.
Iyi geceler, chers lecteurs.
J'ai très hâte d'y être enfin.
xxxxx...
Je n'en ai pas eu depuis Janvier. Imaginez donc ma joie lorsque 16h30 a finalement sonné ! C'était un sentiment étrange, cependant, car en sortant du bureau, je n'avais pas l'impression de partir pour un mois.
C'est pourtant le cas.
Il est 23h48 et comme le veut la tradition, j'ai finalisé mon sac.
Là, je suis bluffée. Qu'est-ce qu'on peut bien apporter avec soi lorsqu'on part pour des destinations inconnues et chez des gens qui veulent nous faire connaitre toutes leurs tradditions ? Vais-je aller à un mariage ? Vais-je voyager très loin ? Vais-je simplement profiter du bon temps que j'ai avec les amis? Aucune idée. C'est très grisant. J'aime faire ce type de voyages, de temps en temps. Ça remet les idées en place et on se redécouvre complètement.
Alors, je peux vous dire que mon sac ne ressemble à aucun sac de mes précédents voyages. Il est rempli de suppositions et d'imaginaire, ce sac. J'aime. J'aime beaucoup.
Le plan de match est le suivant:
Demain matin, Éric et moi partons pour Montréal, où nous passerons la nuit. Nous y retrouverons mes parents, et d'autres membres de la famille, car par pure coincidence ils y seront aussi. Je prends l'avion samedi en après-midi. Je devrais donc arriver à Istanbul (côté européen) le dimanche vers le milieu de l'après-midi. Je vais par la suite me rendre à la centrale d'autobus principale du côté européen, et acheter un billet pour Sakarya (du côté asiatique). J'appelerai Özlem pour lui donner mon numéro de bus et l'heure d'arrivée.
J'ai très très hâte de la voir ! J'attends cela depuis si longtemps ! J'ai des petits papillons qui virevoltent dans mon ventre et je suis certaine que j'en perdrai complètement mon turc (le peu de turc que j'ai acquis, bref!). Ça va être de toute beauté ! :D
Je vous laisse sur ces mots, car il est temps pour moi de roupiller un brin avant d'entreprendre ce long voyage en terre de Mustafa Kemal.
Iyi geceler, chers lecteurs.
J'ai très hâte d'y être enfin.
xxxxx...
dimanche 21 août 2011
Éric, tu vas me manquer ...
Éric, tu vas me manquer ...
Je t'aime !
Un mois, c'est pas long, après tout.
Je t'aime !
Un mois, c'est pas long, après tout.
dimanche 7 août 2011
J'ai le cul béni ...
Savez-vous quoi ?
J'ai le cul béni... ou le sens du timing, c'est selon.
Je vous explique.
J'aime Tarkan. Tarkan, c'est un chanteur turc. J'ai pratiquement appris ce que je sais de turc en traduisant certaines de ses chansons. Tarkan en Turquie, c'est Céline Dion au Québec, Madonna aux États-Unis ou Billy Joel en Australie. C'est THE vedette de tous les temps. Il est celui que TOUT LE MONDE OU À PEU PRÈS aime.
Moi aussi je l'aime. En 1998, quand j'étais au cégep, j'avais acheté la cassette de Tarkan avec la chanson du bisou dessus. Donc je le connais depuis longtemps et l'apprécie beaucoup comme artiste. Là, j'ai environ 40 chansons de lui sur mon IPOD.
Tarkan vient de terminer sa tournée. Il a fait une douzaine de spectacles en Europe, et 16 spectacles en Turquie. J'étais bien triste de ne pas pouvoir aller le voir. Je me disais : "Un mois plus tôt et j'allais le voir quelque part dans sa tournée turque". Mais là, la tournée est terminée. J'ai donc décidé de m'inscrire sur la liste d'envoi de Biletix (Ticketmaster de Turquie) en espérant recevoir un message si un autre artiste célèbre que j'aimais faisait un spectacle en septembre. Sila, Mustafa Ceceli, Burca Günes, Demet Akalin..
Ça s'est passé mardi dernier...
Je suis au bureau, il est 16h45, et j'attends Éric dans le hall d'entrée. Éric terminait à 17h. Je décide de prendre mes messages sur mon cell... Il est 23h45 en Turquie. Je reçois soudainement en direct un message sur mon cell annonçant que Tarkan allait faire une supplémentaire de sa tournée à Istanbul le 10 septembre, dans un petit théâtre à ciel ouvert d'un quartier du côté européen...La nouvelle venait tout juste de sortir. C'était une belle surprise pour nous, fans de Tarkan ! hihihi Les billets allaient être en vente à minuit, heure de Turquie... donc à 17h, heure du Québec.
Boum boum... Mon coeur battait fort.
Réfléchis vite, Marie-Eve !!! Réfléchis vite.
C'était mon unique chance de voir le beau Tarkan se trémousser sur scène.
Alors je me lance. À 17h30, de retour à la maison, je me précipite sur mon ordi, toute énervée. Je vais sur le site de biletix et trop excitée d'avoir une chance de voir Tarkan, j'en oublis de mettre le site en Anglais. Je me lance donc dans les méandres du site en turc pour passer ma commande, avec Google traduction ouvert pour me revalider (quoi que google traduction, c'est pas fort fort, disons-le.).
Les billets les plus hot étaient dans la zone "protokol"... Une zone vip juste en avant de la scène, de quelques rangées seulement. Comme le coût de la vie turc est moins élevé qu'ici, je pouvais me le permettre. Et wow ! Il restait des billets ! C'est là que je me suis rendue compte qu'en Turquie, à minuit, les gens dorment. Ils sauraient seulement au réveil la nouvelle de la supplémentaire surprise de Tarkan ! Le décalage horaire m'avantageait donc ! hihihihi Youpi !
J'ai pris une paire de billets (un pour Özlem et un pour moi) "drette" en avant ! Il va se trémousser juste devant moi, le beau Tarkan ! Je vais me rincer l'oeil pas à peu près. Si c'est pas wonderful, ça ! (Ouf ! Ça sonne Têtes à claques...)
Quand j'ai avisé Özlem que je lui offrais un billet pour Tarkan puisqu'elle me recevait si gentiment chez elle... On aurait dit une enfant devant le Père-Noël ! (bon, moi j'avais peur du Père-Noël, alors c'est pas une image très juste, mais bon, disons une enfant contente de voir le Père-Noël...) Elle capote carrément ! C'est encore mieux que tout, qu'elle m'a dit ! Là, son mari est super jaloux parce que lui n'a pas de billet ! ahahaha Il va peut-être réussir à s'en trouver un, mais pas dans notre section, c'est certain. J'ai eu les derniers vips, ou presque, selon moi, car quand je suis retournée sur le site, dix minutes après ma commande, il n'en restait déjà plus.
:)
Je vais voir Tarkan ! Je vais voir Tarkan ! Je vais chanter "Dudu" avec lui parce que je la connais par coeur! Pis je vais lui tirer mes bobettes... (hum... pas vraiment, mais bon...)
Sur ce, bonne nuit les amis ! :)
J'ai le cul béni... ou le sens du timing, c'est selon.
Je vous explique.
J'aime Tarkan. Tarkan, c'est un chanteur turc. J'ai pratiquement appris ce que je sais de turc en traduisant certaines de ses chansons. Tarkan en Turquie, c'est Céline Dion au Québec, Madonna aux États-Unis ou Billy Joel en Australie. C'est THE vedette de tous les temps. Il est celui que TOUT LE MONDE OU À PEU PRÈS aime.
Moi aussi je l'aime. En 1998, quand j'étais au cégep, j'avais acheté la cassette de Tarkan avec la chanson du bisou dessus. Donc je le connais depuis longtemps et l'apprécie beaucoup comme artiste. Là, j'ai environ 40 chansons de lui sur mon IPOD.
Tarkan vient de terminer sa tournée. Il a fait une douzaine de spectacles en Europe, et 16 spectacles en Turquie. J'étais bien triste de ne pas pouvoir aller le voir. Je me disais : "Un mois plus tôt et j'allais le voir quelque part dans sa tournée turque". Mais là, la tournée est terminée. J'ai donc décidé de m'inscrire sur la liste d'envoi de Biletix (Ticketmaster de Turquie) en espérant recevoir un message si un autre artiste célèbre que j'aimais faisait un spectacle en septembre. Sila, Mustafa Ceceli, Burca Günes, Demet Akalin..
Ça s'est passé mardi dernier...
Je suis au bureau, il est 16h45, et j'attends Éric dans le hall d'entrée. Éric terminait à 17h. Je décide de prendre mes messages sur mon cell... Il est 23h45 en Turquie. Je reçois soudainement en direct un message sur mon cell annonçant que Tarkan allait faire une supplémentaire de sa tournée à Istanbul le 10 septembre, dans un petit théâtre à ciel ouvert d'un quartier du côté européen...La nouvelle venait tout juste de sortir. C'était une belle surprise pour nous, fans de Tarkan ! hihihi Les billets allaient être en vente à minuit, heure de Turquie... donc à 17h, heure du Québec.
Boum boum... Mon coeur battait fort.
Réfléchis vite, Marie-Eve !!! Réfléchis vite.
C'était mon unique chance de voir le beau Tarkan se trémousser sur scène.
Alors je me lance. À 17h30, de retour à la maison, je me précipite sur mon ordi, toute énervée. Je vais sur le site de biletix et trop excitée d'avoir une chance de voir Tarkan, j'en oublis de mettre le site en Anglais. Je me lance donc dans les méandres du site en turc pour passer ma commande, avec Google traduction ouvert pour me revalider (quoi que google traduction, c'est pas fort fort, disons-le.).
Les billets les plus hot étaient dans la zone "protokol"... Une zone vip juste en avant de la scène, de quelques rangées seulement. Comme le coût de la vie turc est moins élevé qu'ici, je pouvais me le permettre. Et wow ! Il restait des billets ! C'est là que je me suis rendue compte qu'en Turquie, à minuit, les gens dorment. Ils sauraient seulement au réveil la nouvelle de la supplémentaire surprise de Tarkan ! Le décalage horaire m'avantageait donc ! hihihihi Youpi !
J'ai pris une paire de billets (un pour Özlem et un pour moi) "drette" en avant ! Il va se trémousser juste devant moi, le beau Tarkan ! Je vais me rincer l'oeil pas à peu près. Si c'est pas wonderful, ça ! (Ouf ! Ça sonne Têtes à claques...)
Quand j'ai avisé Özlem que je lui offrais un billet pour Tarkan puisqu'elle me recevait si gentiment chez elle... On aurait dit une enfant devant le Père-Noël ! (bon, moi j'avais peur du Père-Noël, alors c'est pas une image très juste, mais bon, disons une enfant contente de voir le Père-Noël...) Elle capote carrément ! C'est encore mieux que tout, qu'elle m'a dit ! Là, son mari est super jaloux parce que lui n'a pas de billet ! ahahaha Il va peut-être réussir à s'en trouver un, mais pas dans notre section, c'est certain. J'ai eu les derniers vips, ou presque, selon moi, car quand je suis retournée sur le site, dix minutes après ma commande, il n'en restait déjà plus.
:)
Je vais voir Tarkan ! Je vais voir Tarkan ! Je vais chanter "Dudu" avec lui parce que je la connais par coeur! Pis je vais lui tirer mes bobettes... (hum... pas vraiment, mais bon...)
Sur ce, bonne nuit les amis ! :)
dimanche 24 juillet 2011
Ma "to do" list ... (À faire, si vous préférez!)
Cher lecteurs,
Il ne reste qu'un mois et deux jours avant ma grande envolée vers la terre de Tarkan. (Tarkan !!! Je t'aime !!!)
Je commence officiellement le véritable décompte en écrivant ce biais.
Avant, je comptais le temps qui s'égrenait en événements à venir, comme si chaque moment planifié était une bille de mon boulier que je tassais au fur et à mesure. Ça coupait la longue attente du voyage. On fait des petits cercles autour de certaines dates sur notre calendrier, et on attend... Là, je peux dire qu'il y a plus de billes derrière que devant. Enfin !
Les billes passées:
24 juin = visite chez mes parents en Gaspésie
9 juillet = spectacle d'Elton John
16 juillet = spectacle de Metallica
22 juillet = spectacle de Billy Talent
23 juillet = spectacle de Simple Plan ...
Aujourd'hui, il ne reste que quelques charmantes petites dates sur ma liste qui me semblait pourtant sans fin en février:
19 août = rendez-vous chez la coiffeuse
20 août = tournoi de golf de l'employeur
23 août = anniversaire de mon mari
Ça veut dire, en fait, que je dois sortir ma "to do list" des lymbes. Et quand je sors ma "to do list", vous le savez probablement maintenant, c'est que le temps a filé et que le moment est venu pour moi de me préparer tranquillement mais sûrement au départ.
Roulement de tambourrrrrrrrrrrrrrrrr...
Alors, cette fois, sur ma "to do list", on trouve :
- Acheter une boîte de verres de contact (fait!)
- Prendre un rendez-vous pour une coloration et une coupe avant le départ (fait!)
- Renouveller ma réserve de crème solaire FPS 60, médicaments en tout genre, et autres babioles comme des clips pour les cheveux, etc.
- Acheter un nouveau mascara à l'épreuve de l'eau...
- Acheter des piles AA pour mon appareil numérique archaïque... (Je les recycle, by the way... Alors ne venez pas me chialer sur mon empreinte écolo, svp. Je suis une voyageuse écolo, quand-même.)
- Acheter une nouvelle pochette à passeport... L'ancienne est déchirée. Je l'avais depuis 1996, alors je peine à m'en départir, mais là, je n'ai plus le choix.
- Acheter des $ américains ...
- Appeler la banque, Mastercard et les assurances pour aviser de mes dates de départ et de retour.
- Acheter une petite robe neuve pour Bayram...
- Acheter quelques cadeaux typiques d'ici pour les amis turcs qui me reçoivent si gentiment . Des idées seraient bienvenues, d'ailleurs. Merci de m'en faire part! J'ai l'impression de ne penser qu'au sirop d'érable !
- Étudier religieusement à tous les jours mon turc... Je fais présentement des exercices de "drill", pour maîtriser le plus de mots de vocabulaire, ainsi que des verbes. Je commence à peine à remarquer les effets de tout ça, surtout quand je lis en turc. Donc, à continuer. Je sais à peu près conjuger au présent de l'indicatif, imparfait, futur simple et impératif. Je comprends un peu les autres formes de passé, et je comprends le présent permanent et continu. J'ai laissé tomber le conditionnel pour me concentrer sur l'essentiel. Le subjonctif, lui ? Même pas en rêve!
- Imprimer les rares confirmations que j'ai. Billets d'avion, réservation d'hôtel à Istanboul... C'est tout. héhé.
- Faire nettoyer mon sac de couchage.
- Faire mes deux sacs ... À faire, mais la veille du départ, évidemment ! :D
Je suis complètement énervée !!!!!!!! Énarvée, en bon québécois. C'est une coche au-dessus, quand on dit "énarvée". C'est comme un "overtime" au septième match de la coupe Stanley. C'est "énarvant". ahahah.
Il me reste tant à faire, et un seul petit mois pour être prête.
Un voyage "normal", dans le Sud, ou en Europe, avec famille et amis, c'est pas aussi demandant. Quand je suis partie pour la Grèce, c'était pour déambuler dans de belles ruines, me gaver de gelatos et boire de la Mythos avec ma soeurette. La belle grosse vie sale, bref. Pas stressant, ça.
Mais là, je m'en vais chez des Turcs, dont certains ne parlent pas un traître mot d'anglais ou de français. Je suis reçue chez les parents d'une amie pour le bris du jeûne du Ramadan, ce qui n'est pas rien ! C'est une fête très appréciée chez eux, un long congé férié, comme pour Noël chez nous, et qui plus est, ils n'ont jamais reçu d'étrangers chez eux... C'est donc un véritable honneur pour moi, mais mon turc se doit d'être au moins passable, même pour une débutante. Là, j'ai l'impression d'être au stade du "baragouinage"... J'aimerais pouvoir blablater un brin, tout de même !
La belle Özlem me dit souvent que je suis une élève autonome et assidue, et elle s'amuse beaucoup de voir toutes les recherches que j'ai fait jusqu'ici pour essayer de comprendre des chansons pop, entre autre... Parce que plusieurs paroles de chanson utilisent un langage de la rue, du vrai slang turc ! :D Elle trouve ça hilarant quand je lui sors un beau p'tit mot de slang en pleine conversation. Surtout quand je ne sais pas que c'est du slang, justement ! C'est ça, la joie d'apprendre une langue que personne dans notre entourage ne parle. On ne sait jamais si ce qu'on a trouvé dans le dictionnaire ou sur internet s'applique dans la vraie vie. Je commence à avoir hâte de mettre mes minimes aquis en pratique. J'ai pas appris des miliers de mots pour rien, quand même ! Oh la la ! Je sens que je vais en dire, des conneries, par contre. Beaucoup de plaisir en perspective et quelques joues enpourprées, sans équivoque.
Ça ressemble à quoi, le turc ? À aucune langue et à toutes les langues. Ok. Je vous donne un petit cours de turc 101, pour le fun !!! Vous vous direz ensuite : " Elle aime les galères, la Marie-Eve". Je ne vous contredirai même pas.
Le turc:
On peut la classer comme une langue agglutinante, ce qui veut dire qu'en ajoutant des suffixes et préfixes aux mots, on obtient des phrases ou des conjonctions. (L'allemand est aussi une langue en partie agglutinante).
Les difficultés de base ?
1) Le verbe être et le verbe avoir n'existent pas en turc. Je dois donc apprendre à décrire les réalités du monde autrement. Pas très facile, lorsque l'on sait que ces verbes auxiliaires sont utilisés à toutes les sauces partout en français, en anglais et en espagnol, de même que dans toutes les langues indo-européennes latines et germaniques. Je dois carrément trouver d'autres routes pour décrire la possession ou l'existance.
2) Les verbes conjugés sont en dernière position dans la phrase et les connecteurs sont placés ailleurs aussi. Ce qui veut dire qu'une phrase comme : "Mon chien boit de l'eau" se dirait ainsi: " chien mon eau de boit."...
3) Comme en espagnol, la marque du pronom personnel est à même la terminaison du verbe. " J'aime" se dit "seviyorum"... Sev est le radical du verbe sevmek (aimer), iyor est la marque du présent et um est la marque de la première personne du singulier. C'est ça, une langue agglutinante !
4) Il y a deux formes de présent. La première signifie un peu le "en train de" ou "en ce moment", et l'autre est utilisée pour décrire une vérité générale. Si je veux dire " je t'aime", je dis "seni seviyorum" (en ce moment) . Par contre, si je veux dire que j'aime la crème glacée, je vais dire " Dondurma severim" (vérité générale).
5) Le turc est une langue neutre. Pas de féminin ou de masculin, un peu comme l'anglais (enfin une notion fafa)... Si je veux dire une collègue je dis "1 + fille collègue". Si je veux dire un colocataire, je dis "1 +garçon colocataire". Si je veux dire Ma soeur je dis " fille + sibling (on n'a pas d'équivalent en français) + ma".... Simple, hein ? ;) Aussi, le pluriel est facultatif si la phrase marque déjà le pluriel. Ex: Garçon se dit "Erkek" et garçons se dit "Erkekler". Si je dis un garçon j'écris "bir erkek". Si je dis deux garçons je dis "iki erkek". Pas besoin de mettre la terminaison -ler, parce que iki veut dire deux, donc je sais déjà qu'il y a du pluriel. En turc, les pluriels redondants n'existent donc pas, ou ne sont du moins pas obligatoires.
6) Il existe un truc très désagréable en turc qui s'appelle l'harmonie vocalique. C'est pour éviter les chocs "voyelle-consonne". L'harmonie vocalique se décide en fonction de la dernière voyelle d'un mot, et parfois de sa dernière consonne. Ex; pomme = elma. Si je veux l'accorder au pluriel, ça va faire: elmalar. Fruit = meyve. Fruits = Meyveler. Si je veux dire "d'Istanbul", je vais dire Istanbul'dan. Si je veux dire "D'Izmir", je vais dire Izmir'den. Pourquoi ? Parce que l'harmonie de la dernière voyelle d'Istanbul (u) va avec le "a" de 'dan , tandis que la dernière voyelle d'Izmir (i) s'harmonise en "e" (comme dans 'den). Vous me suivez ? Peut-être pas, mais c'est pas grave, je ne me suis pas moi-même, souvent. Compliqué ? Oui. Et on appelle ça une harmonie simple. Parce qu,il y en a des complexes, dont je vous épargnerai les détails.
Ok. Je crois que c'est assez. Inutile d'aller plus loin: vous n'utiliserez probablement jamais un traître mot de turc de votre vie, ce qui est bien normal. Je voulais simplement vous donner un avant-goût de mes prochaines complications. Parce que là, c'est bien beau de vous mettre ça dans de mignonnes petites phrases bien léchées, mais dans la vraie vie, je vais devoir utiliser tout ça au quotidien dans un peu plus de quatre semaines. Ça sent le fou-rire à plein nez ! Ouille que oui...
Revenons au voyage.
Est-ce que je vais être prudente ? Ouais. Absolument.
Est-ce que je vais en profiter pour aller là où je ne suis jamais allée ? Double Ouais, sans hésitation. Je ne sais pas encore où, mais j'ai des plans.
Safranbolu ? Amasya ? Sanliurfa ? Hasan Keyf ? Nemrut Dag ? Van ? Side et Antalya ? Izmir ?
Aucune idée.
Tout ça ? Peut-être !
Rien de tout ça ? Probable ! (hé hé).
Laissez-moi vous faire la bise pour ce soir. Öptüm ! Je retourne étudier.
De superbes harmonies vocaliques m'attendent impatiemment ! hé hé
:P
Il ne reste qu'un mois et deux jours avant ma grande envolée vers la terre de Tarkan. (Tarkan !!! Je t'aime !!!)
Je commence officiellement le véritable décompte en écrivant ce biais.
Avant, je comptais le temps qui s'égrenait en événements à venir, comme si chaque moment planifié était une bille de mon boulier que je tassais au fur et à mesure. Ça coupait la longue attente du voyage. On fait des petits cercles autour de certaines dates sur notre calendrier, et on attend... Là, je peux dire qu'il y a plus de billes derrière que devant. Enfin !
Les billes passées:
24 juin = visite chez mes parents en Gaspésie
9 juillet = spectacle d'Elton John
16 juillet = spectacle de Metallica
22 juillet = spectacle de Billy Talent
23 juillet = spectacle de Simple Plan ...
Aujourd'hui, il ne reste que quelques charmantes petites dates sur ma liste qui me semblait pourtant sans fin en février:
19 août = rendez-vous chez la coiffeuse
20 août = tournoi de golf de l'employeur
23 août = anniversaire de mon mari
Ça veut dire, en fait, que je dois sortir ma "to do list" des lymbes. Et quand je sors ma "to do list", vous le savez probablement maintenant, c'est que le temps a filé et que le moment est venu pour moi de me préparer tranquillement mais sûrement au départ.
Roulement de tambourrrrrrrrrrrrrrrrr...
Alors, cette fois, sur ma "to do list", on trouve :
- Acheter une boîte de verres de contact (fait!)
- Prendre un rendez-vous pour une coloration et une coupe avant le départ (fait!)
- Renouveller ma réserve de crème solaire FPS 60, médicaments en tout genre, et autres babioles comme des clips pour les cheveux, etc.
- Acheter un nouveau mascara à l'épreuve de l'eau...
- Acheter des piles AA pour mon appareil numérique archaïque... (Je les recycle, by the way... Alors ne venez pas me chialer sur mon empreinte écolo, svp. Je suis une voyageuse écolo, quand-même.)
- Acheter une nouvelle pochette à passeport... L'ancienne est déchirée. Je l'avais depuis 1996, alors je peine à m'en départir, mais là, je n'ai plus le choix.
- Acheter des $ américains ...
- Appeler la banque, Mastercard et les assurances pour aviser de mes dates de départ et de retour.
- Acheter une petite robe neuve pour Bayram...
- Acheter quelques cadeaux typiques d'ici pour les amis turcs qui me reçoivent si gentiment . Des idées seraient bienvenues, d'ailleurs. Merci de m'en faire part! J'ai l'impression de ne penser qu'au sirop d'érable !
- Étudier religieusement à tous les jours mon turc... Je fais présentement des exercices de "drill", pour maîtriser le plus de mots de vocabulaire, ainsi que des verbes. Je commence à peine à remarquer les effets de tout ça, surtout quand je lis en turc. Donc, à continuer. Je sais à peu près conjuger au présent de l'indicatif, imparfait, futur simple et impératif. Je comprends un peu les autres formes de passé, et je comprends le présent permanent et continu. J'ai laissé tomber le conditionnel pour me concentrer sur l'essentiel. Le subjonctif, lui ? Même pas en rêve!
- Imprimer les rares confirmations que j'ai. Billets d'avion, réservation d'hôtel à Istanboul... C'est tout. héhé.
- Faire nettoyer mon sac de couchage.
- Faire mes deux sacs ... À faire, mais la veille du départ, évidemment ! :D
Je suis complètement énervée !!!!!!!! Énarvée, en bon québécois. C'est une coche au-dessus, quand on dit "énarvée". C'est comme un "overtime" au septième match de la coupe Stanley. C'est "énarvant". ahahah.
Il me reste tant à faire, et un seul petit mois pour être prête.
Un voyage "normal", dans le Sud, ou en Europe, avec famille et amis, c'est pas aussi demandant. Quand je suis partie pour la Grèce, c'était pour déambuler dans de belles ruines, me gaver de gelatos et boire de la Mythos avec ma soeurette. La belle grosse vie sale, bref. Pas stressant, ça.
Mais là, je m'en vais chez des Turcs, dont certains ne parlent pas un traître mot d'anglais ou de français. Je suis reçue chez les parents d'une amie pour le bris du jeûne du Ramadan, ce qui n'est pas rien ! C'est une fête très appréciée chez eux, un long congé férié, comme pour Noël chez nous, et qui plus est, ils n'ont jamais reçu d'étrangers chez eux... C'est donc un véritable honneur pour moi, mais mon turc se doit d'être au moins passable, même pour une débutante. Là, j'ai l'impression d'être au stade du "baragouinage"... J'aimerais pouvoir blablater un brin, tout de même !
La belle Özlem me dit souvent que je suis une élève autonome et assidue, et elle s'amuse beaucoup de voir toutes les recherches que j'ai fait jusqu'ici pour essayer de comprendre des chansons pop, entre autre... Parce que plusieurs paroles de chanson utilisent un langage de la rue, du vrai slang turc ! :D Elle trouve ça hilarant quand je lui sors un beau p'tit mot de slang en pleine conversation. Surtout quand je ne sais pas que c'est du slang, justement ! C'est ça, la joie d'apprendre une langue que personne dans notre entourage ne parle. On ne sait jamais si ce qu'on a trouvé dans le dictionnaire ou sur internet s'applique dans la vraie vie. Je commence à avoir hâte de mettre mes minimes aquis en pratique. J'ai pas appris des miliers de mots pour rien, quand même ! Oh la la ! Je sens que je vais en dire, des conneries, par contre. Beaucoup de plaisir en perspective et quelques joues enpourprées, sans équivoque.
Ça ressemble à quoi, le turc ? À aucune langue et à toutes les langues. Ok. Je vous donne un petit cours de turc 101, pour le fun !!! Vous vous direz ensuite : " Elle aime les galères, la Marie-Eve". Je ne vous contredirai même pas.
Le turc:
On peut la classer comme une langue agglutinante, ce qui veut dire qu'en ajoutant des suffixes et préfixes aux mots, on obtient des phrases ou des conjonctions. (L'allemand est aussi une langue en partie agglutinante).
Les difficultés de base ?
1) Le verbe être et le verbe avoir n'existent pas en turc. Je dois donc apprendre à décrire les réalités du monde autrement. Pas très facile, lorsque l'on sait que ces verbes auxiliaires sont utilisés à toutes les sauces partout en français, en anglais et en espagnol, de même que dans toutes les langues indo-européennes latines et germaniques. Je dois carrément trouver d'autres routes pour décrire la possession ou l'existance.
2) Les verbes conjugés sont en dernière position dans la phrase et les connecteurs sont placés ailleurs aussi. Ce qui veut dire qu'une phrase comme : "Mon chien boit de l'eau" se dirait ainsi: " chien mon eau de boit."...
3) Comme en espagnol, la marque du pronom personnel est à même la terminaison du verbe. " J'aime" se dit "seviyorum"... Sev est le radical du verbe sevmek (aimer), iyor est la marque du présent et um est la marque de la première personne du singulier. C'est ça, une langue agglutinante !
4) Il y a deux formes de présent. La première signifie un peu le "en train de" ou "en ce moment", et l'autre est utilisée pour décrire une vérité générale. Si je veux dire " je t'aime", je dis "seni seviyorum" (en ce moment) . Par contre, si je veux dire que j'aime la crème glacée, je vais dire " Dondurma severim" (vérité générale).
5) Le turc est une langue neutre. Pas de féminin ou de masculin, un peu comme l'anglais (enfin une notion fafa)... Si je veux dire une collègue je dis "1 + fille collègue". Si je veux dire un colocataire, je dis "1 +garçon colocataire". Si je veux dire Ma soeur je dis " fille + sibling (on n'a pas d'équivalent en français) + ma".... Simple, hein ? ;) Aussi, le pluriel est facultatif si la phrase marque déjà le pluriel. Ex: Garçon se dit "Erkek" et garçons se dit "Erkekler". Si je dis un garçon j'écris "bir erkek". Si je dis deux garçons je dis "iki erkek". Pas besoin de mettre la terminaison -ler, parce que iki veut dire deux, donc je sais déjà qu'il y a du pluriel. En turc, les pluriels redondants n'existent donc pas, ou ne sont du moins pas obligatoires.
6) Il existe un truc très désagréable en turc qui s'appelle l'harmonie vocalique. C'est pour éviter les chocs "voyelle-consonne". L'harmonie vocalique se décide en fonction de la dernière voyelle d'un mot, et parfois de sa dernière consonne. Ex; pomme = elma. Si je veux l'accorder au pluriel, ça va faire: elmalar. Fruit = meyve. Fruits = Meyveler. Si je veux dire "d'Istanbul", je vais dire Istanbul'dan. Si je veux dire "D'Izmir", je vais dire Izmir'den. Pourquoi ? Parce que l'harmonie de la dernière voyelle d'Istanbul (u) va avec le "a" de 'dan , tandis que la dernière voyelle d'Izmir (i) s'harmonise en "e" (comme dans 'den). Vous me suivez ? Peut-être pas, mais c'est pas grave, je ne me suis pas moi-même, souvent. Compliqué ? Oui. Et on appelle ça une harmonie simple. Parce qu,il y en a des complexes, dont je vous épargnerai les détails.
Ok. Je crois que c'est assez. Inutile d'aller plus loin: vous n'utiliserez probablement jamais un traître mot de turc de votre vie, ce qui est bien normal. Je voulais simplement vous donner un avant-goût de mes prochaines complications. Parce que là, c'est bien beau de vous mettre ça dans de mignonnes petites phrases bien léchées, mais dans la vraie vie, je vais devoir utiliser tout ça au quotidien dans un peu plus de quatre semaines. Ça sent le fou-rire à plein nez ! Ouille que oui...
Revenons au voyage.
Est-ce que je vais être prudente ? Ouais. Absolument.
Est-ce que je vais en profiter pour aller là où je ne suis jamais allée ? Double Ouais, sans hésitation. Je ne sais pas encore où, mais j'ai des plans.
Safranbolu ? Amasya ? Sanliurfa ? Hasan Keyf ? Nemrut Dag ? Van ? Side et Antalya ? Izmir ?
Aucune idée.
Tout ça ? Peut-être !
Rien de tout ça ? Probable ! (hé hé).
Laissez-moi vous faire la bise pour ce soir. Öptüm ! Je retourne étudier.
De superbes harmonies vocaliques m'attendent impatiemment ! hé hé
:P
dimanche 3 juillet 2011
Ça va aller plus que vite !
Juste pour votre info... Il reste 54 jours avant le grand départ !
Date de départ de Rimouski: 26 août.
Date de départ de Montréal: 27 août.
Vol: Montréal-Zurich-Istanbul: arrivée prévue vers 14h à Istanbul.
Départ vers Sakarya: 28 août.
Départ vers Uşak pour Bayram avec Özlem et Alper : 29 août.
Ensuite... Qui sait ? Sky is the limit !
Retour à Istanbul: 22 septembre. Dodo à l'Hôtel Adora, dans Sultanhamet, juste à côté de Topkapı.
Vol Istanbul-Zurich-Montréal: 25 septembre.
À suivre... ;)
Date de départ de Rimouski: 26 août.
Date de départ de Montréal: 27 août.
Vol: Montréal-Zurich-Istanbul: arrivée prévue vers 14h à Istanbul.
Départ vers Sakarya: 28 août.
Départ vers Uşak pour Bayram avec Özlem et Alper : 29 août.
Ensuite... Qui sait ? Sky is the limit !
Retour à Istanbul: 22 septembre. Dodo à l'Hôtel Adora, dans Sultanhamet, juste à côté de Topkapı.
Vol Istanbul-Zurich-Montréal: 25 septembre.
À suivre... ;)
jeudi 28 avril 2011
C'est d'une tristesse...
Petite parenthèse de la mort qui tue.
J'ai une amie égyptienne qui s'appelle Hend. Elle est guide touristique au Caire, à son compte, et prend des contrats avec diverses compagnies, dont Intrepid Travel.
Je l'ai connue lorsqu'elle a été ma guide en Égypte, et depuis, nous sommes restées en contact via internet.
Comme tous les Égyptiens, elle a vécu à fond la révolution de ce printemps. Elle comme les autres, souhaitait un changement radical en Égypte, pour le bien commun.
Cette jeune femme, une vrai petit paradoxe égyptien comme on en recontre plusieurs, est une jeune femme moderne, même si elle couvre ses cheveux, et est probablement bien plus à la mode que vous et moi. Elle a étudié, elle parle un Anglais impreccable, comprend un peu de français et est une passionnée de culture.
C'est avec elle que je devais aller en voyage au Liban, mais ce projet est reporté, comme vous le savez. Ce n'est que partie remise.
Et bien aujourd'hui, la jeune femme m'écrit un courriel me racontant qu'elle était un peu déprimé, car elle tente d'obtenir un visa temporaire pour faire un voyage en Australie. Elle veut juste aller visiter, exactement comme ce que je passe mon temps à faire quand je voyage. Aujourd'hui, elle a reçu une lettre de l'Ambassade d'Australie lui expliquant qu'elle avait été refusée, compte tenu des circonstances touchant la situation politique de son pays. On lui a clairement dit dans la lettre: "Nous n'avons aucune preuve que vous allez en Australie avec l'intention d'en repartir"...
:( C'est franchement triste qu'on en soit rendu là. Je me mets à sa place: Nous, touristes occidentaux, nous passons notre vie à envahir les pays comme l'Égypte. On y règne carrément ! On pense que notre cash peut tout acheter. On trouve ça drôle de négocier une babiole à 2 $ à un marchand qui ne vendra peut-être rien d'autre de sa journée et on n'accepte pas de céder. On a toujours l'impression de se faire avoir. Lorsqu'une jeune femme instruite, avec un emploi, qui paie elle-même son voyage (et on sait que les salaires ne sont pas toujours très haut, en Égypte) veut partir à la découverte du monde, on lui ferme cependant la porte au nez.
Dans le fond, on aime contrôler. On aime être maître du rapport de force. On peut envahir les autres pays tant qu'on veut, en autant que leurs habitants ne viennent pas faire la même chose chez nous.
Je comprends qu'il faut garder un contrôle sur l'immigration illégale. C'est normal. Mais il faut aussi avoir du discernement. On dirait qu'on considère parfois les gens de certaines nationnalités comme des immigrants potentiels tout simplement, sans vie autre que la misère.
Pour votre info, Hend a une famille, des amis qu'elle adore, un emploi qui lui va à merveilles. Elle est sur facebook comme moi, elle va sur youtube pour passer le temps, elle sort, elle a étudié, elle cherche l'amour...
C'est un être humain avec d'être quoi que ce soit d'autre.
Et moi, je lui dis: "Viens au Canada", en pensant que contrairement aux méchants australiens, on allait voir en elle quelqu'un qui vient faire rouler notre économie avant de voir une immigrante potentielle (ce qui est de toute façon loin d'être la vérité). Ben non. Elle m'a répondu ceci: "Impossible. C'est aussi difficile d'avoir le visa pour le Canada. C'est même plus difficile que pour l'Australie. Ça ne vaut même pas la peine d'essayer"...
Oh la la ! La claque en plein visage. Ouch.
J'ai honte.
Non mais, imaginez ! Si une fille comme elle est refusée chez nous, je me demande bien comment ça se fait que d'autres crapets ont réussi à y entrer et à rester ???? On a le système qu'on mérite. Si on jugeais nos visiteurs sur la qualité de leur dossier en général, plutôt que de faire de la discrimination par nationnalité, on s'en sortirait pas mal mieux. On aurait moins d'intégristes, moins de gens qui ne veulent pas apprendre la langue, moins de criminels en fuite, moins de gens avec des difficultés majeures d'adaptation. Et on aurait surtout plus de touristes, ce qui est évidemment excellent pour l'économie et l'emploi, en général.
Des touristes comme Hend, j'en voudrais à la tonne.
D'ailleurs, si vous allez en Égypte un jour, écrivez-moi avant de partir et je vous refilerai ses coordonnées. C'est la meilleure guide que j'ai eu, elle a des tarifs raisonnables, et vous en ferez votre amie rapidement. Elle a une manière de parler de l'Islam qui vient nous chercher. Elle a un don pour démystifier sa religion.
Ma belle Hend, c'est d'une tristesse sans fin que tu ne puisses pas venir me voir, du moins pas maintenant. Mais ce n'est que partie remise. Et saches, ma belle, qu'un jour, ce sera le retour du balancier. On mérite souvent les conséquences de nos choix . Peut-être qu'un jour, ce sera l'Égypte qui refusera ses merveilles aux Occidentaux aussi facilement... Ou qui choisiera qui les mérite vraiment.
J'ai une amie égyptienne qui s'appelle Hend. Elle est guide touristique au Caire, à son compte, et prend des contrats avec diverses compagnies, dont Intrepid Travel.
Je l'ai connue lorsqu'elle a été ma guide en Égypte, et depuis, nous sommes restées en contact via internet.
Comme tous les Égyptiens, elle a vécu à fond la révolution de ce printemps. Elle comme les autres, souhaitait un changement radical en Égypte, pour le bien commun.
Cette jeune femme, une vrai petit paradoxe égyptien comme on en recontre plusieurs, est une jeune femme moderne, même si elle couvre ses cheveux, et est probablement bien plus à la mode que vous et moi. Elle a étudié, elle parle un Anglais impreccable, comprend un peu de français et est une passionnée de culture.
C'est avec elle que je devais aller en voyage au Liban, mais ce projet est reporté, comme vous le savez. Ce n'est que partie remise.
Et bien aujourd'hui, la jeune femme m'écrit un courriel me racontant qu'elle était un peu déprimé, car elle tente d'obtenir un visa temporaire pour faire un voyage en Australie. Elle veut juste aller visiter, exactement comme ce que je passe mon temps à faire quand je voyage. Aujourd'hui, elle a reçu une lettre de l'Ambassade d'Australie lui expliquant qu'elle avait été refusée, compte tenu des circonstances touchant la situation politique de son pays. On lui a clairement dit dans la lettre: "Nous n'avons aucune preuve que vous allez en Australie avec l'intention d'en repartir"...
:( C'est franchement triste qu'on en soit rendu là. Je me mets à sa place: Nous, touristes occidentaux, nous passons notre vie à envahir les pays comme l'Égypte. On y règne carrément ! On pense que notre cash peut tout acheter. On trouve ça drôle de négocier une babiole à 2 $ à un marchand qui ne vendra peut-être rien d'autre de sa journée et on n'accepte pas de céder. On a toujours l'impression de se faire avoir. Lorsqu'une jeune femme instruite, avec un emploi, qui paie elle-même son voyage (et on sait que les salaires ne sont pas toujours très haut, en Égypte) veut partir à la découverte du monde, on lui ferme cependant la porte au nez.
Dans le fond, on aime contrôler. On aime être maître du rapport de force. On peut envahir les autres pays tant qu'on veut, en autant que leurs habitants ne viennent pas faire la même chose chez nous.
Je comprends qu'il faut garder un contrôle sur l'immigration illégale. C'est normal. Mais il faut aussi avoir du discernement. On dirait qu'on considère parfois les gens de certaines nationnalités comme des immigrants potentiels tout simplement, sans vie autre que la misère.
Pour votre info, Hend a une famille, des amis qu'elle adore, un emploi qui lui va à merveilles. Elle est sur facebook comme moi, elle va sur youtube pour passer le temps, elle sort, elle a étudié, elle cherche l'amour...
C'est un être humain avec d'être quoi que ce soit d'autre.
Et moi, je lui dis: "Viens au Canada", en pensant que contrairement aux méchants australiens, on allait voir en elle quelqu'un qui vient faire rouler notre économie avant de voir une immigrante potentielle (ce qui est de toute façon loin d'être la vérité). Ben non. Elle m'a répondu ceci: "Impossible. C'est aussi difficile d'avoir le visa pour le Canada. C'est même plus difficile que pour l'Australie. Ça ne vaut même pas la peine d'essayer"...
Oh la la ! La claque en plein visage. Ouch.
J'ai honte.
Non mais, imaginez ! Si une fille comme elle est refusée chez nous, je me demande bien comment ça se fait que d'autres crapets ont réussi à y entrer et à rester ???? On a le système qu'on mérite. Si on jugeais nos visiteurs sur la qualité de leur dossier en général, plutôt que de faire de la discrimination par nationnalité, on s'en sortirait pas mal mieux. On aurait moins d'intégristes, moins de gens qui ne veulent pas apprendre la langue, moins de criminels en fuite, moins de gens avec des difficultés majeures d'adaptation. Et on aurait surtout plus de touristes, ce qui est évidemment excellent pour l'économie et l'emploi, en général.
Des touristes comme Hend, j'en voudrais à la tonne.
D'ailleurs, si vous allez en Égypte un jour, écrivez-moi avant de partir et je vous refilerai ses coordonnées. C'est la meilleure guide que j'ai eu, elle a des tarifs raisonnables, et vous en ferez votre amie rapidement. Elle a une manière de parler de l'Islam qui vient nous chercher. Elle a un don pour démystifier sa religion.
Ma belle Hend, c'est d'une tristesse sans fin que tu ne puisses pas venir me voir, du moins pas maintenant. Mais ce n'est que partie remise. Et saches, ma belle, qu'un jour, ce sera le retour du balancier. On mérite souvent les conséquences de nos choix . Peut-être qu'un jour, ce sera l'Égypte qui refusera ses merveilles aux Occidentaux aussi facilement... Ou qui choisiera qui les mérite vraiment.
samedi 23 avril 2011
Ma belle Turquie d'amour...
Qui l'aurait cru !
Je suis devenue follement amoureuse d'un pays. Comme ça. Bang !
Ça ne m'a pas fait mal, du moins pas trop.
Mais là, j'suis prise avec ça. Ça coule dans mes veines et je commence à comprendre certains poètes qui déversent dans leurs vers des messages teintés de phéromones pour une ville X, un lieu Y.
Boum boum.
J'ai la patate qui bat à 100 à l'heure, juste à l'idée de penser que je reverrai bientôt le Bosphore.
Je me suis mise assidument à apprendre la langue d'Ohran Pamuk.
J'ai trouvé ce site web français, appelé le Polyglot Club, une pure merveille si on a la patiente de rechercher le bon prof des heures et des heures ... Il s'agit d'un club de langues pour lequel l'inscription est gratuite et les services aussi. J'offre et je demande. Dans mon cas, j'offre d'aider dans la langue de Molière, de Shakespeare et de Cervantes... en échange d'aide reçue dans celle de Pamuk.
J'ai reçu des tas de courriels... Des mecs, des mecs, des mecs... Ils voulaient tous m'épouser et + + +... J'ai eu des déclarations d'amour sans fin... Ahahah ! La galère !
Je me suis donc rapidement fait à l'idée qu'il me fallait une fille. Une fille de mon âge, à moins qu'elle ne joue dans l'équipe adverse, ne me ferait pas de demande en mariage.
Sur le site, il n'y en avait qu'une seule qui correspondait à ma petite liste de critères (je voulais quelqu'un de ma génération, au moins, et avec un base en anglais). La personne qui me semblait adéquate avait 28 ans, mais aucune info de plus n'était dispo. J'ai donc pris un beau p'tit "guess". J'ai tenté ma chance et lui ai écris en lui disant: "J'suis sur Skype, MSN et facebook, si tu veux m'aider en turc, ce serait très apprécié".
La semaine suivante, j'avais une demande d'amitié sur facebook. La jeune femme, Özlem, me ressemblait beaucoup sur plusieurs aspects. Jeune mariée, même tranche d'âge, professeure d'anglais, qui avait étudié l'allemand au collège, toujours sans enfant... Une coincidence plus que parfaite.
On a eu le coup de foudre l'une pour l'autre ! Littéralement ! Depuis ce jour, on se parle deux fois par semaine sur skype. On s'écrit des courriels. Nous sommes devenu des amies. Un peu comme ces correspondants que j'avais, à mon adolescence, à qui j'écrivais des lettres sur tout et rien, on a réussi elle et moi à se bâtir une amitié malgré la distance. Les septiques de mon entourage ont tous été confondus, un à un. Ô merveilles !
Et là, c'est chez elle que je pars pour quelque temps. Elle est aussi contente que moi. ;)
Oui, parce que je vous annonce en primeur que je pars presque un mois complet en Turquie. Juste en Turquie. J'avais de beaux projets moyen-orientaux, mais compte tenu de la situation politique assez corsée en Syrie actuellement, j'ai décidé d'être sage. Oui oui, ça m'arrive parfois. Je suis une émotive analytique rationnelle... Ça fait bizarre comme mélange, mais c'est bel et bien tout moi ! Le Liban était la première étape d'un long "overland" Beyrouth à Istanbul... Je le ferai un jour, bien évidemment. Mais pas maintenant. Pas dans les manifs contre Baschar Al-Asad. Il faut que je sois raisonnable.
Alors, oui pour la Turquie, non pour le reste.
Ils (Özlem et Alper, le petit couple) ont déjà des projets pour moi. Au début, je voulais tout faire en un mois, me promener partout, d'Ouest en Est, me rendre jusqu'au lac de Van... Je ne dis pas que je ne le ferai pas...
Maintenant, je ne sais plus. Je crois que je vais bâtir le tout sur place, comme j'aime bien le faire parfois.
Mon billet d'avion est acheté. Un beau Montréal-Istanbul via Zurich. J'arrive à Istanbul le 28 août en après-midi. Je reste en Turquie jusqu'au 25 septembre inclusivement. Je sais que Alper s'est déjà organisé avec sa soeur pour m'amener à Karasu, un petit balnéaire turc (peu d'étrangers) sur la Mer Noire, que je ne connais pas du tout, by the way. La soeur d'Alper a une maison d'été dans cette petite bourgade hyper bondée en été. Je vais donc faire au moins de la plage pour deux jours. héhé. Je vais aussi probablement aller à Safranbolu, tant qu'à être dans le secteur. C'est une ville remplie de belles maisons ottomanes traditionnelles (konaks) et même si c'est touristique, j'ai compris que c'est un must du nord turc, et comme je ne l'ai pas encore vu... Je vais faire ma touriste de luxe et y aller. Après tout, je ne voyage pas pour flasher; c'est bien ridicule d'entendre du monde se vanter: "Oh je vais juste dans les places underground, MOUUUUA je fuis les attrape-touristes et les lieux bondés.... blablabla"....
"Heille. Ben oui chose. Vas-y pas au Taj Mahal, au Machu Pichu ou à St-Clinclin-du-Clinclin. . Moi, je ne me priverai pas parce que c'est touristique. Dans la vie, y'a pas juste les expériences, y'a aussi le plaisir des yeux et même si le tourisme de masse peut être barbant, on ne doit pas éviter le beau juste pour éviter les foules et les mafias de la vente du souvenir de rue Made-in-China".
D'ailleurs, en passant, pour tous ceux et celles qui pensent que j'apprends le turc pour flasher, sachez que c'est aucunement le cas. Je suis ce qu'on appelle une "turcophile". J'aime ce pays et je ne peux m'empêcher de vouloir connaître sa langue. Ça en dit tellement sur les gens, la langue ! Et vous (je parle ici de ceux qui vont dénigrer tout ça) qui vous marrez à mon propos en pensant que je veux juste qu'on dise "wow, est hot la fille"... Ben je m'en fous comme de l'an quarante. (Mausus que j'suis polie! ahahah!) J'ai pas besoin de l'approbation de quiconque. J'ai déjà du vécu et ça fait longtemps que je ne cherche plus l'unanimité. Vous pouvez quitter ce blog sur le champs, si vous le lisez pour mieux vomir après. Personne ne vous oblige à le lire.
Ouf. La pseudo montée de lait est "faitte". Je peux revenir à mes moutons.
Ce que je sais, c'est que j'avais prévu passer quelques jours seule à Istanbul... mais là, aujourd'hui, j'ai changé mes plans. Pour une raison que je n'avais pas envisagé, et qui me comble de joie. J'avais pas pensé que j'arrivais à la toute fin du Ramadan. Cette année, le Ramadan est du 1er au 30 août inclusivement. Le 30 août, c'est le fameux bris du jeûne, appelé Bayram. C'est le gros gros party dans les pays musulmans. C'est la fête la plus importante de l'année, un peu comme notre Noël ! Özlem, en se rendant compte que j'allais être en Turquie, m'a proposé de la suivre jusqu'à sa ville natale, Uşak, dans la province d'Izmir, pour passer ces jours avec sa famille et celle d'Alper, son mari. Elle a déjà demandé à son papa et il est très content d'accueillir "l'amie canadienne".
Ça va donc se passer comme ça: Le 28 août, en arrivant à l'aéroport Ataturk, vers 14h30, je vais directement aller à la centrale de bus pour prendre un bus vers Adapazarı, la ville d'Özlem, située à environ 1h30 d'Istanbul. Je devrais être en mesure de m'y rendre facilement. Il y a beaucoup de bus vers l'Anatolie et c'est une ville importante. Le lendemain, Özlem, Alper et moi, on va prendre un autre bus vers Uşak, une petite promenade d'environ 5h30, pour aller retrouver leurs familles. Le bris du jeûne est le 30 août. Je vais aussi fêter mon anniversaire là-bas, le 31 août.
Je ne sais pas combien de temps on va rester là-bas. Quelques jours au moins. On n'en sait rien !
Mais une chose est certaine, je me sens vraiment la bienvenue. Lorsque j'ai mentionné à Özlem que je ne voulais pas déranger, elle s'est contenté de rire en me disant: "Nous les Turcs, on aime recevoir"...
Alors c'est une histoire à suivre, mais je suis folle de joie à l'idée de passer Bayram avec une vraie famille turque. J'ai déjà l'impression d'avoir un privillège, ici. Il va falloir que je redouble d'efforts pour avoir un turc assez correct d'ici la fin août, parce que la jasette va être difficile, sinon ! Mais j'y arriverai. Je le sais. Mon voyage d'un mois en Turquie s'enligne pour devenir une vraie immersion. Je raffole de l'idée, encore plus que je me promener à droite et à gauche toute seule.
Comme on dis en turc:
öptüm. (bises xxx)
Je suis devenue follement amoureuse d'un pays. Comme ça. Bang !
Ça ne m'a pas fait mal, du moins pas trop.
Mais là, j'suis prise avec ça. Ça coule dans mes veines et je commence à comprendre certains poètes qui déversent dans leurs vers des messages teintés de phéromones pour une ville X, un lieu Y.
Boum boum.
J'ai la patate qui bat à 100 à l'heure, juste à l'idée de penser que je reverrai bientôt le Bosphore.
Je me suis mise assidument à apprendre la langue d'Ohran Pamuk.
J'ai trouvé ce site web français, appelé le Polyglot Club, une pure merveille si on a la patiente de rechercher le bon prof des heures et des heures ... Il s'agit d'un club de langues pour lequel l'inscription est gratuite et les services aussi. J'offre et je demande. Dans mon cas, j'offre d'aider dans la langue de Molière, de Shakespeare et de Cervantes... en échange d'aide reçue dans celle de Pamuk.
J'ai reçu des tas de courriels... Des mecs, des mecs, des mecs... Ils voulaient tous m'épouser et + + +... J'ai eu des déclarations d'amour sans fin... Ahahah ! La galère !
Je me suis donc rapidement fait à l'idée qu'il me fallait une fille. Une fille de mon âge, à moins qu'elle ne joue dans l'équipe adverse, ne me ferait pas de demande en mariage.
Sur le site, il n'y en avait qu'une seule qui correspondait à ma petite liste de critères (je voulais quelqu'un de ma génération, au moins, et avec un base en anglais). La personne qui me semblait adéquate avait 28 ans, mais aucune info de plus n'était dispo. J'ai donc pris un beau p'tit "guess". J'ai tenté ma chance et lui ai écris en lui disant: "J'suis sur Skype, MSN et facebook, si tu veux m'aider en turc, ce serait très apprécié".
La semaine suivante, j'avais une demande d'amitié sur facebook. La jeune femme, Özlem, me ressemblait beaucoup sur plusieurs aspects. Jeune mariée, même tranche d'âge, professeure d'anglais, qui avait étudié l'allemand au collège, toujours sans enfant... Une coincidence plus que parfaite.
On a eu le coup de foudre l'une pour l'autre ! Littéralement ! Depuis ce jour, on se parle deux fois par semaine sur skype. On s'écrit des courriels. Nous sommes devenu des amies. Un peu comme ces correspondants que j'avais, à mon adolescence, à qui j'écrivais des lettres sur tout et rien, on a réussi elle et moi à se bâtir une amitié malgré la distance. Les septiques de mon entourage ont tous été confondus, un à un. Ô merveilles !
Et là, c'est chez elle que je pars pour quelque temps. Elle est aussi contente que moi. ;)
Oui, parce que je vous annonce en primeur que je pars presque un mois complet en Turquie. Juste en Turquie. J'avais de beaux projets moyen-orientaux, mais compte tenu de la situation politique assez corsée en Syrie actuellement, j'ai décidé d'être sage. Oui oui, ça m'arrive parfois. Je suis une émotive analytique rationnelle... Ça fait bizarre comme mélange, mais c'est bel et bien tout moi ! Le Liban était la première étape d'un long "overland" Beyrouth à Istanbul... Je le ferai un jour, bien évidemment. Mais pas maintenant. Pas dans les manifs contre Baschar Al-Asad. Il faut que je sois raisonnable.
Alors, oui pour la Turquie, non pour le reste.
Ils (Özlem et Alper, le petit couple) ont déjà des projets pour moi. Au début, je voulais tout faire en un mois, me promener partout, d'Ouest en Est, me rendre jusqu'au lac de Van... Je ne dis pas que je ne le ferai pas...
Maintenant, je ne sais plus. Je crois que je vais bâtir le tout sur place, comme j'aime bien le faire parfois.
Mon billet d'avion est acheté. Un beau Montréal-Istanbul via Zurich. J'arrive à Istanbul le 28 août en après-midi. Je reste en Turquie jusqu'au 25 septembre inclusivement. Je sais que Alper s'est déjà organisé avec sa soeur pour m'amener à Karasu, un petit balnéaire turc (peu d'étrangers) sur la Mer Noire, que je ne connais pas du tout, by the way. La soeur d'Alper a une maison d'été dans cette petite bourgade hyper bondée en été. Je vais donc faire au moins de la plage pour deux jours. héhé. Je vais aussi probablement aller à Safranbolu, tant qu'à être dans le secteur. C'est une ville remplie de belles maisons ottomanes traditionnelles (konaks) et même si c'est touristique, j'ai compris que c'est un must du nord turc, et comme je ne l'ai pas encore vu... Je vais faire ma touriste de luxe et y aller. Après tout, je ne voyage pas pour flasher; c'est bien ridicule d'entendre du monde se vanter: "Oh je vais juste dans les places underground, MOUUUUA je fuis les attrape-touristes et les lieux bondés.... blablabla"....
"Heille. Ben oui chose. Vas-y pas au Taj Mahal, au Machu Pichu ou à St-Clinclin-du-Clinclin. . Moi, je ne me priverai pas parce que c'est touristique. Dans la vie, y'a pas juste les expériences, y'a aussi le plaisir des yeux et même si le tourisme de masse peut être barbant, on ne doit pas éviter le beau juste pour éviter les foules et les mafias de la vente du souvenir de rue Made-in-China".
D'ailleurs, en passant, pour tous ceux et celles qui pensent que j'apprends le turc pour flasher, sachez que c'est aucunement le cas. Je suis ce qu'on appelle une "turcophile". J'aime ce pays et je ne peux m'empêcher de vouloir connaître sa langue. Ça en dit tellement sur les gens, la langue ! Et vous (je parle ici de ceux qui vont dénigrer tout ça) qui vous marrez à mon propos en pensant que je veux juste qu'on dise "wow, est hot la fille"... Ben je m'en fous comme de l'an quarante. (Mausus que j'suis polie! ahahah!) J'ai pas besoin de l'approbation de quiconque. J'ai déjà du vécu et ça fait longtemps que je ne cherche plus l'unanimité. Vous pouvez quitter ce blog sur le champs, si vous le lisez pour mieux vomir après. Personne ne vous oblige à le lire.
Ouf. La pseudo montée de lait est "faitte". Je peux revenir à mes moutons.
Ce que je sais, c'est que j'avais prévu passer quelques jours seule à Istanbul... mais là, aujourd'hui, j'ai changé mes plans. Pour une raison que je n'avais pas envisagé, et qui me comble de joie. J'avais pas pensé que j'arrivais à la toute fin du Ramadan. Cette année, le Ramadan est du 1er au 30 août inclusivement. Le 30 août, c'est le fameux bris du jeûne, appelé Bayram. C'est le gros gros party dans les pays musulmans. C'est la fête la plus importante de l'année, un peu comme notre Noël ! Özlem, en se rendant compte que j'allais être en Turquie, m'a proposé de la suivre jusqu'à sa ville natale, Uşak, dans la province d'Izmir, pour passer ces jours avec sa famille et celle d'Alper, son mari. Elle a déjà demandé à son papa et il est très content d'accueillir "l'amie canadienne".
Ça va donc se passer comme ça: Le 28 août, en arrivant à l'aéroport Ataturk, vers 14h30, je vais directement aller à la centrale de bus pour prendre un bus vers Adapazarı, la ville d'Özlem, située à environ 1h30 d'Istanbul. Je devrais être en mesure de m'y rendre facilement. Il y a beaucoup de bus vers l'Anatolie et c'est une ville importante. Le lendemain, Özlem, Alper et moi, on va prendre un autre bus vers Uşak, une petite promenade d'environ 5h30, pour aller retrouver leurs familles. Le bris du jeûne est le 30 août. Je vais aussi fêter mon anniversaire là-bas, le 31 août.
Je ne sais pas combien de temps on va rester là-bas. Quelques jours au moins. On n'en sait rien !
Mais une chose est certaine, je me sens vraiment la bienvenue. Lorsque j'ai mentionné à Özlem que je ne voulais pas déranger, elle s'est contenté de rire en me disant: "Nous les Turcs, on aime recevoir"...
Alors c'est une histoire à suivre, mais je suis folle de joie à l'idée de passer Bayram avec une vraie famille turque. J'ai déjà l'impression d'avoir un privillège, ici. Il va falloir que je redouble d'efforts pour avoir un turc assez correct d'ici la fin août, parce que la jasette va être difficile, sinon ! Mais j'y arriverai. Je le sais. Mon voyage d'un mois en Turquie s'enligne pour devenir une vraie immersion. Je raffole de l'idée, encore plus que je me promener à droite et à gauche toute seule.
Comme on dis en turc:
öptüm. (bises xxx)
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